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Découverte de Phantasy Star Online : nous pouvons toujours voir la lumière / Suivi de : Comment jouer à PSO aujourd’hui ?

Nous pouvons toujours voir la lumière

Sorti sur Dreamcast à la fin de l’an 2000, Phantasy Star Online de la Sonic Team est l’exemple-même du jeu « trop en avance sur son temps », sur une console que l’on décrit souvent comme telle. Jouer en ligne avec trois chasseurs de Pioneer 2 est un rêve que trop peu de joueurs ont accompli, la faute à des connexions de mauvaise qualité, à des serveurs éteints depuis 2008… Ou à un concept qui ne correspondait pas aux réalités du marché.

Presque 20 ans plus tard et grâce au travail acharné de fans bénévoles, PSO est toujours jouable en ligne sur des serveurs privés, simplement et (enfin) dans d’excellentes conditions (voir la partie « Comment jouer à PSO aujourd’hui ? »), comme si le temps rendait finalement justice à ce hack and slash venu du futur.

Dans PSO, les joueurs doivent lever le voile sur la disparition de Pioneer 1 et tout son équipage, une sonde spatiale étudiant la planète Ragol, à la recherche d’une nouvelle terre où héberger l’humanité. Pour ce faire, il convient de parcourir Ragol, seul ou en équipe, au travers de quatre grands niveaux chacun ponctué d’un énorme boss, pour le « premier » Phantasy Star Online.

Le jeu est divisé en différentes quêtes dites du Gouvernement (quinze au total) qui font avancer la trame principale, avec une flopée de quêtes secondaires, dont certaines ne se jouent qu’en solo. Dans l’ensemble, il faut souvent traverser des salles et vaincre les ennemis qui y apparaissent, mais les quêtes permettent de légèrement varier les objectifs avec, par exemple, une limite de temps ou un objet à récupérer.

Deux épisodes supplémentaires (Episode II et Blue Burst) ajoutent de nouveaux niveaux (voir la partie « Les différentes versions de PSO » pour plus d’information) pour respectivement 18 et 8 quêtes du Gouvernement en plus.

L’une des grandes réussites de PSO et de proposer différentes classes et races avec un modeste éditeur de personnages pour créer des profils très variés. À plusieurs, il est très intéressant de posséder au sein de l’équipe plusieurs rôles. Par exemple, les Hunters sont des experts du corps-à-corps et les Rangers attaquent à distance et peuvent aisément désamorcer des pièges. Quant aux Forces, ils sont d’excellents mages. De la même manière, un humain peut par exemple utiliser des sorts tandis qu’un CAST en est incapable. Il peut en revanche discerner les pièges l’œil nu.

Le bestiaire requiert aussi de jongler entre les différents rôles, voilà pourquoi il est largement plus difficile de jouer en solo, sans compter que l’expérience glanée au combat est plus abondante en multi. Pour combattre, les joueurs peuvent attaquer avec des coups faibles (directs) et puissants (à latence) qu’ils peuvent enchaîner. En effet, en appuyant dans le bon rythme, il est possible d’attaquer avec des combos de 3 coups. Ça n’a l’air de rien mais lier ses 3 attaques devient hypnotique et maintient le joueur éveillé, malgré les salles et les salles qu’il traverse.

L’autre force de PSO est de proposer une très grande variété d’armes. Les Hunters peuvent opter pour une grosse épée qui touche plusieurs ennemis ou de petites dagues capables d’enchaîner 6 coups, pour ne donner que quelques exemples. Les Rangers et Forces peuvent s’équiper de différentes armes à feu et bâtons aux effets variés, que l’on peut d’ailleurs changer à la volée in game.

Pour faire honneur au VMU, la fameuse carte mémoire avec un petit écran, la Sonic Team a également prévu l’élevage d’une petite créature : le MAG. Celui-ci évolue en échange d’objets qu’on lui propose et son influence statistique est de plus en plus indispensable à mesure qu’il grandit. Il peut même soigner le joueur ou lui octroyer un buff, tandis qu’une jauge se remplit lorsque le joueur se fait attaquer. Une fois pleine, il est possible de lancer une très puissante attaque.

