Test de Xenoblade Chronicles 3 réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- JRPG
- Développé par Monolith Soft | Édité par Nintendo
- Nintendo Switch – 29 juillet 2022
- Sous-titré en français – PEGI 12
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Depuis le 29 juillet 2022, Xenoblade Chronicles 3 est disponible sur Switch au prix de 59,99 €. Née il y a douze ans sur Wii, la saga marquait une forme de renaissance pour Monolith Soft. Chaque opus est ainsi devenu un JRPG central des trois dernières générations de consoles Nintendo. Xenoblade Chronicles 3 sort quant à lui sur une Switch en grande forme, avec une attente colossale de la part des fidèles de la série. On sait d’ores et déjà que le gigantisme et la générosité sont au rendez-vous… mais le temps est également venu de faire le bilan des imperfections qui demeuraient jusqu’à présent. Et malgré des marges de progression toujours possibles, Xenoblade Chronicles 3 est bel et bien l’opus des remises en question.
Test de Xenoblade Chronicles 3 sur Switch
Xenoblade Chronicles 3 se déroule après les évènements du premier Xenoblade Chronicles. Le monde d’Aionios est le théâtre de combats entre la nation de Keyes, portée sur la mécanisation, et d’Agnus, spécialisée dans les arts magiques. Le sang coule continuellement à cause d’affrontements en bataillons interposés d’enfants soldats. Leur espérance de vie ne dépasse pas dix ans. Alors que le groupe de Noah affronte celui de Mio, un évènement conduit les six protagonistes à devenir des parias pour leurs camps respectifs. Ils s’unissent alors malgré eux pour faire face à leur destin.

Le rythme est-il meilleur que dans les précédents Xenoblade Chronicles ?
La recette narrative des Xenoblade Chronicles est finalement assez simple. L’aventure est centrée sur l’exploration de vastes zones en monde ouvert. Elle est rythmée par des enjeux ténus jusqu’à des révélations décisives qui accélèrent le pas du périple. Si la fin promet toujours un tumulte d’émotions, le rythme global est tout de même haché, surtout si l’on considère les nombreux à-côtés, pouvant perdre des joueurs sur la durée.
Le scénario de cet opus, martial et dramatique, laisse cependant beaucoup moins de temps mort qu’auparavant. La mise en scène des cinématiques est bien plus dynamique, avec de réelles intentions derrière les mouvements de caméra et les expressions faciales. Globalement, l’aventure est mieux rythmée et la maturité ne se ressent pas que dans les thématiques abordées. Les errances de design, notamment chez les personnages, ont été revues en profondeur. Tous ces aspects renforcent l’attachement au destin tragique des protagonistes et donnent du cœur à l’aventure, même si des ventres mous demeurent.
Monolith Soft a-t-il allégé la navigation et l’exploration ?
Face à certains aspects laborieux de l’exploration des précédents volets, de sérieux efforts ont été entrepris. Les cartes sont plus claires et les objectifs mieux indiqués. Il est même possible de faire apparaitre un fil d’Ariane sur le terrain pour visualiser le trajet optimal. Le système d’affinité avec les colonies est plus fluide et cohérent, le combat aquatique est enfin rendu possible et le loot sur les ennemis ne disparait plus aussi rapidement. Les objets à récolter en quête apparaissent enfin via des marqueurs d’objectifs plutôt que des vagues indications, et peuvent être mis de côté en vue d’une validation ultérieure auprès du mandant. Tout cela ne constitue que des petits ajustements, mais il est impossible de tous les lister ici. Ils font en tout cas une énorme différence tant la frustration pouvait être forte par moment.
Il reste encore des voies d’amélioration à explorer. On se demande par exemple pourquoi, après quatre jeux, Monolith Soft n’a toujours pas eu la présence d’esprit d’ajouter une pause en combat. Pourquoi l’agressivité des monstres volants de haut niveau est-elle toujours responsable de game over intempestifs ? Qu’importe. De nombreuses leçons ont été apprises et il est véritablement satisfaisant de jouer enfin à un monde ouvert qui bénéficie d’un vrai retour d’expérience.
Le système de combat est-il plus simple à appréhender ?
Dans ses grandes lignes, le système de combat reste similaire à celui des autres Xenoblade Chronicles… mais il gagne en options stratégiques. Il est toujours question d’attaquer les ennemis directement sur la carte. Des auto-attaques donnent le tempo des affrontements. Les arts sont plus puissants et ont des effets particuliers, comme un gain de dégâts de dos, mais doivent être rechargés. La réussite des affrontements les plus coriaces passent par une succession d’effets : déséquilibre, chute, hébétude et explosion.
L’une des nouveautés de Xenoblade Chronicles 3 est de pouvoir attribuer des rôles à chaque acteur, se rapprochant du triptyque classique soigneur/tank/DPS. Autre ajout : le nombre de personnages augmente drastiquement, pour atteindre un maximum de sept en combat. Bien que le scénario le justifie, on se demande si c’était bien nécessaire. En complément des attaques spéciales, des fusions par couples, nommées Ouroboros, donnent temporairement accès à un mecha pour taper plus fort le temps de quelques minutes. Le système d’enchainements agit comme un combo similaire à celui de Final Fantasy XII où chacun intervient à la suite selon des règles précises. Il est enfin possible pour la première fois de contrôler les personnages de son choix intra-jeu. Plus de chute de corniche en combat, ni d’ennemis volants hors de portée. Les combats sont ainsi plus dynamiques et intéressants qu’auparavant, et ils en avaient grandement besoin.
Notre avis | 8
Avec Xenoblade Chronicles 3, Monolith Soft semble avoir pris en compte les critiques adressées au deuxième épisode qui, par certains aspects, manquait de finition. D’un point de vue diégétique, la narration se révèle mieux rythmée et la mise en scène suscite davantage l’émotion. Concernant les mécaniques de gameplay, de nombreuses améliorations de qualité de vie, très attendues, font la différence. Les combats et l’exploration sont ainsi moins frustrants qu’auparavant. La trilogie se conclut donc en beauté pour le JRPG en monde ouvert de la maison Nintendo.
On aime
- La narration mieux rythmée
- La mise en scène
- Les améliorations de qualité de vie depuis Xenoblade Chronicles 2
On n’aime pas
- L’absence de pause
- Les game over parfois intempestifs
Merci d’avoir lu notre test de Xenoblade Chronicles 3 sur Switch.






