Test de Dead Rising Deluxe Remaster réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Beat ’em all | Survie
- Développé et édité par Capcom
- PlayStation 5 | Xbox Series X | PC – 19 septembre 2024
- Entièrement localisé en français – PEGI 18
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Depuis le 19 septembre 2024, le photojournaliste le plus courageux du Colorado est de retour à l’occasion de Dead Rising Deluxe Remaster, dit « DRDR ». Cette restauration du jeu de survie de Capcom est disponible au téléchargement sur PlayStation 5, Xbox Series X et PC, à partir de 49,99 € ; les éditions physiques suivront à partir du 8 novembre 2024. Par rapport au Dead Rising d’origine, initialement sorti sur Xbox 360 le 8 août 2006, cette nouvelle version s’accompagne de juste ce qu’il faut de nouveautés pour moderniser l’expérience, sans dénaturer l’œuvre d’il y a dix-huit ans.
Test de Dead Rising Deluxe Remaster sur Xbox Series X
Une épidémie de zombies venant d’éclater à Willamette, les autorités bouclent complètement la zone. Mais Frank West, flairant le scoop du siècle, se rend sur place en hélicoptère. Son assistant le dépose alors sur le toit d’un centre commercial, mais il ne pourra le récupérer que trois jours plus tard. Le reporter a donc soixante-douze heures pour photographier un maximum de preuves, lever le voile sur cet événement mystérieux… et tenter de survivre à des milliers de morts-vivants.
Un jeu de zombies jadis moderne
La série vient de fêter ses dix-huit ans et figure désormais comme un classique de l’éditeur d’Osaka. Mais jadis, Dead Rising donnait un grand coup de fouet à Resident Evil avec ses allées de centre commercial grouillant de hordes de zombies. Pour se défendre, Frank West s’empare de tout ce qui lui tombe sous la main : une batte de baseball chez un équipementier sportif, un couteau dans l’arrière-cuisine d’un restaurant, une guitare électrique dans un magasin de musique… Les armes finissent par se briser mais les étalages regorgent d’outils d’autodéfense improvisés et de consommables pour reprendre des forces.
On est vite submergé par les innombrables créatures de la nuit mais l’utilisateur gagne de l’expérience en prenant des photos choc. Des scènes violente, insolite, dramatique ou horrible rapportent plus de points, et Frank West augmente petit à petit ses statistiques, tout en apprenant de nouvelles compétences. Certains clichés ne manquent pas d’humour, en total décalage avec la situation d’extrême urgence dans laquelle se trouve le journaliste.
La principale originalité de Dead Rising vient toutefois de son système d’horaires à respecter. Pour progresser dans le scénario, d’une douzaine d’heures environ, le joueur est soumis à diverses échéances : se rendre à tel endroit à telle heure, rencontrer un tel à un autre moment… Mais quelques zombies nous barrant la route, dont des boss particulièrement coriaces, on rate parfois un rendez-vous. Deux options s’offrent alors : retenter sa chance depuis la dernière sauvegarde ou recommencer de zéro. Dans ce dernier cas, Frank West conserve son niveau et toutes ses compétences. Il est souvent plus rentable de repartir sur une run propre, quand on se sent trop faible.
Une modernisation respectueuse
À l’occasion de Dead Rising Deluxe Remaster, Capcom a largement rajeuni le titre sans pour autant abandonner ses principes. Les échéances demeurent, avec le même couperet en cas d’échec. Mais il est désormais possible d’étaler ses sauvegardes sur une vingtaine d’emplacements. Il arrivait de se bloquer, à l’époque, avec une sauvegarde trop proche d’un rendez-vous trop difficile à assumer. Aujourd’hui, on peut revenir un peu plus en arrière au besoin. Par ailleurs, des sauvegardes automatiques et finalement nombreuses font office de points de contrôle, offrant à l’utilisateur la possibilité de réessayer en cas d’erreur.
Manette en main, on apprécie désormais la possibilité de viser tout en se déplaçant, quand on utilise une arme à feu ou pour lancer un objet. Les vieux de la vieille ont d’ailleurs le choix d’utiliser les contrôles d’antan, s’ils le souhaitent. On pense aussi aux compétences que l’on déverrouille beaucoup plus tôt, comme les roulades, dès le début de la partie. L’interface est plus claire, notamment concernant les marqueurs d’objectif, les personnages à secourir réagissent plus promptement, on peut accélérer le passage du temps… La modernisation est considérable par rapport à Dead Rising premier du nom.
Du côté de la restauration technique, Dead Rising Deluxe Remaster s’affiche en 4K, tourne à 60FPS et présente des modélisations et des textures plus dans l’air du temps. Ces dernières apparaissent parfois avec un léger retard, comme dans Resident Evil 4 Remake, mais on le remarque surtout au cours des scènes cinématiques. À ce propos, l’immersion est nettement plus convaincante pour les joueurs francophones grâce à la nouvelle localisation et sa version française intégrale. De nombreux textes de l’époque, qui n’étaient tout simplement pas doublés, sont désormais interprétés dans notre langue.
Notre avis | 8
Dead Rising Deluxe Remaster restaure une œuvre singulière, dans ses mécaniques de jeu, sans la dénaturer. On retrouve ainsi son système de rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte, mais avec plus de souplesse dans la gestion des sauvegardes. On apprécie surtout les contrôles rajeunis qui redynamisent un classique de dix-huit ans désormais. Pour couronner le tout, Capcom a opéré un ravalement de façade avec un aspect graphique actualisé et, pour la première fois, des doublages en français. Cette nouvelle version annule donc et remplace pleinement le jeu d’origine qui conserve, de toute façon, une certaine fraîcheur.
On aime
- L’originalité du concept
- Les nouveaux contrôles
- La restauration graphique
- La version française
On n’aime pas
- Des textures apparaissent en retard
- Les boss trop résistants
Merci d’avoir lu notre test de Dead Rising Deluxe Remaster sur Xbox Series X.
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