Test réalisé à partir d’une version fournie par Cosmocover sur PC (Ryzen 5 3600X, 32 Go de RAM, Radeon RX 5700 XT)
Développé par Polygon Treehouse et coédité par United Label et CI Games
Sorti le 23 juillet 2020 et disponible sur PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Chinois / Portugais / Russe / Polonais |
| Audio | |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Chinois / Portugais / Russe / Polonais |
Développé par le studio Polygon Threehouse dont c’est la première production, Röki est un jeu d’aventure point and click inspiré du folklore Scandinave. On doit y traverser de nombreux lieux pour y résoudre des énigmes dans la plus grande tradition du genre, sans que celles-ci ne soient frustrantes toutefois puisque l’accent a été mis sur l’accessibilité. Röki s’inspire fortement des grands classiques comme The Secret of Monkey Island de LucasArt. Son orientation grand public lui permet-elle de capter l’attention des joueurs tout au long de son récit ?

Dans Röki, le joueur incarne Tove, une jeune fille qui vit avec son petit frère Lars sous le toit d’un père qui, après avoir sombré dans la dépression, ne leur accorde plus de temps. Alors que toute la maison est au lit, le domicile familial est pris d’assaut par une créature gigantesque : Tove s’échappe avec son petit frère, laissant leur père blessé sous les décombres de la maison.
Nouveau venu dans l’univers du point and click, Röki tire son épingle du jeu avec une proposition destinée aux débutants et centrée sur le récit. Tout est mis en œuvre pour faciliter la progression. On n’est pas spécialement pris par la main mais une option permet de mettre en surbrillance les éléments interactifs présents à l’écran. Facultative, cette possibilité est surtout présente pour aider les moins patients à progresser.
Polygon Treehouse a mis un point d’honneur à faire de Röki un titre accessible et ouvert à tous les publics. Les énigmes sont en général astucieuses mais ne sont jamais bloquantes pour autant, grâce à un menu contextuel clair et lisible. Il suffit de prendre un objet présent dans son inventaire et de le glisser à l’aide du stick ou de la souris à l’endroit désiré.

Dans sa structure, Röki intègre une composante issue du metroidvania : il n’est pas rare d’être bloqué dans sa progression, il faut donc souvent revenir sur ses pas une fois un nouvel objet en main pour continuer l’aventure. Les développeurs ont eu la bonne idée de proposer un système de voyage rapide, rendu très efficace grâce à des chargements très courts.
La direction artistique très soignée de Röki, dans un style cartoon, propose un rendu visuel réussi, que ce soient ses décors, les créatures rencontrées ou les différents personnages présents dans le jeu. Ces derniers ne sont pas doublés et ils s’expriment par des onomatopées : cela peut être agaçant pour certains mais il est possible de désactiver les sons dans les paramètres. La bande-son, quant à elle, est particulièrement réussie avec des thèmes souvent mélancoliques qui rappellent les enjeux de l’histoire.
Le scénario de Röki est d’ailleurs extrêmement plaisant à suivre avec un récit maîtrisé qui traite de sujets difficiles à aborder : la perte d’un proche, la peur de l’inconnu, l’importance des liens parentaux… Les thématiques ne laissent pas indifférent. Röki n’est peut-être pas le point and click le plus ambitieux sorti ces dernières années mais il est sans aucun doute l’un des plus accessibles. C’est tout à son honneur puisqu’il permet à tous les publics de découvrir un genre souvent destiné à une frange d’habitués.





