Test réalisé à partir d’une version fournie par Konami sur PlayStation 4 après la mise à jour Data Pack 3.0
Développé par PES Productions et édité par Konami
Sorti le 10 septembre 2019 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC
PES continue cette saison sa progression au risque de se montrer de moins en moins accessible. L’introduction des miskicks ainsi que ses ambitions dans l’eSport, marquées par le lancement de la ligue eFootball.Pro, ne risquent-elles pas de dissoudre son public moins connaisseur ?
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N’ayez aucune crainte car malgré son préfixe « eFootball », PES 2020 ne révolutionne pas ses modes en ligne. Les modes coopération, divisions en ligne et myClub sont toujours de la partie et permettent de jouer à son rythme. Le Matchday est la seule nouveauté : chaque semaine, le joueur choisit un club parmi l’affiche proposée (par exemple, FC Barcelone ou Real Madrid) et affronte des joueurs d’en face. Le club qui remporte le plus de victoires obtient des récompenses myClub.
En solo, la Ligue des Masters n’évolue pas suffisamment pour relancer son intérêt. La nouveauté vient de choix à effectuer par le coach entre les matchs, façon visual novel. En fonction de ses réponses, l’équipe gagne ou perd de la motivation, les négociations du mercato évoluent ou régressent. D’ailleurs, il est désormais possible d’incarner un entraîneur de légende parmi Maradona, Cruyff, etc. sans que ça n’influence sur le jeu.

Dans son gameplay, ce sont les miskicks qui se font le plus remarquer puisqu’ils obligent à s’appliquer davantage dans les phases de circulation du ballon. Selon la vitesse de la balle, l’angle de réception ou le positionnement du joueur, on est plus ou moins prompt à manquer un contrôle ou à trop écraser une frappe. En revanche, la quantité de nouvelles animations de contrôles fluidifie davantage le jeu de passes. Un régal !
Dans ces conditions, les contres n’ont jamais été aussi assassins, notamment parce que les défenseurs sont souvent mal positionnés. Les transitions offensives sont extrêmement tranchantes et il est difficile de rattraper une perte dans l’axe. Sans ballon, la bonne idée est de presser l’adversaire pour le pousser à la perte de balle et exploiter son erreur.
L’autre innovation de PES 2020 est l’influence des joueurs-clés sur le jeu. En prenant le contrôle d’un joueur efficace en dribbles, les partenaires s’écarteront naturellement pour mieux se projeter vers l’avant. Tous n’ont pas cette aura et seuls les plus célèbres bénéficient de cette influence : Messi, Ronaldo, Pogba, Lewandowski… Cela donne aux joueurs encore plus de réalisme, sans compter les animations faciales plus précises ou les animations-signatures propres à certains joueurs.

La bonne nouvelle de cet eFootball PES 2020 est que Konami n’a pas abandonné toutes les licences à FIFA. Il manque toujours la Premier League, la Liga et la Bundesliga mais de nouveaux championnats rejoignent ce millésime dont la Super League, la Süper Lig ou la Premiership. Konami continue de signer des contrats avec les clubs plutôt que les ligues, ce qui vaut au Bayern, au Barça, à MU et à Arsenal d’être présents sous licence officielle. PES 2020 obtient même l’exclusivité de la Juventus.
Les absents ont d’ailleurs été renommés pour être retrouvés plus simplement : North East London s’appelle dorénavant Tottenham WB. Mais comme tous les ans, une simple clé USB suffit à appliquer le patch CYPES qui corrigent le problème des licences manquantes, sur PlayStation 4 et PC tout du moins.




