Test réalisé à partir d’une version fournie par Just For Games sur PlayStation 4 Pro
Développé par Camel 101, édité par Wired Productions et distribué par Just For Games
Sorti le 28 mai 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One Switch et PC
Sortie physique prévue le 10 juillet 2020 sur PlayStation 4
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Chinois / Portugais / Russe / Japonais / Coréen / Polonais |
| Audio | Anglais / Allemand / Chinois |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Chinois / Portugais / Russe / Japonais / Coréen / Polonais |
Dans un genre fondé sur l’atmosphère, le simulateur de marche Those Who Remain propose une expérience horrifique où l’ombre et la lumière sont au cœur de l’aventure, avec une ambiance qui n’est pas sans rappeler le célèbre Alan Wake de Remedy Entertainment. Toutefois, le travail effectué sur l’atmosphère et l’ambiance suffit-il à Those Who Remain pour tirer son épingle du jeu ?

On y incarne Edward, mari et père heureux qui, après quelques verres de whisky, se rend à Dormont pour mettre fin à sa liaison secrète. La ville est cependant sujette à d’étranges rumeurs de disparitions et l’on y découvre un monde déformé par les ténèbres et les crimes de ses habitants.
Dans Those Who Remain, le joueur se déplace à la première personne de zone de lumière en zone de lumière, artificielle ou non, pour éviter au maximum le contact avec les ténèbres. Ces dernières abritent des ombres aux yeux brillants qui tuent instantanément le joueur s’il entre en contact avec elles. Les ombres sont immobiles et elles n’attaquent le joueur que s’il s’en approche trop près. Jouer avec l’ombre et la lumière est un classique du jeu d’horreur puisque c’est un très bon moyen de créer un sentiment de panique, mais ici, la menace représentée par les ombres est quasiment inexistante.
Il faut faire preuve de bon sens et utiliser la lumière à son avantage pour progresser dans le jeu, tout en résolvant différentes énigmes. Le système de jeu n’est malheureusement pas exempt de défauts, notamment à cause d’une latence qui se fait ressentir dans les contrôles. Il faut se positionner au pixel près pour interagir avec les divers objets, ce qui pénalise lourdement le joueur quand celui-ci doit interagir rapidement.

L’histoire de Those Who Remain est plutôt intéressante à suivre, notamment grâce à l’implication du joueur : le titre propose des choix moraux qui ont une incidence directe sur la fin du jeu que l’on obtient après 4 h environ. Aucun indice ne guide le joueur : c’est lui seul, en son âme et conscience, qui prend les décisions et, par la même occasion, ses responsabilités.
L’ambiance du jeu est réussie et c’est la plus grande qualité de Those Who Remain. Hélas, la partie technique manque cruellement d’optimisation et a tendance à gâcher la narration. Le nombre d’images par seconde est par exemple trop bas, occasionnant des saccades extrêmement gênantes, surtout lorsqu’elles sont couplées à l’imprécision du gameplay. De leur côté, les modélisations sont parfois si faibles qu’elles font sortir le joueur de la diégèse.
Il est dommage que Those Who Remain rate son examen technique parce que le jeu propose une histoire prenante qui donne envie de progresser et une atmosphère très réussie. Les mêmes reproches avaient été formulés à Camel 101 en 2016, lors de la sortie de Syndrome (PlayStation 4, Xbox One et PC) mais les développeurs n’ont visiblement pas trouvé la formule pour corriger ces soucis. On espère qu’un patch puisse corriger ces désagréments car Those Who Remain et son univers méritent beaucoup mieux.





