Test de Battle Axe réalisé le 10 mai 2021 sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par le distributeur. Dernière mise à jour de l’article le 30 décembre 2022.
- Beat ’em all | Hack and slash
- Développé par Bitmap Bureau | Édité par Numskull Games | Distribué par Just For Games
- Sorti le 19 avril 2021
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC
- Interface en français
- PEGI 7
- Toute l’actualité du jeu
Battle Axe s’inspire de titres emblématiques du beat ’em all, tels que Gauntlet sorti en 1985 ou Golden Axe en 1989. Il reprend la vue de dessus du premier, et se déroule dans un univers très similaire à celui du grand classique de SEGA. On y retrouve notamment une galerie de personnages hétéroclites. Entièrement réalisé en pixel art, est-il le digne héritier du beat ’em all fantasy de la fin des années 80 ?
Test de Battle Axe
De quels jeux s’inspire finalement Battle Axe ?
Pas tout à fait. Une fois en jeu, on se rend compte que les susnommés ne servent que très partiellement de modèle à Battle Axe. Les systèmes de combat sont simples. Une touche sert à combattre au corps à corps, une autre permet d’attaquer à distance. Une troisième déclenche un dash qui provoque des dégâts aux ennemis. Quel que soit le personnage que l’on choisit, les contrôles sont identiques. Les variations sont finalement minimes et n’impactent que la vitesse ou les points de vie des personnages.
Le titre auquel Battle Axe fait le plus penser est en réalité Zombies Ate My Neighbors de Lucasfilm Games, sorti en 1993 sur Super Nintendo et Mega Drive. Comme dans ce dernier, le joueur de Battle Axe doit localiser et sauver des personnages immobiles sur la carte pour terminer le niveau. La différence la plus notable est qu’ici, chaque fin de zone mène à un combat de boss. Une fois qu’on l’a vaincu, on rencontre une marchande qui nous permet de dépenser les pièces acquises tout au long d’un niveau. L’utilité des différents objets est cependant cryptique car aucune description n’est fournie. Le joueur peut alors acheter à l’aveugle ou chercher les informations sur Internet pour ne pas se tromper, car certains objets sont bien moins intéressants que d’autres.
S’agit-il d’une expérience arcade ?
Par ailleurs, Battle Axe ne propose pas de continues. On commence une partie avec deux vies. On n’a pas d’autre choix que de finir tous les niveaux avec celles-ci, étant renvoyé à l’écran-titre en cas de game over. Toutefois, les développeurs ont opté pour des niveaux qui ne changent pas d’un run à l’autre, sans aucune forme de génération procédurale. Ainsi, les ennemis, les personnages à sauver et les bonus sont toujours aux mêmes emplacements. Le joueur est toujours en terrain connu et peut, dès lors, progresser un peu plus à chaque tentative. Dans quel but, cependant ? Bien que les fiches-produits du jeu décrivent une histoire et un lore, Battle Axe ne dispose d’aucune forme de narration.
Malgré des choix de game design qui peuvent légitimement diviser, Battle Axe n’en reste pas moins agréable et dispose d’une réalisation époustouflante. Les arrière-plans et les sprites sont signés Henk Nieborg (qui a notamment travaillé sur Shantae) et la bande-son est composée par Manami Matsumae (Mega Man, Shovel Knight). Bien que l’on ait envie d’y replonger, on fait hélas vite le tour de Battle Axe. On aurait par exemple aimé que les classements, qui existent en local, soient disponibles en ligne. Cela aurait notamment motivé à déterrer la hache de guerre pour comparer ses scores avec d’autres joueurs.




