Test de « Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles » sur Xbox Series X. Un néophyte peut parfaitement découvrir l’univers du manga par l’intermédiaire de ce jeu de combat

Test de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est la déclinaison en jeu vidéo de l’œuvre de Koyoharu Gotōge. Publié en manga entre 2016 et 2020 au Japon, la popularité de Demon Slayer a véritablement explosé grâce à l’anime débuté en 2019. On ne s’étonne donc guère de retrouver son univers sur consoles et PC. Qui de mieux que CyberConnect2 pour une telle adaptation ? Le studio est déjà responsable des Naruto: Ultimate Ninja Storm dont le titre ici présent s’inspire.

Test de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles n’est-il qu’un « skin » de Naruto: Ultimate Ninja Storm ?

Comme dans Naruto: Ultimate Ninja Storm, l’enchaînement des combats du mode histoire de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles est entrecoupé de phases d’exploration. En l’occurrence, on incarne Tanjiro dans les lieux emblématiques du manga et de l’anime. On peut librement discuter avec quelques personnages et obtenir des points Kimetsu. Ceux-ci permettent de déverrouiller de nombreux collectables. L’exploration pêche toutefois car les déplacements sont lents et parce qu’elle se révèle très linéaire.

Quant aux combats, ils s’appuient aussi sur les bases établies par Naruto: Ultimate Ninja Storm. On retrouve l’enchaînement de cinq coups faibles, les trois attaques spéciales ou encore les gardes parfaites. Au fil de la progression, le joueur est amené à jouer d’autres personnages. CyberConnect2 a aussi intégré des mécaniques de Dragon Ball Z: Kakarot et pas les meilleures idées, hélas. Dès lors que l’on enchaîne un ennemi, il obtient une armure incassable et prépare une énorme attaque en retour. Comme les attaques à distance sont peu nombreuses, on est obligé de grignoter la barre de vie de l’adversaire petit à petit. Il n’y a alors qu’à espérer la vider au plus vite et une certaine redondance s’installe. Par ailleurs, certains affrontements se concluent par un QTE permettant d’obtenir des points bonus.

Quels sont les modes multi ?

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles propose deux modes de jeu multi : en ligne et hors-ligne. On peut y accéder depuis le menu principal dans le mode VS après avoir terminé le prologue. En ligne, on peut opter pour des parties classées ou personnalisées. Dans ce cas, on peut choisir un handicap pour l’un des joueurs, le nombre de rounds pour remporter la victoire ainsi que la durée du combat. Mais ce mode s’avère difficile à pratiquer à cause de la latence des attaques. Dans ces conditions, il est extrêmement difficile de placer un parry par exemple, car la fenêtre de temps est extrêmement petite.

Le jeu hors-ligne ne connait bien sûr pas ces problématiques. On peut évidemment affronter un ami qui possède une manette, ou l’intelligence artificielle. Comme dans les autres jeux de CyberConnect 2, ce mode VS fait ainsi office de partie rapide pour combattre sur le pouce sans passer par le mode histoire.

Esthétiquement, est-il fidèle à l’anime ?

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba est un anime notamment réputé pour la qualité de son animation. Qui de mieux que CyberConnect2 pouvait lui faire honneur ? On savait le studio maître en adaptation d’anime en 3D, notamment avec les Naruto: Ultimate Ninja Storm, aussi beaux que fidèles. On a pourtant l’impression qu’un nouveau palier est ici franchi. Qu’il s’agisse des mouvements des personnages ou de leurs coups spéciaux, on retrouve le style graphique propre à la série, reprenant l’apparence des estampes japonaises. En mouvement, le jeu est magnifique.

On regrette tout de même que les décors paraissent un peu fades, comparés aux modélisations des personnages. Surtout, le titre ne tourne aujourd’hui qu’à 30 FPS, y compris dans nos conditions de test sur Xbox Series X. Le studio a annoncé désactiver cette limite prochainement, par l’intermédiaire d’une mise à jour gratuite. Mais à l’heure du test, 21 octobre 2021, elle est toujours bel et bien en vigueur.

Retrouve-t-on les musiques de la série ?

Il s’agit d’une question récurrente pour les adaptations d’anime, car les droits sont souvent complexes à négocier au Japon. Bonne nouvelle : on retrouve dans Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles des morceaux issus de la série et de nouvelles compositions de Go Shiina (Tales of Legendia, God Eater, Code Vein…). On est plus facilement transporté dans l’univers de Demon Slayer. On précise que la bande-son est incluse intra-jeu, il n’y a donc pas besoin d’acheter un DLC supplémentaire pour profiter des musiques originales.

Faut-il être fan de l’œuvre originale pour apprécier Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles ?

Le titre couvre l’ensemble de la première saison de l’anime ainsi que le film, c’est-à-dire les huit premiers tomes du manga Demon Slayer. L’adaptation se veut d’une grande fidélité, peut-être même un peu trop. Les fans revivent finalement l’anime ou le manga tels qu’ils ont pu les découvrir autrement. Le casting est enfin très limité voire redondant, puisque l’on ne peut incarner que des pourfendeurs de démons. Mais certains antagonistes devraient être ajouté dans les mois à venir.

On prend néanmoins plaisir à retrouver un univers familier si parfaitement retranscrit. En l’état, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles ne s’adresse cependant pas qu’aux connaisseurs. Il se révèle être une porte d’entrée supplémentaire pour découvrir l’univers de Demon Slayer. Un néophyte peut parfaitement découvrir la série par l’intermédiaire du jeu de CyberConnect2.

Lire aussi | Notre test de la version Switch du 9 juin 2022

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba - The Hinokami Chronicles
Captures d’écran © SEGA

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