jeudi 7 juillet 2022
Tests et aperçusTest de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba - The Hinokami Chronicles. On a aussi joué à la version Switch

Test de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles. On a aussi joué à la version Switch

Test de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles réalisé le 21 octobre 2021 sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur. Mise à jour du test avec la version Switch le 9 juin 2022.

  • Développé par CyberConnect2, édité par SEGA et distribué par Koch Media
  • Initialement sorti le 13 octobre 2021, version Switch disponible le 10 juin 2022
  • PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC
  • Sous-titré en français


Test de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles sur Switch

9 juin 2022 – Par Julien Capron

Près de huit mois après les versions PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et PC, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est désormais disponible sur Switch. Les fans de l’anime souhaitant y jouer sur la console nomade de Nintendo n’auront toutefois pas attendu en vain. Le jeu de combat de CyberConnect2 bénéficie d’un portage d’excellente qualité. La possibilité d’y jouer sur le pouce est également très adaptée à la narration éclatée de la campagne solo.

Cette nouvelle version n’est pas une mise à jour ou une version « Deluxe » de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles. Elle couvre toujours la première saison de l’anime éponyme. Ainsi, malgré quelques nouveautés aussi disponibles sur toutes les autres plateformes, il s’agit strictement du même jeu. Ainsi, pour en savoir plus sur le synopsis et le gameplay, on vous invite à consulter notre test ci-dessous de la version Xbox Series X.

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est-il correctement adapté à la Switch ?

CyberConnect2 a pris son temps mais le résultat est à la hauteur de l’attente. Le titre tourne merveilleusement bien sur Switch, preuve que malgré ses faibles capacités, la portable de Nintendo peut accueillir n’importe quel projet. On retrouve le même jeu de combat que sur les autres plateformes, sans aucune concession visuelle. Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est fluide, détaillé et richement coloré en nomade comme sur la station d’accueil. On retrouve les mêmes petits désagréments aussi, dont la pauvreté de quelques textures au cours de l’exploration. On les oublie plus volontiers dans cette version, qui présente toutefois davantage d’aliasing.

Le jeu en ligne s’est avéré aussi convaincant ; il n’est au moins pas pire que sur les autres versions. Peut-être qu’au cours du test, les serveurs n’étaient pas encore très chargés. Les combats se sont déroulés sans accroc et se sont avérés agréables… à condition d’y jouer pour la détente. Les experts trouveront sans doute les parades un peu difficiles à placer. Par ailleurs, Switch oblige, les temps de chargement sont un tantinet longs.

Concernant les périphériques compatibles, le joueur a le choix entre les Joy-Con, la manette Switch Pro ou n’importe quel autre contrôleur connecté. On a par exemple opté pour le Split Pad. Les combats se déroulant en arène, on n’est en tout cas pas handicapé par les manettes d’origine. Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles ne requiert pas du joueur qu’il entre des commandes complexes comme des quarts de cercle, par exemple. En revanche, il est impossible de jouer à deux avec des Joy-Con séparées car les manettes ne présentent alors pas suffisamment de touches.

Qu’apporte la version Switch à Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles ?

Si ce portage ne dégrade pas l’expérience originale, il n’apporte pas non plus grand-chose. Les joueurs bénéficient tout de même et d’emblée de seize-mille points Kimetsu pour débloquer plus rapidement les collectabables. Le jeu est enfin plus riche puisque toutes les mises à jour disponibles depuis le lancement sont de la partie. En octobre dernier, on ne pouvait incarner que les pourfendeurs de démons. Aujourd’hui, les joueurs peuvent aussi sélectionner six démons eux-mêmes, portant le total de combattants à vingt-quatre. Ce n’est peut-être pas autant que dans un JoJo’s Bizarre Adventure: All-Star Battle, mais comment s’en plaindre alors que le jeu ne couvre que la première saison ?

Surtout, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles sur Switch apporte avec lui plus de confort pour le mode solo. La narration fragmentée se prête parfaitement aux sessions courtes. On peut par exemple se frotter aux combats de la campagne principale sur grand écran, puis consulter les segments narratifs lorsque l’on voyage. La Switch a toujours l’immense avantage de pouvoir être mise en veille et rallumée instantanément. Et comme cette version n’a pas à rougir à côté des versions next-gen, on peut de toute façon en profiter sur téléviseur dans le cadre d’une soirée versus.



Test de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles sur Xbox Series X

21 octobre 2021

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est la déclinaison en jeu vidéo de l’œuvre de Koyoharu Gotōge. Publié en manga entre 2016 et 2020 au Japon, la popularité de Demon Slayer a véritablement explosé grâce à l’anime débuté en 2019. On ne s’étonne donc guère de retrouver son univers sur consoles et PC. Qui de mieux que CyberConnect2 pour une telle adaptation ? Le studio est déjà responsable des Naruto: Ultimate Ninja Storm dont le titre ici présent s’inspire.