La meilleure façon de découvrir PSO est incontestablement d’y jouer à plusieurs. Déjà en 2000, l’expérience était inoubliable bien que chère, grâce aux phrases préconçues et aux ancêtres des emoji qui permettaient de communiquer facilement de Châteaurenard à Tokyo. Aujourd’hui, c’est devenu encore plus simple grâce à des logiciels comme Discord qui fluidifient les échanges. 20 ans après, PSO n’a jamais semblé aussi bien dans son époque ! Quant à ceux qui décriaient le jeu en ligne, prétextant que sa longévité ne dépasserait pas la durée d’exploitation du titre : ils ont désormais une réponse. Même après la « fin » de PSO, nous pouvons toujours voir la lumière avec des serveurs bien remplis et même de nouveaux contenus, une manière bien plus vivante de conserver le patrimoine qu’une cartouche exposée sur une étagère.

Les différentes versions de PSO

Pour un nouveau-venu, il est difficile de s’y retrouver parmi les différentes versions de PSO. Pour faire simple, l’édition ultime de Phantasy Star Online est la Blue Burst, sortie sur PC en 2004. C’est également celle que l’on utilise majoritairement pour se connecter aux serveurs privés. Que contiennent chacune des éditions ?

  • Phantasy Star Online, disponible sur Dreamcast. Contient uniquement l’épisode I de PSO.
  • Phantasy Star Oline Ver. 2, disponible sur Dreamcast. Contient uniquement l’épisode I de PSO et corrige quelques défauts de la première version.
  • Phantasy Star Online Episode I & II, disponible sur GameCube et Xbox. Contient les épisodes I et II. Ces versions permettent de jouer en écran partagé jusqu’à quatre joueurs. Attention, la version Xbox ne permet pas de jouer au jeu, même hors-ligne, en n’étant pas connecté au Xbox Live. Le problème peut se régler à l’aide d’un patch.
  • Phantasy Star Online: Blue Burst, disponible sur PC. Contient les épisodes I, II et IV. Attention, le jeu officiel, y compris hors-ligne, ne peut plus être lancé car les serveurs sont désormais fermés. Néanmoins, des clients permettent désormais d’accéder très simplement à des serveurs privés.

Et l’épisode III ? Les plus observateurs auront remarqué l’absence d’un troisième épisode. Cela s’explique simplement par le fait que Phantasy Star Online Episode III: C.A.R.D. Revolution est un jeu de cartes complètement différent qui n’est sorti que sur GameCube.

Quant à Phantasy Star Online 2, il s’agit d’un nouvel épisode disponible sur PlayStation 4, PS Vita, PC, Switch et bientôt Xbox One, initialement sorti en 2012 au Japon et disponible dès 2020 en Europe.

Comment jouer à PSO aujourd’hui ?

Malgré les fermetures des différents serveurs de PSO (2004 pour la première version Dreamcast, 2008 pour les versions suivantes), le jeu n’a jamais été aussi vivant ; il est même désormais promis à l’éternité. Grâce au logiciel Tethealla développé par Sodaboy, n’importe qui peut ouvrir son propre serveur privé.

Les plus célèbres sont Ephinea (justement géré par Sodaboy) et Schthack PSO Server (qui n’utilise pas Tethealla mais qui est le plus vieux serveur privé de PSO). Ephinea est sans doute le plus peuplé et il propose de nouveaux contenus et événements, la possibilité de jouer en 4K ou des CD de musique à collectionner pour écouter les classiques de Sega in game ! Schthack permet, quant à lui, de se connecter même sur Dreamcast et GameCube pour des expériences encore plus authentiques.

Pour se connecter, rien de plus simple : il suffit de télécharger le jeu librement accessible sur les sites sus-cités, de s’inscrire et de créer une Hunter Licence. Dès lors, il n’y a plus qu’à se connecter une fois le jeu installé et à se retrouver sur le serveur.

Une fois en ligne, les joueurs se retrouvent dans un hub de connexion à partir duquel il est possible de rejoindre une partie ou d’en créer une. C’est ici que l’on choisit l’épisode que l’on souhaite lancer. Une fois sur Pioneer 2, le joueur se retrouve dans la Guilde des chasseurs. Pour accepter une quête du Gouvernement, il suffit de se rendre dans le bureau du Principal Tyrell et de parler à sa secrétaire située à gauche.

Il est également possible de jouer en solo puisque certaines quêtes ne sont accessibles que par ce biais. Pour cela, il suffit de créer une équipe et de choisir l’option « One Person » dans la rubrique « Play Mode ».

Si vous avez des questions pour bien débuter en ligne, n’hésitez pas à les poser en commentaire de cet article, on se fera un plaisir d’y répondre et, pourquoi pas, de vous rejoindre en ligne pour découvrir les mystères de Ragol.

Joueur Citoyenhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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