Test d’Horizon Forbidden West: Burning Shores réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- DLC d’Horizon Forbidden West
- Action/aventure
- Développé par Guerrilla Games | Édité par PlayStation Studios
- PlayStation 5 – 19 avril 2023
- Entièrement localisé en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Après deux épisodes, un DLC pour Horizon Zero Dawn et une expérience en VR, PlayStation Studios continue d’étendre l’univers d’Horizon. La nouvelle extension « Burning Shores » est le prétexte idéal pour pérenniser le travail fourni sur le second volet et remplir un calendrier de sortie plutôt calme côté PlayStation 5. Cependant, on peut légitimement se demander si, un an après Horizon Forbidden West, la seule promesse d’explorer la nouvelle Côte embrasée suffit à faire souffler un vent de fraicheur sur la saga.
Test d’Horizon Forbidden West: Burning Shores
Attention, Spoilers !
L’auteur de ce texte s’engage à divulguer le moins d’information concernant l’intrigue d’Horizon Forbidden West. Il peut tout de même contenir des spoilers gâchant le plaisir de la découverte. Si vous souhaitez y jouer dans les meilleures conditions possibles, on vous conseille de reporter votre lecture de cet article.
À l’issue de l’affrontement homérique entre Aloy et les mystérieux membres du Zénith Lointain, l’héroïne reçoit un appel inquiétant de Sylens. Ce dernier l’informe qu’il existe un survivant inconnu de cette organisation. Le confronter permettrait à Aloy de s’approcher davantage de la solution à l’inévitable apocalypse qui attend les restes de la civilisation humaine. La guerrière devra pour cela le pourchasser jusque dans la Côte embrasée, anciennement connue sous le nom de… Los Angeles.
Uniquement disponible après avoir terminé le jeu de base
L’accès au Burning Shores n’est donc possible qu’en terminant la quête principale d’Horizon Forbidden West, contrairement à Frozen Wilds à l’époque d’Horizon Zero Dawn. Son accès est donc limité pour les curieux. La grande nouveauté de l’extension se trouve dans l’ajout d’une aire de jeu, relativement étendue à première vue, mais remplie de zones aquatiques. À ce titre, Guerrilla Games introduit un bateau pour rendre les déplacements plus organiques et agréable.
Mais il incarne la seule nouveauté de gameplay, quelques évolutions à la marge mises à part. On recense notamment la possibilité de prendre des courants d’air avec le parapente ou l’usage de balises pour tracer des voies d’escalade. On a également relevé peu d’ajouts côté monstres. Une nouvelle monture permet de passer de l’air à l’eau, et un batracien, particulièrement retors et agaçant, en fera rager plus d’un. Le reste du système de jeu est identique à Horizon Forbidden West, que vous pourrez consulter dans notre test du 28 février 2022.
Lire aussi | Notre test du jeu de base
Réservé à la PlayStation 5
Une deuxième source de déception peut venir de la disponibilité de d’Horizon Forbidden West: Burning Shores sur la seule PlayStation 5. Le jeu principal disposait pourtant d’une version PlayStation 4. Cette solution écarte de facto une partie du public d’Horizon Forbidden West, mais elle permet aux développeurs de se concentrer sur une seule génération, sans réaliser de compromis.
Sur le plan technique, Le résultat est à la hauteur avec un foisonnement d’éléments visuels, notamment concernant la lave. Seuls demeurent un peu de clipping et une distance d’affichage parfois trop généreusement masquée par de nombreux nuages. Mais Horizon Forbidden West: Burning Shores est sublime, avec une ambiance sonore réussie et une qualité d’écriture des personnages toujours à souligner. Sur ce dernier point, le tandem Seyka/Aloy constitue une grosse force du scénario. Ce dernier est par ailleurs relativement convenu, servant de tremplin pour un inévitable troisième volet à venir.
Une mise à jour qui ne fait que peu évoluer la formule
Si ce DLC capitalise sur les réussites d’Horizon Forbidden West, il met tout autant en perspective ses lacunes héritées et ne parvient pas à les surmonter. L’exploration demeure brouillonne, la faute à des indicateurs de quête difficiles à lire hors menu, des voies d’escalades toujours aussi lunaires, un scanner peu lisible ou le ramassage de ressources trop fastidieux.
En combat, assailli d’ennemis, la caméra est encore mise en difficulté et les phases aquatiques peuvent lasser. Enfin, la gestion de l’inventaire reste laborieuse, avec trop de consommables, de pièces d’équipement difficiles à comparer et de munitions à gérer. Cette même gestion de menu devient encore plus pénible lorsqu’il faut rechercher dans les archives l’une des nombreuses notes scannées dans le décor pour résoudre une énigme. Aucun de ces éléments n’est pleinement rédhibitoire, mais il aurait été louable de s’attaquer à quelques-uns de ces chantiers.
Notre avis | 8
Avec Horizon Forbidden West: Burning Shores, Guerrilla Games a fourni de gros efforts sur le volet technique et sur la création d’une aire de jeu originale. Avec sa douzaine d’heures d’exploration à la clé, cette extension s’avère généreuse, en particulier au regard de son petit prix. Mais il reste difficile de ne pas constater, après un an de repos, que les petits défauts de la saga continuent de sauter aux yeux. La marche à franchir n’est pourtant pas si haute. À condition d’être équipé d’une PlayStation 5, joueurs ont entre les mains de quoi se divertir sur ce qui demeure une vaste introduction pour, on l’espère, un troisième Horizon.




