vendredi 9 décembre 2022
Tests et aperçusTests PlayStationTest de Death Stranding : la Kojima Connection

Test de Death Stranding : la Kojima Connection

Test réalisé d’après une version commerciale sur PlayStation 4

Développé par Kojima Productions et édité par Sony Interactive Entertainment (PlayStation 4) et 505 Games (PC)
Sorti le 8 novembre 2019 et disponible sur PlayStation 4 et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Arabe / Tchèque / Néerlandais / Grec / Hongrois / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Turc
AudioFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Grec / Japonais / Polonais / Portugais / Russe
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Arabe / Tchèque / Néerlandais / Grec / Hongrois / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Turc

Test de Death Stranding

Il n’y a rien de plus réducteur que voir en Death Stranding une simulation de livraison de marchandises. Bien sûr, on y transporte des colis, beaucoup de colis — des tonnes de colis ! — mais la finalité n’est pas de livrer des matériaux, des livres ou quoi que ce soit : il faut reconnecter entre elles toutes les villes isolées des États-Unis.

Conséquence du Death Stranding, une pluie qui accélère l’espérance de vie de tout ce qu’elle touche s’est matérialisée. Les humains survivants se sont regroupés dans des abris souterrains qu’il faut reconnecter entre eux. Seuls les transporteurs, comme Sam que le joueur incarne, traversent la surface déserte de l’Amérique pour délivrer des objets d’un abri à l’autre en dépit des Échoués, des créatures spectrales que l’on ne peut pas voir. Certains élus peuvent néanmoins les ressentir et à l’aide de BB, les « dispositifs » connectés à l’équipement des transporteurs, il est même possible de les détecter.

Le titre est construit autour du déploiement du réseau chiral qui reconnecte les villes des UCA (United Cities of America) de la côte est jusqu’à l’ouest. À mesure que les abris se reconnectent grâce à Sam, les humains entrent à nouveau en contact.

In game, cela se matérialise par la présence des autres joueurs, invisibles lorsque l’on se trouve dans une zone non-connectée. Lorsqu’on foule le réseau chiral, néanmoins, on trouve des objets et des structures laissés ici et là par des frères et sœurs dans la même galère. Ici une échelle, là un pont, parfois un panneau amusant : on a l’impression de subir les mêmes épreuves que des milliers d’autres transporteurs. Ce n’est pas sans rappeler le « mercerisme » et le multi asynchrone des Soulborne.

En même temps que l’on reconnecte les villes aux UCA, et il faut parfois gagner leur confiance, Sam livre effectivement de très nombreuses marchandises, ce qui constitue l’élément de gameplay principal de Death Stranding. On peut moquer cette approche en la comparant aux « quêtes FedEx » des RPG classiques mais, dans les faits, c’est beaucoup plus profond que transporter un objet d’un point A à B.

Sam doit contrôler le poids de ce qu’il transporte pour répondre aux lois de la physique. Avec les gâchettes L2 et R2, il faut trouver son équilibre pour ne pas chanceler avec 100 kilos sur le dos, tout comme il faut réussir à stopper net dans une descente en pente raide.

Au fur et à mesure de la reconnexion, on obtient aussi de nouveaux équipements qui permettent de progresser de façon spectaculaire : le gameplay s’enrichit encore plus largement qu’avec les évolutions de la Mother Base de Metal Gear Solid V: Phantom Pain, à titre de comparaison. Sam va pouvoir transporter de plus en plus de marchandise grâce à des exosquelettes de qualité mais aussi construire des structures, comme des ponts et même des véhicules, donnés à titre d’exemples car on n’aimerait pas divulgâcher tout ce que Death Stranding a à offrir.

Cela ne risque-t-il pas de gâcher la difficulté du jeu tout entier ? Absolument jamais parce que chaque motif d’espoir est compensé par de nouveaux éléments qui font de Death Stranding une véritable épreuve de persévérance. Chaque chapitre se focalise sur un personnage de l’histoire avec son lot de combats et de peines, le tout mis en scène avec un savoir-faire unique à Kojima Productions.

À certains moments du jeu, on pourrait être tenté d’abandonner devant l’ampleur de la tâche, devant un pic de montagne infranchissable qui se dresse devant Sam. Et à chaque ascension réussie, l’espoir reprend, souvent transcendé par le dénivelé en pente douce qui se présente à nous, sur un morceau issu de la bibliothèque musicale personnelle de Kojima, qui se lance comme pour récompenser un effort surhumain, dont les magnifiques musiques de Low Roar, qui ravivent à coup sûr la reconquête des UCA.

Quelques mots sur la version PC

Test réalisé à partir d’une version commerciale sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Mise à jour du test le 28 août 2020

On s’attendait à ce que la version PC de Death Stranding soit plus « fine » que sur PlayStation 4 mais on n’avait pas imaginé dans quelle mesure ! Ce portage sur PC est une réussite totale et il permet déjà de mettre un pied dans la nouvelle génération. Bien sûr, la version PlayStation 4 était déjà superbe mais limitée par les capacités de la console.

À condition d’avoir le matériel et l’écran adéquats, il est parfaitement possible de jouer à Death Stranding à 144 frames par seconde, en 4K et avec tous les détails graphiques poussés au maximum. Les possesseurs d’écran ultrawide pourront profiter d’un affichage adapté à leurs résolutions, même si les scènes cinématiques sont malheureusement légèrement tronquées en haut et en bas.

Death Stranding bénéficie en plus de la technologie DLSS 2.0 des cartes graphiques Nvidia GeForce RTX, qui permet d’optimiser le rendu grâce à l’intelligence artificielle. Il est ainsi possible d’augmenter la résolution du jeu sans compromettre les performances, même avec une GeForce RTX 2060, par exemple.

Outre l’excellent mode photo, également disponible sur PlayStation 4 depuis le mois d’avril 2020, la version PC n’inclut pas beaucoup de nouveautés. On peut notamment obtenir des objets cosmétiques sous licence Half-Life en guise d’équipement pour Sam. S’il est amusant de voir notre livreur coiffé d’un crabe de tête, ce bonus n’apporte pas grand-chose d’intéressant.

Toutefois, Death Stranding sur PC est de très loin la meilleure version pour découvrir ce chef-d’œuvre de Kojima Productions, dont on avait chanté les louanges l’année dernière. De nombreux éléments graphiques, passés inaperçus sur PlayStation 4, apparaissent ici sublimés et font foi du soin apporté aux détails par Hideo Kojima.

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