Test de Death’s Door : la mort n’a jamais paru si belle

Détails de Death’s Door

VersionsSortieDéveloppeurÉditeur
Xbox One🌐 20/07/2021Acid NerveDevolver Digital
Xbox Series X🌐 20/07/2021Acid NerveDevolver Digital
PC🌐 20/07/2021Acid NerveDevolver Digital

Test de Death’s Door sur Xbox Series X

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Xbox Series X

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Chinois / Russe
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Chinois / Russe

Devolver a le chic pour débusquer les phénomènes de la scène de l’indé. Acid Nerve n’en est toutefois pas à son premier essai : derrière ce studio se cache Titan Souls, qui a fait la renommée du studio grâce à son habile dépoussiérage du boss rush. Aujourd’hui, sa nouvelle création Death’s Door est sur toute les lèvres. Si certains emprunts de gameplay aux cadors du Zelda-like sautent aux yeux, sa véritable richesse se trouve en réalité ailleurs.

La vie de passeur d’âmes n’est pas simple, surtout lorsque l’on est un corbeau immortel, à la charge d’une organisation bureaucrate et sinistre. Le quotidien est marqué par l’ouverture d’une porte vers d’autres mondes, pour espérer grapiller des âmes et prendre un peu de repos. Mais la routine du héros bascule quand il se fait dérober son butin par une monstrueuse corneille. Une course contre la montre commence alors, car son immortalité est mise entre parenthèses tant que son travail n’est pas accompli.

Les mécaniques de Death’s Door sont similaires à celles d’un Zelda et plus spécifiquement celles héritées de The Legend of Zelda: A Link to the Past. Vaste monde avec plusieurs niveaux reliés, donjons à énigmes, passages secrets et équipements qui permettent de progresser : tout y est. Le choix de la vue isométrique offre du dynamisme dans la mise en scène mais s’avère frustrant au cours des phases de plateforme. Il est possible de porter un combo de coups d’épée, d’utiliser la magie, et de rouler pour esquiver. Death’s Door n’échappe pour autant pas aux désormais traditionnels emprunts à la saga « Soulsborne ». La construction en niveaux labyrinthiques est ainsi soulagée par des raccourcis à débloquer.

La mort survient très fréquemment, voire trop souvent à cause de pics de difficulté injustes. Les tableaux s’enchainent autour d’un hub rassemblant toutes les portes et au sein duquel il est possible d’effectuer ses achats. Le coffre des âmes permet d’augmenter ses statistiques de force, de vitesse, de dextérité et de magie pour adapter son style de combat. De cette manière, l’exploration est toujours récompensée par des bonus de vie ou de compétences, permettant de faire face aux affrontements avec plus de sérénité.

L’univers graphique de Death’s Door constitue une expérience à la fois unique, sublime et mémorable, se présentant en quelque sorte comme le relai d’Hades sorti l’an passé. Le design des personnages est loufoque et singulier, et les textures en aquarelle appliquées aux décors désolés les rendent étrangement vivants. Car tout est affaire de contraste : les couleurs éclatantes et l’humour ravageur donnent de la vie, au contraire des compositions mélancoliques au piano et la tonalité de Death’s Door. Il faut environ une dizaine d’heures pour traverser le jeu, mais ces dernières passent à une vitesse folle.

En empruntant avec méthode la recette de ses modèles, Acid Nerve déroule un univers bigarré et mélancolique pour tenter de donner un sens à la mort, ni plus ni moins. On dénombre bien quelques cailloux dans la botte, notamment l’équilibrage de la difficulté qui pourrait être perfectionné, mais qu’importe. Ce court marquera sans aucun doute et durablement ceux qui y prendront part.

Captures d’écran de Death’s Door

Death

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