Test de Tiny Witch réalisé sur Steam Deck et PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action
- Développé et édité par Creative Hand
- PC – 1er septembre 2023
- Ne comporte pas de sous-titres en français
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Ce 1er septembre 2023, Creative Hand propose son nouveau jeu d’action saupoudré de gestion. Uniquement disponible sur PC pour l’instant, Tiny Witch partage de nombreux points communs avec Make the Burger, précédente création du studio brésilien. Comme pour ce dernier toutefois, l’expérience manque de profondeur. Elle se révèle addictive malgré tout, quoique l’exigence puisse rebuter.
Test de Tiny Witch sur Steam Deck et PC
Dans Tiny Witch, le joueur incarne une petite sorcière qui achète des boutiques maudites. Pour briser la malédiction, il lui suffit, pour chaque commerce, de réaliser des objectifs de chiffre d’affaire pendant dix jours. Elle y prépare des sbires pour ses clients, maîtres de donjons. Ainsi, son offre comporte divers fantômes et zombies, préparés selon des recettes affichées en haut de l’écran. Des chaudrons et autres marmites sont à sa disposition pour transformer les ingrédients.
Un jeu d’action qui réclame de la dextérité
La grande difficulté de Tiny Witch réside dans son chronomètre. Le joueur ne dispose que d’un temps limité pour servir ses clients pressés, énervés et malpolis. Chaque boutique comporte un ingrédient de base qui sert pour les différentes recettes : une essence bleue dans le village, une essence jaune dans la forêt… La journée se découpe ensuite en deux services. Une phase de préparation devrait permettre à la sorcière de mieux s’organiser, mais elle ne se résume qu’à l’acquisition d’améliorations, à condition de posséder assez d’argent. Mais on en manque cruellement et on recommence ses journées à maintes reprises.
Tiny Witch ne laisse pas beaucoup de liberté dans la gestion à proprement parler. Le joueur n’est pas maître de son menu. Surtout, il ne peut pas déplacer les chaudrons à sa guise. L’agencement de la boutique est prédéfini et il ne laisse que peu de place à l’optimisation. De la place, il en manque également pour les objets qui apportent des bonus, comme un gain de temps ou une augmentation des pourboires. Seuls quatre emplacements sont disponibles pour une dizaine d’améliorations.
D’autres obstacles entravent la progression. Des tuyaux percés ralentissent la sorcière, des champignons toxiques l’étourdissent… et ses propres clients l’attaquent. Ils lui envoient des projectiles qui lui font perdre ses pourboires, des cordes pour lui ligoter les jambes, des chauve-souris. Ces agressions restent incompréhensibles car les clients eux-mêmes ralentissent le processus de fabrication. On aurait préféré que le mécontentement se traduise par une jauge de réputation, par exemple. Ainsi, ce sont surtout la vitesse et les réflexes du joueur qui importent dans Tiny Witch, au détriment de ses compétences à gérer un commerce.
Une boucle de gameplay simple et addictive
Malgré ces difficultés qui apportent de la frustration, un esprit de revanche s’installe. On reprend le jeu, on rejoue la même journée en boucle jusqu’à accomplir l’objectif. On met en place des bribes de stratégie, comme servir les clients les plus fortunés ou préparer les sbires les plus chers. Mais on aurait tout de même apprécié pouvoir régler la difficulté, ou plusieurs objectifs par journée selon une notation par étoiles. Le titre aurait gagné en rejouabilité, finalement absente ici.
Mais Tiny Witch n’interpelle pas seulement par sa difficulté. On apprécie son habillage graphique tout en pixel art. Sur Steam Deck, le titre tourne sans difficulté à 60FPS, même si le jeu n’est pas spécialement gourmand. Chaque boutique se distingue par son visuel et par sa carte de sbires. Les clients semblent posséder différentes personnalités. Le monde dans lequel le joueur progresse se révèle d’ailleurs intriguant. Mais l’histoire n’est en fin de compte que trop peu développée et le récit s’éclipse vite au profit de la boucle de gameplay.
Notre avis | 5
Tiny Witch se résume à un jeu d’action qui mise sur la vitesse et les réflexes. On échoue souvent et on recommence ses journées de petite sorcière à de multiples reprises. Malgré des murs de difficulté parfois artificiels, le titre demeure addictif. Son monde, qu’on aurait aimé plus approfondi, s’avère assez ensorcelant. Cependant, ces contraintes sont avant tout frustrantes et Tiny Witch n’a rien du jeu cozy que l’on aurait pu imaginer à première vue.
On aime
- Le gameplay addictif
- Le monde attrayant
- Les graphismes en pixel art
On n’aime pas
- La difficulté artificielle
- Le volet gestion inexistant
- Le manque de profondeur
Merci d’avoir lu notre test de Tiny Witch sur Steam Deck et PC.






