Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Xbox Series X
Développé par Fireart Games et édité par The Irregular Corporation
Sorti le 28 janvier 2021 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch, PC et Stadia
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Chinois / Polonais / Russe / Japonais / Portugais / Coréen / Turc |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Chinois / Polonais / Russe / Japonais / Portugais / Coréen / Turc |
Certains développeurs s’amusent à cacher la difficulté de leur titre derrière une direction artistique tout en couleurs. Fireart Games n’a jamais caché que son dernier jeu était une initiation au point and click. TOHU se présente-t-il comme la porte d’entrée idéale vers un genre réputé difficile ?
Les deux personnages principaux, une fillette et son ami robot, vivent sur un poisson géant alimenté par « le moteur sacré ». Alors que la vie était paisible, une étrange lueur tombe du ciel, apportant avec elle un mystérieux personnage capuchonné qui détruit aussitôt le précieux artefact. Les deux héros se donnent comme mission de réparer le moteur et de trouver l’identité de cet étranger. L’histoire de TOHU est simple et assez linéaire, ce qui permet de se concentrer sur son élément central : son univers.
Le voyage de nos deux héros nous mène de poisson géant en poisson géant, proposant au joueur des décors magnifiques et une direction artistique remarquable. Ses couleurs pastel dans un univers steampunk font de TOHU une œuvre visuellement plaisante à découvrir. Chaque recoin est truffé d’animaux semi-robotiques qu’il faut débusquer, de morceaux de décors cachés ou d’objets plus loufoques les uns que les autres. Nos deux personnages ne sont pas en reste, puisque chaque action (ou inaction) déclenche une animation extrêmement soignée. L’emballage du jeu est un véritable appel à la découverte pour quiconque apprécie le style graphique.
Cette richesse dans les décors rend néanmoins la lisibilité plus difficile. Il faut en effet cliquer sur chaque élément de chaque tableau pour être bien certain de n’avoir rien oublié. Ce n’est pas toujours facile, d’autant que TOHU n’a pas emprunté l’une des excellentes idées des point and click modernes : impossible de mettre en surbrillance les objets avec lesquels on peut interagir. La maniabilité au stick, qui simule une souris d’ordinateur, permet heureusement de naviguer très précisément.
L’univers dépeint propose des énigmes parfaitement intégrées à la diégèse de TOHU, à base de machines, d’éléments à retrouver pour des personnages loufoques, et même de voyages dans le temps. Le joueur peut passer d’un personnage à l’autre d’un clic, alternant entre la fillette, petite et habile, et le robot, costaud et résistant. Les casse-têtes s’appuient généralement sur cette dualité.
Ils sont assez simples pour tout type de joueur, à l’exception d’une poignée d’entre eux qui nécessitent de se mettre à la place du concepteur pour comprendre la logique. Des aides régulières nous sont proposées grâce aux discussions avec les habitants de chaque île-poisson, ou à notre journal de bord qui nous offre des astuces moyennant un petit jeu de reflexe. Ces coups de pouces bienvenus participent grandement à l’accessibilité du jeu.
TOHU est avant tout un délice pour les yeux mais il n’oublie pas d’être un bon point and click. Son univers coloré en fait une œuvre singulière, que l’on parcoure de fond en comble, intégrant parfaitement ses énigmes aussi faciles qu’ingénieuses. TOHU réussit son pari : les débutants ne se casseront pas les dents sur un jeu trop difficile, tandis que les initiés seront charmés par l’emballage.