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles n’est-il qu’un « skin » de Naruto: Ultimate Ninja Storm ?

Comme dans Naruto: Ultimate Ninja Storm, l’enchaînement des combats du mode histoire de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est entrecoupé de phases d’exploration. En l’occurrence, on incarne Tanjiro dans les lieux emblématiques du manga et de l’anime. On peut librement discuter avec quelques personnages et obtenir des points Kimetsu. Ceux-ci permettent de déverrouiller de nombreux collectables. L’exploration pêche toutefois car les déplacements sont lents et parce qu’elle se révèle très linéaire.

Quant aux combats, ils s’appuient aussi sur les bases établies par Naruto: Ultimate Ninja Storm. On retrouve l’enchaînement de cinq coups faibles, les trois attaques spéciales ou encore les gardes parfaites. Au fil de la progression, le joueur est amené à jouer d’autres personnages. CyberConnect2 a aussi intégré des mécaniques de Dragon Ball Z: Kakarot et pas les meilleures idées, hélas. Dès lors que l’on enchaîne un ennemi, il obtient une armure incassable et prépare une énorme attaque en retour. Comme les attaques à distance sont peu nombreuses, on est obligé de grignoter la barre de vie de l’adversaire petit à petit. Il n’y a alors qu’à espérer la vider au plus vite et une certaine redondance s’installe. Par ailleurs, certains affrontements se concluent par un QTE permettant d’obtenir des points bonus.

Quels sont les modes multi ?

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles propose deux modes de jeu multi : en ligne et hors-ligne. On peut y accéder depuis le menu principal dans le mode VS après avoir terminé le prologue. En ligne, on peut opter pour des parties classées ou personnalisées. Dans ce cas, on peut choisir un handicap pour l’un des joueurs, le nombre de rounds pour remporter la victoire ainsi que la durée du combat. Mais ce mode s’avère difficile à pratiquer à cause de la latence des attaques. Dans ces conditions, il est extrêmement difficile de placer un parry par exemple, car la fenêtre de temps est extrêmement petite.

Le jeu hors-ligne ne connait bien sûr pas ces problématiques. On peut évidemment affronter un ami qui possède une manette, ou l’intelligence artificielle. Comme dans les autres jeux de CyberConnect 2, ce mode VS fait ainsi office de partie rapide pour combattre sur le pouce sans passer par le mode histoire.

Esthétiquement, est-il fidèle à l’anime ?

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba est un anime notamment réputé pour la qualité de son animation. Qui de mieux que CyberConnect2 pouvait lui faire honneur ? On savait le studio maître en adaptation d’anime en 3D, notamment avec les Naruto: Ultimate Ninja Storm, aussi beaux que fidèles. On a pourtant l’impression qu’un nouveau palier est ici franchi. Qu’il s’agisse des mouvements des personnages ou de leurs coups spéciaux, on retrouve le style graphique propre à la série, reprenant l’apparence des estampes japonaises. En mouvement, le jeu est magnifique.

On regrette tout de même que les décors paraissent un peu fades, comparés aux modélisations des personnages. Surtout, le titre ne tourne aujourd’hui qu’à 30 FPS, y compris dans nos conditions de test sur Xbox Series X. Le studio a annoncé désactiver cette limite prochainement, par l’intermédiaire d’une mise à jour gratuite. Mais à l’heure du test, 21 octobre 2021, elle est toujours bel et bien en vigueur.

Retrouve-t-on les musiques de la série ?

Il s’agit d’une question récurrente pour les adaptations d’anime, car les droits sont souvent complexes à négocier au Japon. Bonne nouvelle : on retrouve dans Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles des morceaux issus de la série et de nouvelles compositions de Go Shiina (Tales of Legendia, God Eater, Code Vein…). On est plus facilement transporté dans l’univers de Demon Slayer. On précise que la bande-son est incluse intra-jeu, il n’y a donc pas besoin d’acheter un DLC supplémentaire pour profiter des musiques originales.

Faut-il être fan de l’œuvre originale pour apprécier Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles ?

Le titre couvre l’ensemble de la première saison de l’anime ainsi que le film, c’est-à-dire les huit premiers tomes du manga Demon Slayer. L’adaptation se veut d’une grande fidélité, peut-être même un peu trop. Les fans revivent finalement l’anime ou le manga tels qu’ils ont pu les découvrir autrement. Le casting est enfin très limité voire redondant, puisque l’on ne peut incarner que des pourfendeurs de démons. Mais certains antagonistes devraient être ajouté dans les mois à venir.

On prend néanmoins plaisir à retrouver un univers familier si parfaitement retranscrit. En l’état, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles ne s’adresse cependant pas qu’aux connaisseurs. Il se révèle être une porte d’entrée supplémentaire pour découvrir l’univers de Demon Slayer. Un néophyte peut parfaitement découvrir la série par l’intermédiaire du jeu de CyberConnect2.

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba - The Hinokami Chronicles

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