Test de Shadow of the Ninja: Reborn réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action | Plateforme
- Développé par Tengo Project | Édité par ININ Games
- PlayStation 5 | PlayStation 4 | Xbox Series X | Nintendo Switch | PC – 29 août 2024
- Sous-titré en français – PEGI 7
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Passé maître dans l’art de la restauration, Tengo Project ressuscite Blue Shadow avec Shadow of the Ninja: Reborn. Cette nouvelle interprétation du jeu d’action mythique de Natsume sera éditée le 29 août 2024 par ININ Games au prix de 19,99 €, sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, Nintendo Switch et PC.
Test de Shadow of the Ninja: Reborn sur PC
Initialement sorti le 10 août 1990, Blue Shadow, qui s’inspire ouvertement de Ninja Gaiden, fait partie des grands classiques de la maison Natsume, également connue pour Power Blade et Action in New York. Le titre se caractérise notamment par la possibilité d’y jouer à deux en coop et par sa réalisation extrêmement soignée pour l’époque.
À la différence de la version d’antan, Shadow of the Ninja: Reborn se déroule dans la ville fictive de Laurasia et non plus à New York. Symbolisant jadis la prospérité de l’humanité, la mégalopole est désormais passée sous le joug de l’empereur Garuda. Deux guerriers intrépides venus d’un pays à l’Est sont toutefois opposés à son règne autoritaire : Hayate et Kaede, le duo de ninjas que l’on contrôle tout au long du jeu.
L’esprit de Blue Shadow apparaît en filigrane
Au contraire de nombreux remakes qui reproduisent l’expérience d’origine avec fidélité, Shadow of the Ninja: Reborn bifurque nettement avec Blue Shadow. On retrouve bien sûr un jeu de plateforme et d’action, qu’il est possible de pratiquer à deux. On reconnaît également les personnages, les ennemis, les musiques remixées pour l’occasion et, globalement, les mêmes niveaux… bien qu’un sixième s’intercale tout de même en cours de partie. Mais on peine, la plupart du temps, à reconnaître le jeu d’origine, et davantage encore dans la deuxième moitié.
Tant mieux : quelques segments de level design, par-ci, par-là, évoquent le classique de 1990. Mais Tengo Project a nettement modernisé les niveaux avec plusieurs itinéraires possibles parfois, des secrets et de nombreuses situations inédites, qui ajoutent de la variété. À cet effet, les développeurs ont aussi élargi le movepool, avec des techniques de ninja indispensables pour progresser, comme une course murale ou un saut permettant de planer souplement. En lieu et place des cinq objets de l’époque, les protagonistes ont désormais accès à quelques cinquante-trois outils ninja, parmi lesquels des consommables et de très nombreuses armes. Naviguer dans l’inventaire n’est toutefois pas toujours aisé. Par ailleurs, on conserve désormais les katana et kusarigama tout au long du jeu, attribués à deux touches différentes.
Cette nouvelle interprétation bénéficie enfin de tout le savoir-faire du studio en matière de pixel art. Les sprites sont immenses, les animations détaillés et les décors, pourtant riches, maintiennent leur lisibilité en toute circonstance. On peine peut-être à reconnaître le titre d’il y a trente-quatre ans. Mais on n’éprouve aucune difficulté à reconnaître les immenses qualités du jeu de 2024.
Exigeant mais juste
L’exigence de Blue Shadow demeure aussi avec Shadow of the Ninja: Reborn, dans lequel on meurt souvent, très souvent. Mais au contraire du jeu NES, limité à six continues avant qu’il ne nous renvoie au point de départ, les vies sont aujourd’hui illimitées. Des points de contrôle, entre les niveaux intermédiaires et avant chaque boss, favorisent également la progression du joueur.
En cas de « game over » à répétition, Tengo Project glisse discrètement des consommables dans la besace du protagoniste pour l’aider. Une boisson énergisante tout d’abord, puis un onigiri, une deuxième boisson et ainsi de suite. Un système de sauvegarde permet d’ailleurs de reprendre sa partie mais, au cours de notre test, celui-ci n’a pas toujours fonctionné correctement. En revanche, on déverrouille petit à petit l’arsenal du ninja pour s’offrir un meilleur départ en équipant sa barre d’outils. Cette option est surtout bienvenue pour ceux qui cherchent à terminer le jeu d’une traite.
On est donc d’abord cueilli à froid par la brutalité apparente de Shadow of the Ninja: Reborn. Mais le titre se révélant assez court, deux ou trois heures tout au plus selon le joueur, on finit par connaître par cœur l’emplacement des ennemis et leurs patterns d’attaque, ainsi que celui des consommables. La difficulté du remake est ainsi sans commune mesure avec celle du jeu NES auquel tout le monde a joué, mais que personne n’a fini, comme c’était souvent le cas à l’époque.
Notre avis | 8
Cette nouvelle interprétation du classique de Natsume s’inscrit dans la lignée des résurrections de Tengo Project. Elle bénéficie d’une réalisation de haute volée, d’un gameplay enrichi et d’un équilibrage de la difficulté infiniment plus juste. Shadow of the Ninja: Reborn ne se contente pas de reproduire Blue Shadow puisque les développeurs n’ont pas hésité à le remanier en profondeur. Sur sa lancée, on espère que le studio envisagera le même traitement pour Power Blade et Action in New York.
On aime
- La réalisation soignée
- Le movepool enrichi
- Les nombreux outils ninja
- L’équilibrage de la difficulté
On n’aime pas
- La sauvegarde capricieuse
- La navigation dans l’inventaire
Merci d’avoir lu notre test de Shadow of the Ninja: Reborn sur PC.
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