Test réalisé à partir d’une version fournie par Mercure Digital sur PlayStation 4
Développé par Zordix et édité par NACON
Sorti le 27 février 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC (version Switch à venir)
Longtemps cantonnés à l’asphalte, les jeux de course sortent de plus en plus des sentiers battus. Beaucoup de ces expériences tout-terrain se veulent accessibles et sont orientées vers l’arcade et l’amusement immédiat. Quant à Overpass, il propose une expérience plus réaliste mais plus pointue aussi, qui demande de surmonter des pics de difficulté.

Overpass propose de manier deux types de véhicules aux jouabilités diamétralement opposées. Le buggy est puissant mais subit beaucoup l’inertie, tandis que le quad est plus maniable mais vulnérable aux chutes. Dans les deux cas, la gestion localisée des dégâts sanctionne les approches trop brutales. Leur prise en main s’apprend au sein de mode carrière qui comprend un tutoriel, où une voix à l’accent texan prononcé nous enseigne les rudiments du pilotage.
Il s’agit du meilleur moyen d’appréhender les différentes formes d’adhérence au terrain et la physique des véhicules. Le jeu étant porté sur le dénivelé et les obstacles, la moindre erreur est punie par un retournement ou des pénalités. Malgré ce, le jeu ne nous permet pas toujours de comprendre pourquoi le véhicule n’arrive pas à monter une pente en particulier ou pourquoi il se coince dans le décor. La frustration est d’autant plus grande que les replacements nécessitent bien souvent de reculer pour avoir l’élan nécessaire.
Le mode carrière est constitué d’une arborescence sur laquelle on choisit sa progression. La sélection d’un défi lance une mini-compétition comprenant une à trois courses avec classement. Une carrière nécessite de compléter 12 manches avant d’espérer accéder aux World Series, à condition de s’être maintenu dans le top 8.

Outre la gestion des réparations entre chaque course, ce mode permet d’acheter de nouveaux véhicules, ainsi que des pièces améliorant les performances ou modifiant l’apparence. Quelques événements (soldes d’équipements, défis de concurrents, contrats de sponsoring) pimentent le parcours du joueur et améliorent ses finances.
Le mode course libre donne accès aux 43 circuits du jeu répartis en 5 environnements, offrant une diversité bienvenue. Les courses d’obstacles sont des circuits où des troncs d’arbres, balanciers et autres zones boueuses mettent à rude épreuve la durabilité de vos véhicules. Souvent bien plus difficiles, les courses de côte misent sur la verticalité, nécessitant de maîtriser l’amorce des pentes et l’utilisation du blocage de différentiel.
Overpass présente une réalisation correcte, même si toutes les textures et modèles de végétation ne sont pas parfaits. Les effets de lumière et de projection fonctionnent bien, et le frame rate est stable. La durée des temps de chargement est un peu longue pour les amateurs de courses contre la montre, avec 13 s d’attente à chaque relance du circuit.

Prendre le contrôle de buggies et de quads a de quoi attiser la curiosité, mais les curieux devront aussi se résoudre a une simulation épurée de tout artifice. Overpass est clairement tourné vers la réalisme et la côte s’avère particulièrement difficile à monter. Sa diversité de circuits et les sensations de conduite en font cependant un expérience grisante, pour qui saura persévérer.




