Test de Jurassic World Aftermath : le sentiment d’être le dino de la farce

Test réalisé à partir d’une version commerciale sur Oculus Quest (128 Go)

Développé par Coatsink et édité par Oculus Studios
Sorti le 17 décembre 2020 et disponible sur Oculus Quest

InterfaceAnglais
AudioAnglais
Sous-titresAnglais

Après Star Wars, Oculus Studios met à nouveau les petits plats dans les grands avec une exclusivité Quest sous licence officielle Jurassic World. Développé par Coatsink (Shadow Point, PHOGS!), Jurassic World Aftermath prend la forme d’un jeu d’infiltration où l’on doit éviter le souffle chaud de dinosaures belliqueux. Permet-il de ressentir le grand frisson de cette illustre saga ?

Deux années après la fermeture de Jurassic World, le joueur doit se rendre dans le complexe désaffecté pour y récupérer des documents ultraconfidentiels. À l’approche d’Isla Nublar, l’avion qui nous transporte est attaqué par des ptérodactyles. Pris au piège et sans moyen de transport, le joueur doit trouver une solution pour contacter le monde extérieur.

Très proche d’Alien: Isolation, Jurassic World Aftermath ressemble à une partie de cache-cache avec les dinosaures. On ne possède pas d’arme mais uniquement un outil de piratage qui permet de détourner l’attention des vélociraptors, et une lampe torche pour faire fuir les dilophosaures. Ce sont les deux seules créatures que l’on rencontre dans cette première partie. Oui, première partie.

Le gameplay est plutôt séduisant malgré un aspect die and retry très marqué : on meurt souvent mais les temps de chargement sont heureusement rapides. Dans les zones éclairées, on peut se cacher sous les bureaux ou dans l’un des nombreux casiers du complexe, qui n’attendent que notre présence, comme si les architectes avaient prévu que Jurassic World dégénérerait. Pour se baisser, nul besoin de le faire physiquement : une touche permet de s’accroupir sans se fatiguer.

On se baisse souvent car les dinosaures entendent nos déplacements. De la même manière, on peut facilement situer dans l’espace leur présence grâce au sound design exceptionnel. Jurassic World Aftermath n’est toutefois pas un modèle d’immersion. Les graphismes en cel-shading peuvent d’abord agir comme un élément de distanciation et la physique est hélas inexistante : on ne peut interagir avec aucun objet. On aurait pourtant aimé pouvoir tenir et lancer quelque chose pour tromper la vigilance des rôdeurs, mais on n’en a pas l’occasion.

Le level design est en plus linéaire et la structure du jeu très classique : Jurassic World Aftermath est construit autour d’un hub central qui ne laisse pas beaucoup de place à la surprise. On a donc plus l’impression d’enchaîner des niveaux les uns après les autres que d’explorer l’île, d’autant qu’il n’y a aucun document à collectionner pour approfondir l’histoire ou pousser à sortir des sentiers battus. Dans cette première partie, tout du moins.

Si l’on parle de première partie, c’est parce que Jurassic World Aftermath s’arrête en plein milieu de sa narration après 3 h de jeu environ, sans que l’on ne s’y attende vraiment. Voilà peut-être la seule surprise du titre : il faudra obligatoirement repasser à la caisse pour en voir la fin, ce qui n’était absolument pas annoncé par l’éditeur. On n’ira pas jusqu’à écrire qu’il y a « tromperie sur la marchandise » mais on espérait cette pratique disparue depuis longtemps.

La frustration est d’autant plus vive que le jeu s’arrête au moment où Jurassic World Aftermath donne l’impression de décoller. Ce cache-cache géant est si bien ficelé qu’on se prend au jeu de l’observation et des déplacements en toute discrétion. Malgré l’impression d’être pris pour un imbécile par Oculus Studios, on doit admettre attendre la suite non sans impatience.

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