dimanche 13 juin 2021
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Test de Wonder Boy: Asha in Monster World / Suivi du test de Monster World IV

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 4

Développé par STUDIOARTDINK et édité par ININ Games
Sorti le 28 mai 2021 et disponible sur PlayStation 4 et Switch (également prévu sur PC)

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Chinois
AudioJaponais
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Chinois

Test de Wonder Boy: Asha in Monster World

Contrairement à Wonder Boy: The Dragon’s Trap dont les magnifiques sprites sont dessinés à la main, Wonder Boy: Asha in Monster World est intégralement en 2,5D. Remake du légendaire Monster World IV, ce nouvel épisode est réalisé par une partie de l’équipe d’origine dont Ryuichi Nishizawa. Cela suffit-il à retrouver l’esprit de cette merveille de la Mega Drive ?

Wonder Boy: Asha in Monster World met en scène la jeune Asha qui rêve de devenir guerrière. Une fois à la capitale Rapadagna, qui sert de hub pour s’équiper entre les différents niveaux, Asha est mandatée pour libérer les esprits élémentaires du royaume. Petite originalité : Monster World IV et son remake se déroulent dans un univers aux inspirations orientales plutôt que fantasy. Asha est par ailleurs accompagnée d’un Pepelogoo, une créature à tout faire qui octroie un double-saut, qui possède la capacité de planer et qui peut interagir avec de nombreux éléments du décor.

Ce remake perd un peu de panache par rapport à la version de 1994 dont le pixel art était d’une finesse inouïe. Pour autant, ses modélisations colorées et rondouillardes ne manquent pas de charme et sont bienvenues pour gérer les effets de profondeur. On reconnaît bien les lieux de Monster World IV mais il ne s’agit pas d’une reproduction identique au pixel près. Des changements ont même été apportés au gameplay pour l’enrichir et ajouter davantage de confort.

On pense notamment à la possibilité de sauvegarder à n’importe quel moment depuis le menu principal. Il n’est plus nécessaire de localiser les sages du royaume pour enregistrer sa partie et rien n’empêche de prendre ses précautions avant un obstacle. On pense aussi à la charge intégrée dans la mécanique de combats : une jauge de puissance se remplit à chaque coup que l’on porte et que l’on peut déclencher quand elle est pleine pour une super-attaque. Enfin, on peut désormais savoir combien de fragments de cœur a-t-on laissé en chemin et retourner dans les précédents niveaux pour tenter de tous les obtenir, mais le Pepelogoo évoluant, on ne peut plus atteindre tous les passages.

On regrette d’ailleurs que STUDIOARTDINK n’en ait pas profité pour ajouter de nouveaux chemins à explorer plus tard dans l’aventure. Wonder Boy: Asha in Monster World possède la même structure que Monster World IV et partage sa linéarité, toutefois maquillée par la possibilité d’acheter de nouveaux équipements. Les développeurs ont privilégié la fidélité alors même que le moteur du jeu et la représentation graphique ont changé, et donnent l’impression de ne pas avoir pris beaucoup de risque.

On n’ira toutefois pas jusqu’à dire que Wonder Boy: Asha in Monster World est un remake timide : on ne peut plus passer d’une version à l’autre comme c’était le cas avec Wonder Boy: The Dragon’s Trap. Les versions sont en effet trop différentes pour les « superposer ». Mais Wonder Boy: Asha in Monster World reste Monster World IV : un jeu de plateforme extrêmement plaisant à parcourir. Son style graphique léger, son titre harmonisé et son accessibilité (le remake étant localisé en français) en font une excellente porte d’entrée à Wonder Boy, y compris pour les plus jeunes joueurs.

Wonder Boy: Asha in Monster World

Test de Monster World IV

Avec les éditions physiques de Wonder Boy: Asha in Monster World sur PlayStation 4 et Switch, ININ Games offre aux joueurs un bonus de taille : le mythique Monster World IV dans sa version Mega Drive. Y a-t-il encore un intérêt d’y jouer à l’heure du remake ? Monster World IV n’ayant rien perdu de sa superbe et les propositions étant finalement assez différentes, on ne cache pas notre plaisir de retrouver cet épisode inaltéré.

Pouvoir jouer à Monster World IV est un plaisir que l’on ne devrait jamais refuser. Bien que depuis disponible en anglais sur PlayStation 3, Xbox 360, Wii et Mega Drive Mini, cet épisode est resté inédit hors-Japon jusqu’à 2012 ! Dernier épisode de Wonder Boy signé Westone Bit Entertainment, Monster World IV sonne comme le chant du cygne d’un studio qui fermerait définitivement ses portes en 2014.

À condition de ne pas être réfractaire au pixel art, les graphismes de cet épisode sont toujours absolument divins et peuvent, à juste titre, toujours servir de modèle du genre presque trente ans après sa sortie. Dans la grande tradition de Wonder Boy, les sprites sont grands et colorés et les décors sont finement détaillés. Que dire des animations ? Quand un squelette-escrimeur se fend ou que l’héroïne se trémousse pour ouvrir un coffre, on s’étonne des capacités d’une console aussi modeste qu’une Mega Drive.

Côté émulation, Monster World IV dispose de nombreuses options d’affichage. On peut ainsi reproduire finement le rendu d’un téléviseur cathodique en jouant sur les nombreux paramètres de scanlines,ou opter pour des visuels plus bruts. 4/3, 16/9 ou pixel perfect sont enfin laissés à la discrétion du joueur. On peut également et intégralement configurer l’input mapping pour décider de la disposition des touches.

Le seul petit bémol provient de l’impossibilité d’utiliser des sauvegardes d’état. L’absence de cette fonctionnalité est d’autant plus dommage que Wonder Boy: Asha in Monster World permet de sauvegarder à tout moment. Cela n’est toutefois pas préjudiciable outre mesure : Monster World IV est un jeu de plateforme très accessible, loin des jeux les plus obtus des années 90. Les sages qui permettent de sauvegarder sont dans l’ensemble suffisamment nombreux pour ne pas prendre la console en otage.

Manette en main, Monster World IV est toujours aussi léger que son remake et les mécaniques liées au Pepelogoo sont quasiment identiques. On peut toutefois trouver l’exploration sensiblement plus labyrinthique à cause de la gestion de la profondeur. En 2,5D, la question ne se pose pas mais le jeu d’origine superpose différents plans qui peuvent prêter à confusion.

Monster World IV s’avère donc extrêmement bienvenu en supplément de Wonder Boy: Asha in Monster World. Il permet non seulement de le comparer pour mieux se rendre compte des évolutions du remake, mais il fait aussi toujours autorité. Il y a même fort à parier que de nombreux joueurs de l’ancienne école préfèreront la version d’origine. Dans tous les cas, ININ Games laisse le choix et met à disposition l’un des plus grands classiques de la plateforme, à condition d’opter pour l’édition physique cependant.

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Julien Capronhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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