Test de The Plane Effect : effet de flou

Détails de The Plane Effect

VersionsSortieDéveloppeurs ÉditeurPrix
PlayStation 523/09/2021Innovina
Studio Kiku
PQube14,99 €
Xbox Series X23/09/2021Innovina
Studio Kiku
PQube14,99 €
Switch23/09/2021Innovina
Studio Kiku
PQube14,99 €
PC23/09/2021Innovina
Studio Kiku
PQube14,99 €

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Test de The Plane Effect sur Switch

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Russe / Chinois simplifié / Chinois traditionnel / Néerlandais / Polonais / Portugais (Portugal) / Portugais (Brésil) / Thaï

On pourrait croire de prime abord que The Plane Effect est un descendant des œuvres de Playdead, LIMBO et INSIDE, mais il s’en écarte assez largement pour imposer un jeu sans repères narratifs ni constance dans le gameplay. Ce manque de clarté empêche The Plane Effect d’être une œuvre facilement compréhensible, dans ce qu’il cherche à raconter et à montrer.

On y incarne Solo, modeste employé de bureau qui termine sa dernière journée de travail dans un monde dystopique rappelant fortement 1984 de George Orwell. Une anomalie cosmique plus tard, le héros de l’aventure doit retrouver sa famille au plus vite, sans trop savoir pourquoi, ni comment. Si le postulat paraît vague, c’est qu’il est tiré des communications du studio plus que du jeu lui-même, très avare en explications.

Aucun dialogue, ni aucune interaction ne permet de deviner la quête que l’on entreprend. Tout au plus, cette photo de famille déjà entrevue lors de la cinématique d’introduction, découverte au pied du bureau et une perturbation rouge dans le ciel. Le concept paraît audacieux tout d’abord, mais il en devient déroutant une fois le générique de fin passé, alors que The Plane Effect a à peine posé son propos. Il peut y avoir mille métaphores comme il peut n’y en avoir aucune, les développeurs laissent le joueur se construire sa propre histoire.

Une fois le bureau quitté, il faut se frayer un chemin jusqu’à la destination finale. Il s’agit donc d’arriver à la zone suivante en devinant petit à petit ce qu’il faut faire pour l’atteindre. L’enchainement des décors n’ayant que peu de cohérence, passant par exemple d’une rue surveillée par des drones à un espace enneigé, puis par l’intérieur d’un ver géant, le plaisir de la découverte est l’un des principaux leviers de progression. Celle-ci se fait quasi-exclusivement de gauche à droite, donnant l’impression d’une perpétuelle course en avant. La caméra vue de trois-quarts peut cependant se montrer gênante pour la compréhension de certaines scènes.

À l’intérieur d’une zone, les développeurs laissent la possibilité d’activer une aide visuelle appréciable. On peut bien sûr la désactiver, mais cela accentue l’un des principaux défauts de l’aventure. The Plane Effect prend la forme d’un point and click pendant la plupart des phases de jeu. Dans l’approche assez simple, il demande cependant d’effectuer des actions dans le bon ordre afin de débloquer une situation. Par exemple, lors de la première heure dans le ver géant, on croise d’abord un objet par terre avec lequel on ne peut pas interagir. On avance de quelques mètres pour se retrouver coincé par un mur. Il faut alors rebrousser chemin pour pouvoir prendre l’objet par terre, qu’on pourra cette fois ramasser.

Le deuxième écueil, qui ne peut être contourné d’aucune façon, est la maniabilité extrêmement gauche du personnage au cours des phases de plateformes, heureusement peu nombreuses, voire d’exploration/d’action. Solo est lourd et pataud, et le saut peut être d’une grande difficulté, ce qui le rend désagréable à manipuler.

Innovina et Studio Kiku proposent avec The Plane Effect une aventure qui ne manque pas de singularité, qu’il faut aborder comme une œuvre expérimentale plus qu’un jeu se tenant de bout en bout. Un fil rouge plus marqué aurait permis de donner de la cohérence, on salue cependant de très belles cinématiques et l’audace de la mise en scène.

Captures d’écran de The Plane Effect

The Plane Effect

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