Test de Silent Hope réalisé sur Steam Deck à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Hack and slash | Dungeon crawler
- Développé et édité par Marvelous | Distribué par Just For Games
- Switch | PC – 3 octobre 2023
- Sous-titré en français | PEGI 12
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Silent Hope est disponible sur Switch et PC depuis le 3 octobre 2023. Dans ce hack and slash de la maison Marvelous, lointain hors-série de Rune Factory, sept héros muets explorent les innombrables donjons d’une Abîme. Difficile de poser la manette devant le caractère addictif de la boucle de gameplay.
Test de Silent Hope sur Steam Deck
Une calamité s’est abattue sur un paisible royaume, provoquant trahisons et coups bas parmi la population. En réponse à ce chaos, le Roi dépossède ses sujets de la parole avant de disparaître dans une Abîme. Le chagrin de la Princesse qui s’ensuit la transforme en cristal et plusieurs siècles de mutisme effacent ces événements de la mémoire collective.
Des années plus tard toutefois, sept héros émergent de l’Abîme pour répondre à l’appel de la Princesse. Elle les supplie de retrouver le Roi, souhaitant comprendre ses agissements. À la fois guide et narratrice, elle intervient à l’occasion de halos de lumière ponctuant les donjons. Bien que les héros soient muets, Silent Hope se révèle donc étonnamment volubile et ne manque pas d’humour. Les sous-titres français sont d’ailleurs particulièrement soignés.
Les sept personnages offrent de la variété
Le logiciel prend en réalité la forme d’un hack and slash tout ce qu’il y a de plus classique, rappelant les mécaniques de Diablo. L’utilisateur progresse au fil d’étages aléatoires, récolte son loot, rentre à la base pour améliorer ses équipements et ainsi de suite. À intervalles réguliers, des feux de camp font office de signets et des mécanismes, des arènes et des boss rythment l’exploration. Malgré des objectifs pour pimenter certains étages (vaincre × ennemis, ne pas consommer de potion etc.), le level design s’avère tout de même générique et le bestiaire répétitif.
La variété provient des différents héros, possédant chacun des mécaniques de gameplay. Aventurier, archer, fermière, artiste martiale, magicien, épéiste et guerrière disposent de leurs propres builds. La personnalisation est relativement pauvre car seules neuf compétences et trois classes sont disponibles par personnage. On passe de l’un à l’autre depuis la base ou après de cristaux disséminés dans les donjons.
Tous sont agréables à l’usage, mais on ne recommande pas de faire évoluer les sept à la fois. Dans ce cas-là, on dilue malheureusement l’expérience nécessaire pour progresser. Au contraire, concentrer les efforts déséquilibre la difficulté dans le sens inverse. Notre conseil est de n’exploiter que deux ou trois d’entre eux, pour répondre aux forces et faiblesses élémentaires de la faune. Quoi qu’il en soit, changer de personnage en cours de run est fortement recommandé pour recharger ses objets de soin et obtenir divers buffs.
Une boucle de gameplay addictive
Avant de se lancer, le joueur doit convenablement s’équiper et cuisiner pour obtenir des effets supplémentaires, rappelant Monster Menu: The Scavenger’s Cookbook. Ces objets sont issus de « souvenirs », en réalité des recettes pour fabriquer armes, anneaux et boucles d’oreilles. Pour les créer néanmoins, le joueur récolte au préalable des ressources, qu’il doit obligatoirement raffiner. Pendant ce temps, libre à lui d’explorer quelques étages puis de forger ce qu’il désire une fois de retour. Le temps de raffinage diminue quand les installations évoluent.
L’interconnexion des différentes mécaniques stimule donc. Le joueur est toujours motivé pour débuter une exploration supplémentaire car on ne rentre que rarement bredouille. Attention, toutefois. Mieux vaut revenir à la base quand on transporte un butin de valeur car, en cas de défaite, on perd généralement les objets les plus précieux.
Notre seul regret est l’impossibilité de partager l’expérience en coop. Avec sept personnages à faire évoluer à sa guise et la représentation graphique favorisant la lisibilité, on aurait pu imaginer des modes multi en ligne voir sur un même écran. Peut-être aurait-il fallu un équilibrage supplémentaire pour opposer une résistance à sept valeureux guerriers s’engouffrant dans l’Abîme. Reste un hack and slash modeste mais suffisamment soigné pour qu’on y replonge sans rechigner.
Notre avis | 7
Silent Hope est un hack and slash générique mais finalement soigné et terriblement addictif. On apprécie surtout la variété de gameplay induite par les sept guerriers, bénéficiant chacun de leurs propres builds. On regrette l’impossibilité d’y jouer à plusieurs alors que le postulat s’y prête à merveille. Mais qu’importe, impossible de lâcher la manette devant l’interconnexion des différentes mécaniques qui pousse à une petite dernière, encore et encore…
On aime
- La variété de gameplay
- L’interconnexion des mécaniques
- La version française
On n’aime pas
- Le level design générique
- Le bestiaire limité
- Les déséquilibres de la difficulté
- L’absence de multi
Merci d’avoir lu notre test de Silent Hope sur Steam Deck.
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