Test de We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version commerciale.
- Action
- Développé par Monkeycraft | Édité par Bandai Namco
- 2 juin 2023
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch | PC
- Entièrement localisé en français
- PEGI 3
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Après Katamari Damacy REROLL+ fin décembre 2018, le deuxième jeu de « roulage » fait également son retour avec We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie. Cet épisode possède une saveur particulière en Europe puisqu’il est le premier sorti sur notre territoire, à l’époque de la PlayStation 2. Modernisé par Monkeycraft, expert en la matière, cette suite comporte quelques niveaux supplémentaires.
Test de We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie sur Xbox Series X
C’est peu dire que l’aura du Roi de tout le Cosmos écrase le Prince. Mégalomane au verbe haut, ce colosse a aussi roulé son katamari en son temps. We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie explore justement sa jeunesse, quand il était lui-même Prince, et ses relations conflictuelles avec son père. L’ancien Roi était aussi imposant, mais plus solennel encore. Cette trame narrative décousue ne reste qu’un prétexte au roulage, véritable objet d’obsession du Roi et de fascination pour les habitants de la Terre.
Des situations plus variées
Katamari Damacy est un jeu d’échelles. Comme le diamètre du katamari du Prince, la démesure est graduelle. Le premier jeu se conclue à ce point en apothéose qu’on imagine difficilement une suite plus excessive. En roulant ses premières masses de We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie d’ailleurs, on a l’impression d’un retour en arrière. Les niveaux les plus spectaculaires arrivent plus tôt et la fin ne paraît pas aussi grandiose.

Plutôt que la démesure, les développeurs de l’époque ont surtout approfondi l’extravagance. Il s’agit toujours de rouler un katamari, une « boule » où s’accrochent tous les objets de taille inférieure. Trombones, chaises, vélos, éléphants puis pavillons s’intègrent à cette masse hétérogène. Mais les situations sont plus diversifiées et absurdes, avec de nombreuses saynètes intra-jeu qui, individuellement, racontent leurs propres histoires.
Les objectifs aussi surprennent. Dans l’un des chapitres, le Prince roule un sumotori jusqu’à ce qu’il prenne suffisamment de poids. Dans un autre, il fabrique une tête pour un bonhomme de neige géant. On participe aussi à une course automobile avec un katamari ultra-rapide. Pour les visiteurs d’un camping, on maintient également une boule enflammée qui risque de s’éteindre au contact de l’eau, ou avec le temps si on ne la roule pas sur des feux de camps positionnés ici et là.
Une version fidèle
Toutes les missions sont dispensées par différents personnages non-jouables qui apparaissent dans une prairie, à mesure que l’on progresse. En ligne droite, il faut compter un peu moins de sept heures pour atteindre les crédits de fin. Mais chaque chapitre comporte plusieurs niveaux de lecture et des objectifs additionnels qui prolongent l’expérience. Par exemple, dans l’un des niveaux, le Prince doit rouler un katamari de cinq-cents mètres en moins de dix-sept minutes. La deuxième fois, il suffit d’atteindre les mille mètres de diamètre sans contrainte de chronomètre toutefois.

We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie se distingue finalement par ses contenus supplémentaires. Quelques missions consacrées à l’enfance du Roi complètent le jeu d’origine. Ces dernières sont légèrement plus difficiles et font surtout office de bonus pour prolonger la rêverie.
Le travail de modernisation reste néanmoins minime. On se réjouit de retrouver ce classique d’un genre indescriptible. Mais quelques aspects agacent, dont la caméra ou une distance d’affichage moins profonde au passage en 16/9. Qu’importe. We Love Katamari est à présent disponible sur tous les systèmes du moment et comporte même des contrôles simplifiés. Ils ne suffiront sans doute pas à convaincre les allergiques de Katamari Damacy et on y perd beaucoup de sensations. Mais ils se révèlent appréciables pour jouer en multi, dans le cas où le deuxième joueur n’aurait pas roulé sa bosse sur d’autres jeux de la série.
Notre avis | 7
Avec We Love Katamari REROLL+ Royal Reverie, Monkeycraft met à jour le deuxième épisode de la série. À cette occasion, on retrouve cette suite de Katamari Damacy, moins démesurée mais plus extravagante. Le titre brille effectivement par sa variété de situations, toutes plus loufoques les unes que les autres. Les nouveaux segments explorent la jeunesse du Roi de tout le Cosmos et prennent la forme d’un défi à la hauteur des experts du roulage. L’expérience reste clivante mais unique et curieusement satisfaisante. On espère désormais que Me and My Katamari, l’épisode PlayStation Portable, aura droit au même traitement.
On aime
- L’extravagance
- La variété des situations
- Les différents niveaux de lecture
- Les nouveaux chapitres consacrés au Roi de tout le Cosmos
- La disponibilité sur tous les systèmes du moment
On n’aime pas
- Moins spectaculaire que Katamari Damacy
- Le travail de modernisation minime
- Les contrôles de la caméra
- La profondeur de champ




