jeudi 16 juillet 2020
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Test de Cloudpunk : la tête dans les nuages

Test réalisé à partir d’une version fournie par Future Friends sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)

Développé et édité par ION LANDS
Sorti le 23 avril 2020 et disponible sur PC

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois / Hongrois / Turc
AudioAnglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois / Hongrois / Turc

Un jeu cyberpunk peut en cacher un autre : ION LANDS propose Cloudpunk, un monde ouvert tout en voxels dans une immense mégalopole où la vie cybernétique prend le pas sur l’humanité. Passé l’émerveillement graphique des premières heures, Nivalis se montre-t-elle suffisamment immersive pour donner l’impression d’évoluer dans un monde organique ?

On incarne Rania, une jeune femme de la Péninsule Orientale dont c’est la première nuit à Nivalis. Pour gagner sa pitance, elle effectue une série de livraisons à bord de son HOVA pour le compte de la société de transport illégale Cloudpunk. Les colis qu’on embarque questionnent souvent la morale mais la règle est de ne jamais demander ce qu’ils contiennent.

Voilà tout ce que l’on effectue dans Cloudpunk : transporter des paquets. Dans la mesure où il n’y a ni combat, ni construction, c’est même davantage centré autour du transport que dans Death Stranding, par exemple. Il s’agit à chaque nouvelle livraison de récupérer la marchandise, grimper à bord de sa navette, se garer où c’est possible et la livrer, jusqu’au nouveau point de navigation.

Que l’on adhère ou pas, le pilotage est extrêmement plaisant. Le fait de devoir gérer un véhicule attitré (améliorations, réparations, carburant) qui ne nous appartient pas responsabilise beaucoup. Les allers-retours ne sont jamais ennuyeux car accompagnés de Camus, la fidèle IA qui voyage avec Rania, et Contrôle, le responsable logistique étonnamment bienveillant de Cloudpunk.

Les phases d’exploration à pied sont les moins intéressantes, quoi que de nombreux objets fourmillent dans les environnements. Un reproche légitime à formuler à Cloudpunk est qu’il faille attendre la fin d’un dialogue pour déclencher une quête auprès d’un PNJ, et certains durent plusieurs minutes ! On n’a pas d’autre choix que d’attendre que la discussion se termine en regardant voler les HOVA pour tuer le temps.

Entièrement modelée à l’aide de voxels, Nivalis est impressionnante d’immersion tant grâce à l’excellence du sound design qu’à la sensation de grandeur des lieux. Les couleurs néon, la pluie battante et l’organisation de la mégalopole donnent l’impression d’évoluer dans un monde vivant, bien que les interactions soient très limitées.

On retrouve de nombreux éléments de l’univers cyberpunk et autant de références aux œuvres les plus célèbres du genre, dont Blade Runner ou le Cinquième Élément. Nivalis possède cependant ses propres règles, comme l’impossibilité de se garer n’importe où ou les autoroutes qui accélèrent les HOVA. On regrette que la verticalité de Nivalis ne soit pas retranscrite dans le jeu, bien que l’on comprenne les enjeux techniques que c’eut pu engendrer. Impossible de passer d’une strate à l’autre de la ville : chaque secteur est plafonné. Il faut forcément passer par des points de contrôle pour monter ou descendre d’un étage.

Il faut déjà saluer la grandeur de ce monde ouvert qui possède quelques quêtes secondaires ainsi que de nombreux points d’intérêt, notamment les objets à ramasser qui sont consignés sur la carte. Cloudpunk est avant tout un jeu narratif, ce qui en fait une expérience linéaire de neuf heures environ. Il n’en est pas moins immersif car le joueur est impliqué par les choix moraux qui balisent l’histoire : faut-il livrer ou non cet étrange carton qui fait « tic, tac » ? Rania a beau être étrangère à Nivalis, on finit par se fondre dans la ville avec une familiarité troublante.

Joueur Citoyenhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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