Test de Star Ocean: First Departure R réalisé sur PlayStation 4 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- JRPG
- Développé par tri-Ace et TOSE | Édité par Square Enix
- Sorti le 5 décembre 2019
- PlayStation 4 | Switch
- Ne comporte pas de sous-titres en français
- PEGI 12
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Avec Star Ocean: First Departure R, le « premier » épisode de Star Ocean est de retour sur consoles de salon. Pas sous sa forme originelle tout du moins, puisqu’il s’agit d’un portage sur PlayStation 4 et Switch du remake PSP, initialement sorti en 2008. Son âge pourrait rebuter les nouveaux joueurs, mais il constitue toujours une porte d’entrée idéale pour découvrir cette grande saga de science-fiction.
Test de Star Ocean: First Departure R
Ceux qui connaissent la version PSP savent exactement à quoi s’attendre car il s’agit du même jeu en 1080p. L’enrobage est davantage soigné avec de nouveaux artworks pour représenter les personnages, avec la possibilité d’opter pour les anciens portraits. Le joueur peut également choisir à sa convenance les doublages anglais ou japonais, avec la version originale ou de nouveaux enregistrements. On aurait par contre aimé une mise à jour de la petite police d’écriture.

Star Ocean: First Departure R profite également de ce portage pour rééquilibrer ses combats et offrir plus de challenge. La nouveauté la plus agréable reste la vitesse de déplacement accrue en appuyant sur R2 et qui permet de progresser beaucoup plus rapidement, y compris sur la carte du monde où le personnage était jusqu’alors très lent.
À mi-chemin entre science-fiction et fantasy
Ceux qui ne connaissent pas ou peu Star Ocean découvriront un univers mélangeant fantasy et science-fiction, intégralement en anglais. Le joueur incarne Roddick, un habitant du modeste village de Kratus sur la planète sous-développée de Roak. Une maladie transmissible par le toucher transforme les villageois en statues de pierre : heureusement, des Terriens venus de l’espace viennent en aide à Roddick et ses amis pour concocter un remède.
Star Ocean: First Departure R propose la même aventure que le Star Ocean de 1996 sur Super Famicom, à la différence près qu’il utilise la représentation de Star Ocean: The Second Story, le deuxième épisode sorti sur PlayStation en 1998. Les sprites en 2D évoluent dans de jolis décors en 3D précalculée dont le rendu est étonnamment précis sur les nouvelles consoles. L’upscale ne floute pas les arrière-plans qui conservent un aspect pixelisé, de sorte que les personnages ne jurent jamais avec les environnements.

Un JRPG extrêmement dynamique
Côté combats, le jeu est plus pêchu que sur Super Famicom et reproduit dans les grandes lignes son gameplay nerveux, très similaire à celui de Tales of. Le joueur peut se déplacer dans l’arène à sa guise et attaquer à volonté en appuyant sur la touche d’action. Il est possible de programmer des techniques spéciales que l’on utilise via les gâchettes en échange de MP, mais l’ensemble reste extrêmement simple, d’autant que les autres combattants sont contrôlés par l’IA.
L’absence de chargement et la vitesse des transitions permettent d’enchaîner les combats à une allure folle. Parce qu’ils dégagent beaucoup d’énergie, ils deviennent hypnotiques et addictifs, au risque de déséquilibrer la difficulté du jeu en raison de l’énorme quantité d’expérience, d’argent et de points de compétences que l’on obtient. Mais il en faut car la dernière partie de l’aventure est un véritable mur de difficulté.
Un système de compétences précurseur
La particularité de Star Ocean réside finalement dans les fameuses compétences. Elles sont très originales pour un jeu de rôle japonais et permettent des actions variées, en combat et surtout en dehors. En dépensant ses points dans la cuisine, par exemple, un personnage peut transformer des aliments en plats. Une compétence permet d’expertiser des objets inconnus, une autre de fabriquer des potions.

À une époque où la série Star Ocean se trouve légèrement en retrait parmi les projets de Square Enix, difficile de bouder son plaisir avec ce portage qui, avec son charme désuet et la simplicité de son exécution, évoque les belles heures de l’ère 32 bits du jeu de rôle japonais. Et la proposition offre une autre expérience que celle des habituels Final Fantasy. On espère de tout cœur que Star Ocean: Second Evolution connaîtra un portage similaire.




