Test de Nine Witches: Family Disruption : le point and click pipi-caca

Test réalisé à partir d’une version fournie par Blowfish Studios sur Switch

Développé par Indiesruption et édité par Blowfish Studios
Sorti le 4 décembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Portugais / Russe / Chinois
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Portugais / Russe / Chinois

Le studio argentin d’Indiesruption propose sa vision du point and click humoristique avec Nine Witches: Family Disruption où zombies, fluides corporels et nazis prennent part à l’aventure. Le genre compte parmi ses mètres-étalons des mythes tels que Monkey Island, Day of the Tentacle ou Discworld. Comment moderniser une formule dont l’âge d’or a plus d’un quart de siècle ?

Au cœur de la Seconde guerre mondiale, le professeur Alexei Krakovitz, expert en paranormal, et son assistant Akiro Kagasawa sont chargés par les Alliés d’élucider l’apparition de phénomènes étranges dans un village reculé de Norvège : Sundäe. La bourgade est prise d’assaut par la division Okkulte-55 de l’armée allemande, bien décidée à exploiter l’énergie paranormale pour remporter rapidement la guerre.

L’infiltration de Sundaë nous permet de rencontrer des personnages hauts en couleur, ayant tous un trait de caractère identifiable dès la première conversation (la traduction française est d’ailleurs de très bonne facture), voire même une personnalité atypique. Les développeurs n’ont pas hésité à truffer Nine Witches: Family Disruption de clichés pour mieux illustrer le loufoque de nombreuses situations. Ils ont toutefois soigneusement évité l’écueil d’inclure une galerie trop grande de PNJ qui ne serviraient pas le propos du jeu.

Avec un tel synopsis, Nine Witches: Family Disruption fait la promesse de nombreuses plaisanteries appuyées, et même un peu lourdes parfois. Le studio jongle entre comique de situation, bris du quatrième mur et blagues potaches, tournant autour des pets, de l’urine, du vomi, des rots et tout ce qui s’y rapporte. Indiesruption, bien que distillant çà et là des calembours sur les nazis et leur représentation dans la culture populaire, n’a pas décidé de prendre cet élément sensible comme ressort humoristique principal.

Le jeu se divise en deux phases de gameplay qui s’entremêlent pour servir une narration bien construite. Les phases de point and click pures, inspirées des jeux précédemment cités, ont été modernisées. Elles sont plus logiques sans être trop faciles, évitant de se retrouver pendant des heures à chercher une solution loufoque. Des poules se sont échappées ? Il faut les attirer avec des grains de maïs : simple, efficace et agréable.

Alexei, paraplégique, a la faculté de s’extraire de son enveloppe charnelle pour parler avec les morts. Cette idée donne à Nine Witches: Family Disruption toute son identité. Le gameplay s’étoffe d’ailleurs au bout de quelques heures et permet de remettre le protagoniste au centre de l’œuvre, ouvrant de nouvelles perspectives dans la résolution des énigmes. Akiro est quant à lui le personnage en charge des phases d’interaction avec les objets et les PNJ, ainsi que des phases d’action, maniant les armes à feu dans de trop rares fusillades qui ont le mérite de rythmer l’aventure.

Sans révolutionner le jeu d’aventure, Nine Witches : Family Disruption se saisit des codes du point and click et y apporte quelques nouveautés bienvenues, tant au niveau de la narration que du gameplay. La formule, qui a déjà largement fait ses preuves, semble plus moderne tout en gardant son charme pour les amateurs du genre, renforcé par des visuels entièrement dessinés en pixel art qui nous ramènent à l’âge d’or du point and click.

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