Test de Legend of Mana réalisé sur PlayStation 4 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action-RPG
- Développé par M2 et Square Enix | Édité par Square Enix
- PlayStation 4 | Switch | PC – 24 juin 2021
Android | iOS – 7 décembre 2021 - Sous-titré en français | PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Depuis le 24 juin 2021, Legend of Mana est disponible au téléchargement sur PlayStation 4, Switch et PC au prix de 29,99 €. Porté aux nues grâce au sublime de sa réalisation et décrié à cause de son game design anachronique, le titre a divisé les amateurs d’action-RPG en 1999. Vingt ans après, ce hors-série de Mana étonne toutefois tant ses concepts paraissent modernes. Avec le concours de M2, Square Enix offre une nouvelle lecture de Legend of Mana, sans chambouler une formule qui traverse admirablement les époques.
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Test de Legend of Mana sur PlayStation 4
Legend of Mana se déroule dans le monde de Fa’Diel où l’Arbre Mana s’est éteint depuis neuf-cents ans. Son pouvoir a survécu grâce aux pierres, aux artefacts et aux instruments de musique. Les Sages se sont déchirés pendant des siècles pour les obtenir jusqu’à en oublier le pouvoir de l’Arbre. Dans un monde qui a perdu sa substance, le joueur doit insuffler la vie de nouveau sur les terres qui l’entourent grâce aux mystérieuses reliques.
Une progression non-linéaire
On n’a d’abord qu’une boîte aux lettres que l’on pose sur la carte du monde, ouvrant l’accès à la maison du héros. Puis on obtient d’autres objets qui permettent de parcourir d’autres lieux : un village, une forteresse, une caverne… Le joueur choisit où et quand placer ses reliques pour une progression non-linéaire qui rappelle SaGa. Cette liberté pour écrire son histoire rappelle Trials of Mana où chaque run diffère. Dans Legend of Mana, c’est l’ordre dans lequel se déroulent les événements qui n’est jamais le même. Chaque zone contient ses personnages et ses quêtes, majoritairement autonomes. Une fois complétées, on obtient de nouvelles reliques qui permettent d’explorer de nouveaux environnements et ainsi de suite.
Des arcs narratifs qui s’entremêlent
Il existe plus de soixante événements. Certains ne durent que quelques minutes et d’autres sont étalés sur plusieurs régions. Cet éclatement de la narration permet de picorer Legend of Mana, d’autant plus grâce à la possibilité de sauvegarder n’importe où. Pareillement, un second joueur peut prendre la manette n’importe quand, pour incarner un allié ou son propre personnage s’il possède un fichier de sauvegarde. Malgré la première impression qui laisse croire que les événements de Legend of Mana n’ont aucun lien, trois arcs narratifs se distinguent cependant. On recolle les morceaux par fragments et on finit par mieux comprendre le monde. Square Enix a chouchouté les Européens grâce à des localisations régionales et notamment en français, alors que Legend of Mana n’était sorti qu’au Japon et aux États-Unis.
Une réalisation modernisée
Le monde qui évolue donne l’impression d’être vivant parce que les possibilités s’incrémentent après chaque zone. Les places s’animent, les liens se tissent et on obtient de nombreuses capacités comme l’artisanat ou l’élevage de familiers, qui nous accompagnent en combat. Le mini-jeu Ring-Ring Land, qui permet de faire évoluer ces derniers, est d’ailleurs présent. Uniquement disponible au Japon via PocketStation, la fonctionnalité n’a pas beaucoup d’intérêt aujourd’hui. Seuls les combats rudimentaires accusent l’âge de Legend of Mana car ils sont toujours aussi simplistes. Ils ne posent aucune difficulté mais le joueur peut les désactiver pour explorer librement Fa’Diel, dont les environnements coupent le souffle.
Le travail effectué sur les décors sublime l’expérience, bien que l’on aurait aimé le même traitement pour les sprites. Ce choix n’est pas qu’esthétique car il permet de distinguer d’un coup d’œil les éléments pixelisés, donc interactifs. Hormis ce paradoxe toutefois qui ne semblait pas si flagrant sur nos écrans CRT, Legend of Mana démontre aujourd’hui tout son avant-gardisme.
Notre avis | 8
M2 et Square Enix livrent une interprétation à la hauteur de Legend of Mana. L’action-RPG reste toutefois fidèle à lui-même, avec des combats limités, mais dont les arcs narratifs fragmentés se recoupent finalement. Malgré un gameplay qui n’évolue que trop peu, on apprécie les environnements modernisés ainsi que la version française qui ouvre ce classique, particulièrement avant-gardiste, à de nouveaux publics.
On aime
- Le retour d’un classique de l’action-RPG
- Le traitement des arrière-plans
- La narration éclatée
- La version française
On n’aime pas
- Les combats rudimentaires
- Les sprites qui jurent avec les décors
Merci d’avoir lu notre test de Legend of Mana sur PlayStation 4.






