Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, Ge Force GTX 1660 Ti 6Go)
Développé par Skeleton Crew Studio et édité par Devolver Digital
Sorti le 28 janvier 2021 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Russe / Chinois / Coréen / Portugais |
| Audio | |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Russe / Chinois / Coréen / Portugais |
Tout dernier jeu des écuries Devolver Digital, Olija est développé par le studio japonais Skeleton Crew Studio et Thomas Olsson. À mi-chemin entre le jeu de plateforme et le beat’em up, Olija propose un pixel art abrupt au service d’un univers singulier, étrange et profond. Tient-on ici un nouvelle pépite indé incontournable, faisant suite aux succès retentissants de Shovel Knight, Hollow Knight ou Celeste avant lui ?
Dans Olija, le joueur prend les commandes de Faraday, un marin dont le navire s’est échoué près des côtes de Terraphage. Repêché par un vieux batelier qui fait office de taxi, il explore ces terres étranges à la recherche de son équipage et met la main sur un formidable artefact : un harpon magique. Cette arme légendaire qu’il peut projeter revient d’une simple pression de touche entre ses mains. Cette première capacité est très pratique, mais Faraday peut également se téléporter sur le harpon, ce qui lui ouvre de toutes nouvelles voies dans les différents environnements qu’il parcourt.
Ces grottes, forêts et montagnes sont remplies d’ennemis que le marin affronte à l’aide de ses poings, de son harpon et d’une arme secondaire. Cette arme secondaire est sélectionnée parmi plusieurs objets découverts comme une épée ou une arbalète. Les combats sont nerveux et le jeu pousse à la prise de risque en instaurant un système de combo sous la forme de petites bulles affichées au-dessus de la tête du personnage, qui débouchent sur des attaques puissantes et spectaculaires mais limitées dans le temps. Des boss marquent la fin de l’exploration d’un lieu, et leur défaite lève peu à peu le voile sur les mystères qui entourent les îles de Terraphage.
La narration d’Olija est très présente et son rythme lent contraste vivement avec les phases d’action du jeu. En plus de découvrir ce qui est advenu de son équipage et les secrets de son harpon, Faraday voit évoluer Rade-marée, l’île qui sert de hub à ses aventures et qui se développe pour lui fournir de l’aide. Un magasin de chapeaux lui permet par exemple de fabriquer des couvre-chefs dotés de capacités magiques, à l’aide de ressources qu’il récolte au cours de ses explorations. Des mercenaires peuvent aussi être envoyés en mission pour mettre la main sur de nouveaux objets. Enfin, la mystérieuse Olija, qui prête son nom au titre du jeu, n’oublie pas de se rappeler régulièrement au marin et amplifie le côté merveilleux et onirique de l’aventure.
Si Olija n’est pas un jeu doté d’une difficulté rebutante, certains passages submergent d’ennemis le joueur et peuvent demander plusieurs essais. Heureusement, les contrôles répondent à la perfection et le jeu n’est pas punitif. L’histoire se termine en moins de cinq heures et les tâches annexes augmentent légèrement cette durée de vie. Olija possède de nombreuses qualités qui provoquent un affect particulier pour le titre et transforment l’expérience du joueur. Son univers, son ambiance et la lenteur de sa narration sont toutefois atypiques et s’adressent surtout à ceux qui aiment alterner entre des phases nerveuses et des séquences plus contemplatives.







