Test de Curious Expedition 2. Voyage au centre du rogue-like

Détails de Curious Expedition 2

VersionSortieDéveloppeurÉditeur
PC🌐 28/01/2021Maschinen-MenschThunderful Publishing
Switch🌐 11/08/2021Maschinen-MenschThunderful Publishing

Toutes nos actualités sur Curious Expedition 2

Test de Curious Expedition 2 sur PC

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)

InterfaceFrançais / Anglais / Chinois / Allemand / Japonais / Coréen
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Chinois / Allemand / Japonais / Coréen

Curious Expedition était entièrement réalisé en pixel art. Pour cette suite, Maschinen-Mensch opte pour un style BD, tant pour les illustrations que les décors, qui se présente comme une véritable invitation au voyage. Avec Curious Expedition 2, le joueur embarque pour une expédition immersive, comparable aux classiques de la fiction spéculative. Mais plus que jamais, l’important n’est pas la destination mais le voyage, car la réussite n’est jamais certaine : l’Atlantique n’a aucune pitié.

Curious Expedition 2 se déroule à la fin du XIXe siècle, lors de l’Exposition Universelle de Paris. On incarne un explorateur, dont on peut choisir le build entre anthropologue (pacifique) ou chasseur de gibier (offensif). On s’aventure à la recherche de trésors sur des îles mystérieusement apparues au milieu de l’Atlantique. Au début de chaque expédition, un mécène (parmi trois) finance l’achat d’objets indispensables pour progresser. Le joueur choisit la difficulté de l’expédition en fonction de l’objectif, indiquée par le nombre de têtes de morts, d’une à trois. Plus l’expédition est difficile, plus les objectifs sont multiples. Et plus les récompenses sont grandes.

Le joueur se déplace sur une carte à génération procédurale composée de tuiles, comme un plateau de Catane par exemple. L’exploration est une redécouverte à chaque run. Pour autant, l’exploration n’est pas une flânerie : les déplacements sont limités par une jauge, que l’on peut remplir grâce à certains objets ou en se reposant dans un village… À condition d’en trouver et d’avoir le niveau de réputation suffisant. Curious Exposition 2 propose différents biomes à parcourir avec chacun ses spécificités : le désert requiert plus de provision d’eau, les cavernes restent couvertes par le brouillard de guerre malgré qu’on les ait explorées etc.

Malgré la représentation typée jeu de plateau, on a véritablement les sentiments d’exploration et de dépaysement. Lors d’un run, on rencontre des indigènes qui peuvent nous raconter leur histoire et leurs traditions. Ces moments brefs sont extrêmement immersifs, tout comme les découvertes de différents sites historiques. On rencontre même le célèbre Jules Vernes, ici dépeint comme désagréablement hautain, plongeant le joueur dans le contexte historique.

Au fil de l’aventure, les ennemis sont nombreux. On peut les ignorer, mais eux ne se gênent jamais d’attaquer lorsqu’on pénètre leur territoire. Les combats au tour par tour dépendent du jet des dés possédés par chaque membre de notre équipe, que l’on recrute en amont. Les dés rouges, verts et bleus symbolisent respectivement l’attaque, les soins ou la défense. Jusqu’à trois dés de la même couleur peuvent être combinés pour plus d’impact. Leur gestion rend le système de combat plus stratégique qu’il n’y paraît et extrêmement addictif. Mais le hasard a toujours son mot à dire.

Comme dans tout rogue-like, on meurt souvent car les combats sont difficiles, ou parce que l’on n’a pas rempli l’objectif. Il est toutefois possible de sauvegarder entre chaque expédition pour rendre la tâche moins pénible. En cas de réussite d’une expédition, on est non seulement couvert de gloire, mais on gagne l’accès à des améliorations permanentes, dont une jauge de déplacements améliorée, par exemple. Le système pousse toujours à lancer une partie supplémentaire pour un « dernier » voyage au centre du rogue-like.

Captures d’écran de Curious Expedition 2

Curious Expedition 2

Test de Curious Expedition 2 sur Switch

Test réalisé par Le_Gertrude à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch

LanguesFrançais / Anglais / Allemand / Japonais / Coréen / Chinois

Avec le temps, la console hybride de Nintendo accueille de plus en plus de jeux initialement réservés au PC et plus particulièrement au combo clavier et souris. Cela a permis aux développeurs d’acquérir les compétences pour adapter une jouabilité typiquement micro-ordinateur à la manette. La version Switch de Curious Expedition 2 en est un parfait exemple.

On aurait pu penser que sa carte faite de damiers serait un enfer à parcourir au stick analogique, pourtant le déplacement est extrêmement fluide grâce au magnétisme qui évite de choisir la mauvaise case. De même, chaque menu, et les menus sont nombreux dans Curious Expedition 2, est attribué à un bouton en particulier, qui est toujours affiché dans le HUD afin de ne jamais être pris au dépourvu. Lorsqu’il faut faire un choix, une pression sur le stick permet de changer de case, à l’inverse de certains portages qui préfèrent laisser un curseur de souris fictif.

En version portable, l’écran de la Switch rend honneur à la direction artistique dont les visuels sont entièrement dessinés à la main. Les textes sont quasiment toujours lisibles, exception faite des minuscules points de vie difficilement déchiffrables. Sur la station d’accueil de la console, leur taille est moins gênante sauf si le canapé est trop éloigné du téléviseur.

Toutes ces adaptations, qui peuvent sembler logiques de prime abord, sont le fruit d’années de réflexion et de portages perfectibles. En conséquence, Curious Expedition 2, dont le contenu est strictement identique à la version PC, est très agréable à découvrir sur son nouveau terrain de jeu.

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