Test de Bomb Rush Cyberfunk réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action/aventure
- Développé et édité par Team Reptile
- Switch | PC – 18 août 2023
PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X – 1er septembre 2023 - Entièrement localisé en français – PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu
Depuis Jet Set Radio Future sorti en 2002 sur Xbox et jamais modernisé, les fans de SEGA n’ont eu qu’une version HD de l’épisode fondateur à se mettre sous la dent. C’était en… 2012. Pour combler l’attente d’un hypothétique nouvel épisode, Team Reptile (Lethal League Blaze) produit un titre extrêmement similaire qui porte le nom de Bomb Rush Cyberfunk. Après une annonce en 2020, le titre est disponible sur Switch et PC depuis le 18 août 2023. Des versions PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X sortiront le 1er septembre 2023.
Test de Bomb Rush Cyberfunk sur PC
Le joueur incarne Red, une tête cybernétique greffée à un corps décapité à la suite d’une évasion de prison. Il se retrouve dans le Bomb Rush Crew dont l’objectif est de gagner en popularité au sein de la ville de New Amsterdam. Pour ce faire, l’équipe défie d’autres crews qui parsèment la ville. L’autre mission est de retrouver la tête d’origine de notre personnage, volée par l’antagoniste principal.
Exploration sans contrainte
Dans Bomb Rush Cyberfunk, le joueur se déplace sans limite dans des environnements urbains. Divers murs et panneaux donnent l’occasion d’un graffiti, que l’on peut peindre dans l’ordre de son choix. En taguant ces éléments, le joueur gagne en popularité et la narration progresse en conséquence. Mais il doit faire attention aux forces de l’ordre qui débarquent toujours pour empêcher les dégradations de New Amsterdam.
Le jeu se divise en cinq quartiers, possédant chacun son crew et sa propre ambiance. On peut les explorer à l’aide de différents moyens de locomotion comme des rollers, un skateboard ou un BMX. Un jet pack permet en outre d’atteindre les endroits les plus éloignés et de réaliser des figures aériennes.
Le joueur peut changer de personnage selon les objectifs de l’histoire, occasionnant un changement du moyen de locomotion. Mais celui-ci est surtout d’ordre esthétique et n’impacte aucunement les performances. Contrairement à d’autres jeux de sport dont les Tony Hawk’s Pro Skater, on n’a jamais la possibilité d’améliorer les statistiques pour augmenter la durée d’un « manual » en skateboard ou améliorer la portée du jet pack, ce qui aurait rendu l’exploration plus agréable parfois.
Des environnements qui regorgent de collectables
Par ailleurs, il existe différents tags à débloquer dans les niveaux, en les trouvant ou en battant certains rivaux. En fonction des combinaisons choisies, qui reprennent le principe du schéma de verrouillage d’un smartphone, les graffitis diffèrent. Plus le joueur débloque d’éléments, plus les combinaisons disponibles sont nombreuses. Il faut cependant les apprendre par cœur au risque de constamment réaliser les mêmes tags.
Il est aussi possible d’acquérir des musiques dispersées dans les niveaux que le joueur peut écouter via son téléphone. Ce dernier sert à la fois de lecteur de musique et de carte. Peu intuitive, elle ne donne pas autant de détails que dans un Jet Set Radio. Pour débloquer certains éléments enfin, il est nécessaire de taper des balises, représentées par de petits personnages, sans s’arrêter et en réalisant des combos. Si le joueur stoppe son enchaînement, il doit recommencer son parcours, ajoutant un soupçon de défi.
La direction artistique s’inspire manifestement de Jet Set Radio
L’inspiration de Jet Set Radio se ressent très fortement, avec une formule quasiment identique quoique légèrement modernisée. Mais la première chose que le joueur remarque est l’aspect graphique. Celui-ci est entièrement conçu en cel shading. Cette technique, qui donne aux jeux un aspect similaire à celui des bandes dessinées, a beaucoup évolué depuis l’ère Dreamcast. Hi-Fi Rush, sorti le 25 janvier 2023, en atteste. Mais Bomb Rush Cyberfunk est bien différent des standards d’aujourd’hui avec ses modélisations angulaires et ses contours épais. Il ressemble à s’y méprendre à Jet Set Radio Future.
Côté musical, le titre regorge de nombreuses musiques électroniques qui collent avec l’esprit du jeu. La playlist est l’œuvre de nombreux artistes parmi lesquels un certain Hideki Naganuma s’illustre. Ce compositeur japonais est surtout connu pour avoir collaboré avec SEGA à l’occasion de Jet Set Radio ou Sonic Rush plus récemment. Mais il a aussi composé « AIN’T NOTHIN’ LIKE A FUNKY BEAT » pour Lethal League Blaze, un autre jeu de Team Reptile.
Notre avis | 9
En l’absence d’un nouveau Jet Set Radio, plusieurs studios ont essayé de reproduire la formule dont Zeroscale avec Skate Park City sur PlayStation Portable. Avec Bomb Rush Cyberfunk toutefois, Team Reptile ne s’inspire pas seulement du classique de SEGA. Il lui rend hommage. Ode au graffiti vibrant aux musiques électroniques d’un monde coloré et dynamique, le titre se révèle original et immersif tout en offrant une certaine liberté d’exploration. Son gameplay, simple et rythmé, possède un style caractéristique. D’une certaine manière, Bomb Rush Cyberfunk ressuscite l’une des licences culte de SEGA qui, comme tant d’autres, repose au cimetière des éléphants.
On aime
- L’hommage à Jet Set Radio
- L’aspect cel shading
- La bande-son rythmée
- La liberté d’exploration
On n’aime pas
- L’absence d’amélioration des équipements
- La carte qui manque de détails
Merci d’avoir lu notre test de Bomb Rush Cyberfunk sur PC.







