Test de Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- JRPG
- Développé par Aquaplus | Édité par NIS America | Distribué par PLAION
- PC – 17 novembre 2022
PlayStation 4 | PlayStation 5 – 8 septembre 2023 - Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 12
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Débutée en 2002, la trilogie de romans visuels/tactical-RPG Utawarerumono a trouvé sa conclusion en 2016, avec la sortie d’Utawarerumono: Mask of Truth. Depuis, Aquaplus continue d’alimenter sa saga par le biais d’épisodes dérivés, dont les deux Musō Utawarerumono: ZAN. Un an après sa sortie PC, Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten sort également sur PlayStation 4 et PlayStation 5. Avec ce nouveau volet, le studio espère donner un nouveau souffle à Utwarerumono sous la forme d’un JRPG plus traditionnel. La série réussit-elle ce changement de style sans diluer ce qui la rend unique ?
Test de Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten sur PlayStation 5
Prenant place entre Utawarerumono: Prelude to the Fallen et Utawarerumono: Mask of Deception, l’histoire suit Oshtor, un jeune guerrier qui rencontre un beau jour l’énigmatique Shunya. Cette dernière affirme qu’ils ont le même père, entraînant Oshtor dans une longue quête à sa recherche sur le territoire inconnu d’Arva Shulan. Évidemment, tout ne se révèle pas aussi simple que prévu.
Un retour bienvenu dans l’univers d’Utawarerumono
Très rapidement, les fans retrouvent l’univers singulier d’Utawarerumono. Au fil des épisodes, Aquaplus est parvenu à créer un monde détaillé que l’on explore à nouveau avec plaisir. Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten est ainsi l’occasion de croiser plusieurs personnages jouant un rôle important dans Utawarerumono: Mask of Deception et Utawarerumono: Mask of Truth. On en apprend plus sur leurs motivations et leurs actions antérieures. On retrouve à ce titre le ton habituel de la saga, alternant moments tristes, épiques et drôles.
Le premier contact sera plus compliqué pour quiconque souhaite découvrir la série par cet épisode. Bien qu’il ne spoil rien des autres histoires, il présente nettement moins son univers. Il multiplie rapidement les termes propres au vocabulaire de son monde. Cette entrée en matière différente peut s’expliquer par le changement de genre, un RPG offre moins de séquences narratives qu’un roman visuel, et le changement de point de vue. Dans Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten, le héros n’est pas étranger au monde qui l’entoure, contrairement aux autres jeux Utawarerumono. Un glossaire très complet est tout de même à disposition afin de ne pas être complètement perdu.
Parallèlement, le jeu continue à développer la direction artistique de la saga grâce à une bande-son de qualité et quelques panoramas intéressants lors de la traversée des environnements 3D. En ce qui concerne la partie technique, le titre s’en sort étonnamment bien. Il s’agit d’un projet plus ambitieux que ce que propose habituellement Aquaplus. Ce n’est bien sûr pas un jeu AAA, mais l’ensemble n’a pas à rougir face à un jeu des plus expérimentés Nihon Falcom, par exemple. Ce portage console en profite pour proposer d’emblée les différents correctifs techniques apportés après le lancement à la version PC, pour proposer l’aventure la plus propre possible.
Un RPG très classique
En ce qui concerne le gameplay, Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten laisse de côté les combats façon tactical-RPG de la série principale pour devenir un « véritable » JRPG. Aquaplus en profite pour cocher toutes les cases du genre : points à répartir entre les diverses statistiques, gestion de l’équipement, système de magie et coups spéciaux… On évolue en territoire certes connu mais efficace. En dehors des combats, le joueur traverse de nombreux environnements, entre couloirs déguisés et zones légèrement plus ouvertes, avec la possibilité d’esquiver les ennemis pour éviter les affrontements. On peut même les vaincre instantanément avec une attaque préventive si la différence de niveau est trop importante.
Le titre possède néanmoins quelques idées pour se démarquer lors des combats. On pense à la gestion des tours sous la forme de trois cercles. Au début de chaque affrontement, tous les personnages, alliés comme ennemis, commencent sur le cercle extérieur et agissent à chaque fois qu’ils atteignent le point sud de ce cercle. Par le biais de certaines actions, telles que toucher les ennemis étourdis ou utiliser la capacité d’Overzeal, il est possible de « grimper » dans les cercles intérieurs. Un personnage situé sur le cercle central réalise plus de tours et agit plus souvent que ceux qui se trouvent sur le grand cercle extérieur.
Si l’on ajoute à cela d’autres éléments pouvant jouer sur les cercles, comme des gemmes apparaissant dessus pour accorder des effets bonus, cette mécanique se révèle plutôt intéressante. Malheureusement, la plupart des combats peuvent être conclus sans s’y intéresser pleinement, à l’exception des passages plus tendus comme les boss.
Notre avis | 7
Pari en grande partie réussi pour la série Utawarerumono. Prenant peu de risques malgré quelques idées originales, Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten est un RPG avant tout efficace. Mais le jeu est surtout un excellent moyen de retrouver l’univers développé par Aquaplus au fil des divers épisodes, pour le plus grand plaisir des fans de longue date. Les joueurs découvrant ce monde avec cet opus risquent d’avoir plus de difficultés à pleinement s’immerger. Mais le passage à un genre plus classique et moins volubile peut aussi rassurer.
On aime
- L’univers d’Utawarerumono qui fonctionne toujours autant
- La direction artistique
- La bande-son
- Le système de cercles pour les priorités
On n’aime pas
- Très classique dans ses mécaniques
- Les nouveaux venus auront du mal à suivre
- Des idées de gameplay sous-exploitées
Merci d’avoir lu notre test de Monochrome Mobius: Rights and Wrongs Forgotten sur PlayStation 5.







