Test de Rise of the Rōnin réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action-RPG
- Développé par Team Ninja | Édité par Sony Interactive Entertainment
- PlayStation 5 – 22 mars 2024
- Entièrement localisé en français – PEGI 18
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Depuis le 22 mars 2024, Rise of the Rōnin est disponible sur PlayStation 5 à partir de 79,99 €. Après Nioh, Nioh 2 et Wo Long: Fallen Dynasty, Team Ninja propose un nouveau Souls-like. Avec un twist car il s’agit, cette fois, d’un monde ouvert. Doit-on y voir un simple pastiche d’Elden Ring, ou un titre suffisamment singulier, comme les précédents jeux du studio, pour se distinguer ?
Test de Rise of the Rōnin sur PlayStation 5
Rise of the Rōnin prend place à la fin de l’ère Edo. Cette fois-ci, point de magie ou autres monstres venant s’installer dans l’aventure. Le titre s’inscrit dans le réel, à quelques exceptions près, et l’on y incarne une lame secrète. Formé en binôme avant d’être séparé de son partenaire, le protagoniste (féminin ou masculin) parcourt le Japon dans le but de reformer son duo. Dans ce cadre, on choisit de s’allier au shōgun ou de rejoindre les rangs de la révolte. Ces choix modifient légèrement certaines missions. Les utilisateurs craignant de perdre le fil des figures historiques et des nombreux lieux présentés peuvent consulter une encyclopédie détaillant l’univers et les styles de combat. À l’instar de Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin, il est possible de mettre une scène cinématique en pause pour obtenir des précisions relatives à la discussion en cours.
Tous ces bons points n’excluent néanmoins pas une mise en scène souvent rigide et régulièrement composée de champs-contrechamps. Les quêtes secondaires sont légion mais souvent expéditives, et la possibilité annoncée de se lier d’amitié, voire d’amour, avec certains personnages donne l’impression d’une mécanique-gadget.
Un gameplay proche des autres productions Team Ninja
Côté gameplay, on reste aussi en terrain connu par rapport aux autres jeux de Team Ninja. On retrouve la formule de Wo Long: Fallen Dynasty, s’appuyant énormément sur les parades, mais avec une mécanique « pierre-papier-ciseaux » qui pimente l’action. On peut ainsi équiper trois styles d’arts martiaux par arme, chacun ayant un attribut facilitant les parades sur un autre, ou les rendant, au contraire plus difficiles à réaliser. Chacun de ces styles se présente avec quatre attaques spéciales, à débloquer au fil de la progression. On garde donc un gameplay nerveux et agressif, caractéristique de Team Ninja, poussant à attaquer sans cesse les adversaires et les boss.
Le véritable changement vient de la gestion des statistiques. Désormais, on obtient régulièrement des points à attribuer à quatre arbres de compétences, pour augmenter l’une des quatre statistiques globales. On finit ainsi par construire un personnage équilibré sans trop de difficulté, capable de changer de type d’équipement à tout moment. On apprécie par ailleurs l’absence de système de poids. Quelque soit l’armure utilisée, le personnage sera toujours aussi vif, limitant en contrepartie la variétés de builds. On n’évite pas non plus le déluge de loot propre aux jeux Team Ninja, avec des améliorations de qualité de vie bienvenues pour détrousser automatiquement les cadavres, automatiser le démantèlement ou la vente d’objets en fonction d’une certaine rareté…
Un Souls-like particulièrement accessible
Concernant la difficulté, le titre demeure plus accessible que bon nombre de Souls-like. La mort est moins punitive que dans d’autres titres du même genre, et on est souvent accompagné par un ou deux bots. Sachant que le game over n’intervient que lorsque tous les personnages sont morts, que l’on peut passer à tout moment de l’un à l’autre et qu’un mode facile est disponible, Rise of the Rōnin est sûrement l’un des jeux du genre les plus accessibles.
Une exploration semi-ouverte
Reste l’exploration, présentée en long, en large et en travers dans le cadre de la communication du jeu. Elle ne donne malheureusement pas entière satisfaction. Le level design est plus faible que d’habitude, la plupart des missions prenant place dans des zones délimitées du monde ouvert. On reste assez loin de la qualité de Team Ninja en la matière. De plus, annoncé comme un monde ouvert, le jeu se compose en réalité de plusieurs zones séparées et qui ne sont pas interconnectées. Si on visite plusieurs régions du Japon, il est impossible de voyager directement de Yokohama à Edo, par exemple. Enfin, les performances ne sont pas toujours au beau fixe. On a subi quelques ralentissements, sans rendre l’expérience injouable, y compris en mode performance. D’un autre côté, bien que n’étant pas le plus beau jeu du genre, Rise of the Rōnin propose des panoramas splendides.
Restent les activités classiques des mondes ouverts, telles vider un camp, trouver des objets cachés etc. Elles demeurent efficaces et on se surprend à compléter toutes les cases, aidé par les modes de déplacement à disposition, extrêmement agréables. On pense au planeur, qui facilite grandement l’exploration quelle que soit la hauteur où l’on se trouve, au grappin pour s’accrocher à certains points (fixés par les développeurs hélas) ou au cheval qui parcourt de longue distance à l’aide du voyage automatique.
Plus loin | [AVIS] Rise of the Ronin (Taikenban)
Notre avis | 8
Rise of the Rōnin possède les qualités et les défauts d’Elden Ring, qui transposait lui-même la formule FromSoftware au monde ouvert. Le level design du nouveau Team Ninja semble plus faible que dans les jeux précédents et les contenus et boss se répètent légèrement. Mais l’expérience reste assez accessible pour le genre et agréable manette en main, notamment grâce aux différentes façons d’explorer le Japon.
On aime
- La sensation de liberté
- Le gameplay nerveux façon Team Ninja
- Un cours d’histoire sympathique
On n’aime pas
- Le level design en retrait
- L’abondance excessive de loot
- La mise en scène statique
Merci d’avoir lu notre test de Rise of the Rōnin sur PlayStation 5.
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