Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC
Développé par PixFroze et édité par Blowfish Studios
Sorti le 11 mai 2021 et disponible sur PC (également prévu sur consoles)
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Russe / Chinois |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Russe / Chinois |
Il y a une vingtaine d’années, les jeux de gestion régnaient sur PC. Mais peinant à renouveler leur formule, il a fallu l’explosion des jeux indépendants, plus enclins à explorer jusqu’au bout leurs sujets, pour retrouver cette prise en main si particulière faite de statistiques et d’équilibrage à outrance. Pourtant, Planetbase ou Surviving Mars, malgré de nombreuses qualités, n’ont pas réussi à s’imposer sur le créneau laissé vacant de l’exploration spatiale. Base One arrive-t-il à se faire une place près du soleil ?
Et si notre précieuse Lune se faisait happer par un trou de verre, laissant la Terre orpheline de sa cousine rocheuse ? Selon PixFroze, cela engendrerait des catastrophes si importantes que l’Humanité serait obligée de chercher une nouvelle planète à coloniser. Il s’agit justement de notre mission, en tant que Commandant du programme d’exploration spatial « La Solution ». Fait assez rare pour être souligné : la campagne principale de Base One est à la fois bien racontée et rythmée. Elle sert comme souvent de tutoriel avant d’entamer le gros morceau du jeu : le bac à sable. Durée, difficulté, lieu et de multiples options de personnalisation permettent de créer une partie comme on le souhaite afin de s’inventer ses propres défis.
Base One est un jeu de gestion finalement classique dans son approche, mais aussi assez moderne pour intégrer des interfaces qui ont fait leurs preuves récemment. Cela implique qu’un joueur habitué n’aura aucun mal à trouver ses marques dans la multitude de statistiques et autres jauges à gérer, les développeurs proposant même au commandant, souris en main, de choisir les ressources que l’on souhaite voir affichées à tout moment.
On commence généralement une partie avec notre vaisseau principal, auquel il faut ajouter des modules complémentaires. Certains accueillent des machines pour produire ou stocker de l’énergie et qui alimentent toute la station. De même, des petites structures de survie sont obligatoires pour chauffer et répandre l’oxygène. Il faut ensuite organiser la vie dans le vaisseau : que ce soit la production d’éléments utiles ou la construction de chambres, cantines ou salles de sports pour les astronautes. Si on manque de ressources, on peut se ravitailler et recruter de nouveaux membres d’équipage dans un magasin.
Chacun possède sa spécialité qui peut être améliorée grâce à des formations qui déverrouillent des points de compétences. Un système de gestion du planning permet aussi d’optimiser la productivité. Les options sont assez complètes, d’autant plus qu’un arbre de recherche sert à augmenter encore les possibilités, sans parler de la défense, de l’exploration ou de la décoration. Malheureusement au cours du test réalisé sur une version quasi-finale, on a rencontré de nombreux bugs empêchant la complétion d’une mission : astronautes qui refusent de dormir dans le lit à côté d’eux, qui ne construisent pas un module indispensable ou qui restent bloqués dans un tas de six/huit personnes à l’entrée d’une porte. Le rechargement d’une sauvegarde rapide ne réglant pas toujours le problème, il faut parfois recommencer toute la mission.
Base One possède tous les atouts pour devenir un porte-étendard de son genre : son scénario est intéressant et long, les nombreuses mécaniques imbriquées sont bien pensées et l’interface s’avère soignée. Il ne reste à PixFroze qu’à corriger l’intelligence artificielle de ses Thomas Pesquet en pixels pour atteindre le firmament.





