Test de Nexomon: Extinction réalisé le 6 septembre 2020 sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur. Dernière mise à jour le 27 septembre 2022.
- RPG | Capture de monstres
- Développé par VEWO Interactive | Édité par PQube
- Sorti le 28 août 2020
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC | Android | iOS
- Sous-titré en français
- PEGI 7
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Les jeux de capture de monstres sont nombreux mais suffisamment différents les uns des autres pour cohabiter : Megami Tensei, Dragon Quest Monsters ou Digimon World plus récemment. Nexomon: Extinction, en revanche, s’inspire très clairement de Pokémon et il ne s’en cache pas. Arrive-t-il cependant à se montrer suffisamment singulier pour exister hors de l’ombre du géant de Game Freak ?
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Test de Nexomon: Extinction
Très similaire à Nexomon sorti sur mobile en 2017, Nexomon: Extinction raconte l’histoire d’un monde au bord de la destruction. Des créatures, les Nexomon, combattent pour revendiquer le trône du Roi des monstres. Les plus puissantes se disputent la couronne : les tyrans. Les humains, à bout de souffle, sont pris entre le feu de ces batailles.
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Nexomon: Extinction est-il construit comme un jeu Pokémon ?
Nexomon: Extinction possède une structure légèrement différente de Pokémon. il ne propose pas de système d’échange et encore moins de combats multi. L’expérience est exclusivement solo. La progression n’est pas balisée par un système de badges mais par les quêtes de la guilde des dresseurs. En plus des missions principales, de nombreuses quêtes secondaires sont disponibles pour obtenir des objets ou de l’argent et, lorsque ça implique des combats, de l’expérience.
Par conséquent, l’aspect stratégique est finalement peu développé dans Nexomon: Extinction car on n’a pas de raison de perfectionner ses créatures. Le titre tourne davantage autour de la collection de Nexomon avec, mine de rien, trois-cent-quatre-vingt-un espèces à découvrir par la capture ou par l’évolution. Étonnamment, VEWO laisse le choix parmi neuf starters, un pour chaque type, que l’on peut tous trouver dans les hautes herbes ultérieurement.
Quelles sont les différences du système de combat ?
Les combats aussi sont calqués sur ceux de Pokémon avec six créatures en poche et de subtiles différences. Par exemple, les techniques ne sont pas limitées par les PP mais une jauge d’NRJ. Une fois à zéro, le Nexomon est contraint de se reposer un tour pour récupérer quelques points. La capture est également différente avec la possibilité de nourrir les adversaires pour les rendre plus dociles. Un QTE au moment du lancer permet de maximiser ses chances de réussite.
Dans l’ensemble, Nexomon: Extinction est aussi plus difficile que son modèle. Par exemple, les dresseurs adverses n’hésitent pas à changer de Nexomon en fonction du type du vôtre. Le système d’expérience bride également la puissance puisqu’il requiert que l’on enchaîne de nombreuses heures de grind, pas forcément au goût de tous. En réponse aux commentaires des joueurs, l’éditeur a promis une mise à jour pour assouplir cet aspect, pas encore déployée à l’heure du test.
La réalisation est-elle inspirée par Game Freak aussi ?
Avec sa réalisation entièrement en 2D, Nexomon: Extinction marque une rupture avec Pokémon désormais entièrement modélisé en 3D. Il rappelle d’ailleurs les Versions Rubis et Saphir sur Game Boy Advance avec ses graphismes ronds et colorés. Le problème est que les créatures ne bénéficient pas du trait de Ken Sugimori et nombre d’entre elles paraissent un peu génériques.
La proposition d’une aventure intégralement solo dans un monde apocalyptique est une proposition suffisamment différente pour distinguer Nexomon: Extinction. Le titre se démarque aussi par un humour omniprésent qui traverse régulièrement le quatrième mur. Les dialogues très bon enfant sont d’ailleurs entièrement localisés en français.
Notre avis

7
Les jeux de capture de monstres sont nombreux mais se distinguent chacun à leur manière. Nexomon: Extinction cultive quant à lui sa ressemblance avec Pokémon. Cependant, les jeux ne sont pas construits de la même manière et le RPG de VEWO Interactive est uniquement pensé pour jouer seul. Celui n’intègre pas la dimension sociale de son modèle, à savoir les échanges et les combats multi. Il n’en demeure pas moins digne d’intérêt avec une intelligence artificielle mieux programmée et son humour omniprésent. Et bien qu’il se révèle plus difficile que Pokémon, Nexomon: Extinction est accessible sur de nombreux systèmes. N’étant pas exclusivement réservé aux consoles de Nintendo, il représente une alternative valable au célèbre JRPG de Game Freak.




