samedi 21 mai 2022
Tests et aperçusTest de Nobody Saves the World : retrouve-t-on la patte de DrinkBox Studios ?

Test de Nobody Saves the World : retrouve-t-on la patte de DrinkBox Studios ?

Test de Nobody Saves the World réalisé le 24 janvier 2022.

Nobody Saves the World est le dernier jeu de Drinkbox Studios. Principalement connu pour son Metroidvania Guacamelee! sorti en 2013, la société canadienne s’est depuis illustrée dans un autre genre. On pense à Severed, son dungeon crawler initialement sorti en 2016 et disponible sur différents supports nomades. Nobody Saves the World, qui est à l’ordre du jour, fait quant à lui vaguement penser à un Zelda-like. En réalité, il se rapproche davantage du hack ‘n slash que de la saga iconique de Nintendo.

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurPrix
PC18/01/2022Drinkbox StudiosDrinkbox Studios20,99 €
Xbox One18/01/2022Drinkbox StudiosDrinkbox Studios24,99 €
Xbox Series X18/01/2022Drinkbox StudiosDrinkbox Studios24,99 €

Sommaire du test de Nobody Saves the World


Qu’est-ce que Nobody Saves the World ?

Nobody Saves the World est un action-RPG vu de dessus aux mécaniques de hack ‘n slash. On peut d’ailleurs le pratiquer seul ou en coop. L’histoire du jeu s’avère extrêmement simple : on y incarne Personne (Nobody en anglais), sorte de bébé chauve et sans yeux qui se réveille dans une cabane.

Après une rapide mésaventure, Personne obtient une baguette magique qui lui permet de changer de forme. Il peut notamment devenir un rat ou un chevalier, par exemple. Grâce à cette acquisition, il part en quête de sauver le monde. L’histoire sert principalement de prétexte pour justifier les mécaniques de transformation et de hack ‘n slash du titre. En fin de compte, l’intrigue ne se complexifie guère et l’expérience est surtout une succession de quêtes de grinding.


Comment fonctionne sa mécanique de changement de forme ?

Nobody Saves the World gravite intégralement autour de sa mécanique de changement de forme : magicien, tortue, zombie… Pour chacune d’entre elles, Personne possède une attaque spéciale spécifique à la transformation, une capacité passive ainsi que deux attaques supplémentaires à déverrouiller. Dès lors que l’on progresse suffisamment dans l’histoire, le joueur peut personnaliser son movepool en équipant des attaques spéciales issues d’autres formes.

Cela permet de remplacer les attaques spéciales dont on ne sert pas ou qui nous dérangent par une autre. Le joueur est aussi invité à changer régulièrement pour faire évoluer chacune d’entre elles. Et si quelques attaques semblent plus faibles que d’autres, on se rend vite compte qu’il est possible de faire naître des synergies quand on en combine certaines.


L’exploration est-elle similaire à celle d’un Zelda-like ?

En fin de compte, Nobody Saves the World n’est pas tant un hommage à The Legend of Zelda que pouvait l’être The Swords of Ditto: Mormo’s Curse, par exemple. Ainsi, même si certaines formes de Personne permettent d’élargir les zones à explorer, celles-ci restent complètement optionnelles. L’exploration en dehors des sentiers battus ne permet que de trouver des donjons bonus, des flasques de mana additionnelles ou quelques quêtes secondaires. À aucun moment il n’est obligatoire d’explorer ces zones.

On regrette néanmoins l’absence d’énigmes pour baliser la progression. Le changement de forme aurait pu apporter à ce titre des mécaniques intéressantes. De plus, la carte du jeu est fixe mais les donjons sont instanciés et aléatoires. Cela donne de bonnes raisons pour y retourner et obtenir plus d’expérience. D’un autre côté, ils ont tendance à manquer de personnalité et de soin, du point de vue de leur level design.


Comment la mécanique de changement de forme balise-t-elle la progression ?

La mécanique de changement de forme de Personne est véritablement au cœur de Nobody Saves the World. Elle balise même la progression puisque chaque forme comporte sa propre série de quêtes. Elles permettent de faire évoluer la transformation en question, en respectant certaines conditions. Un objectif peut être d’utiliser dix attaques particulières sur des ennemis empoisonnés, par exemple.

La résolution de ces objectifs permet d’obtenir des points d’expérience. Il en existe d’ailleurs deux types : pour ladite forme et pour Personne globalement. En revanche, le joueur ne se sent jamais surpuissant étant donné que les zones se maintiennent au niveau du personnage tout au long de l’aventure. En réalisant les différentes quêtes, on obtient enfin des étoiles qui donnent accès à des méga-donjons. Ces passages sont les seuls qui soient véritablement obligatoires pour faire progresser le scénario.


Retrouve-t-on avec Nobody Saves the World la patte de Drinkbox Studios ?

Tel Guacamelee! avant lui, l’univers de Nobody Saves the World est truffé de gags et de memes plus ou moins anciens. On se surprend à sourire, voire à rire carrément, devant l’omniprésence de son humour. Celui-ci fait véritablement partie des moteurs pour progresser dans le titre. Le level design est toutefois un peu sommaire et on regrette le côté procédural de l’exploration. Cela n’empêche aucunement de prendre du plaisir de jeu dans un titre où l’on avance sans jamais s’ennuyer. À ce propos, il faut compter une quinzaine d’heures pour terminer l’aventure.

Nobody Saves the World
Test de Nobody Saves the World – Captures d’écran

À propos du test de Nobody Saves the World

Test de Nobody Saves the World réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Steam. La configuration du PC est la suivante : Core i7-9700K, 16 Go de RAM, GeForce RTX 3080 Founder’s Edition 10 Go.

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