Test d’Endless Ocean Luminous réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Aventure | Simulation
- Développé par Arika | Édité par Nintendo
- Nintendo Switch – 2 mai 2024
- Entièrement localisé en français – PEGI 3
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Depuis le 2 mai 2024, Endless Ocean Luminous est disponible sur Nintendo Switch au prix de 49,99 €. Annoncé à la surprise générale en février 2024, ce troisième volet marque le grand retour de la série d’Arika (Street Fighter EX, Tetris: The Grand Master…), développée pour le compte de Nintendo. Les deux premiers jeux sortis sur Wii permettaient d’explorer différents fonds marins à la rencontre de la faune locale. Pour ce nouvel épisode, le studio prend le risque de modifier plusieurs aspects de la formule établie. Cette audace n’est hélas pas couronnée de succès.
Test d’Endless Ocean Luminous sur Nintendo Switch
Un gameplay adapté aux sessions coutes
Endless Ocean Luminous n’a ni la prétention d’être une simulation de plongée réaliste, ni un jeu de survie à la Subnautica. Le rythme est plus posé, sans jauge d’oxygène à surveiller et autres dangers à éviter. Le joueur est ainsi libre d’explorer les fonds marins et de scanner les différentes créatures pour compléter sa base de données. Chaque espèce possède sa description éducative pour en apprendre plus à son sujet. De ce fait, le jeu est particulièrement adapté aux sessions courtes, le temps de rencontrer quelques nouveaux poissons, découvrir un recoin inexploré de la carte, suivre le radar à la recherche d’un trésor, profiter de l’ambiance aquatique… Lors des sessions plus longues, cette boucle de gameplay devient très répétitive et le plaisir de la découverte s’estompe.
La génération procédurale des fonds marins constitue la principale différence avec les jeux précédents. Avant chaque plongée, le joueur a le choix entre parcourir une nouvelle carte, continuer celle en cours ou utiliser un code pour importer une carte précédente. Cette génération cache de bonnes idées de biomes, comme des glaciers ou des épaves de bateaux au fond de la mer. Malheureusement, ce système montre ses limites au bout de quelques parties. Les changements de zones trop nets et le remplissage de la carte deviennent rapidement visibles, renforçant la répétitivité.
Le multi favorisé aux dépens du solo
Au fil des plongées, le joueur accumule de l’argent grâce auquel modifier son plongeur : couleurs de la tenue, autocollants, mimiques… La personnalisation est certes simple, mais bien présente. Le jeu offre également une série de quatre-vingt-dix-neuf mystères à résoudre, trop souvent limités à de simples objectifs, comme « trouver un trésor dans le décor », pour pleinement passionner. Pour compléter la partie solo, Endless Ocean Luminous propose un mode histoire. Ce dernier est anecdotique cependant, malgré la volonté de raconter une fable écologique. Les différentes sections de l’histoire sont très courtes, au point que certaines comportent uniquement des phases de dialogue. D’autres manquent d’intérêt, l’utilisateur devant scanner une multitude de créatures pour progresser. Enchaîner les plongées dans ce seul but a donc de quoi décourager.
La principale innovation du côté des modes se trouve dans le multi. Endless Ocean 2 : Aventuriers des fonds marins avait déjà expérimenté la coop, qu’Endless Ocean Luminous étend à une tout autre échelle. Jusqu’à trente joueurs peuvent désormais plonger ensemble. Même sans aller jusqu’à ce nombre de participants, parcourir les fonds marins à plusieurs permet de gagner en efficacité dans les tâches l’exploration. Les joueurs se répartissent alors les différents recoins de la carte, se signalant les trésors et créatures à l’aide de balises. Ce mode brise légèrement la monotonie de la plongée solitaire.
Plus loin | [AVIS] Endless Ocean Luminous (Taikenban)
Notre avis | 5
Endless Ocean Luminous est une expérience frustrante. Le jeu possède une ambiance immersive, avec de beaux panoramas aquatiques en perspective. Le multi très poussé de cet épisode est aussi appréciable. Mais la boucle de gameplay tient difficilement la route sur le long terme ou les sessions de jeu importantes, tandis que la génération procédurale bancale ne relance pas l’intérêt. On y trouve son compte en jouant par petits bouts. Mais les fans qui espéraient un épisode proche des précédents risquent d’être déçus.
On aime
- La plongée très posée
- Quelques jolis moments sous l’eau
- Le multi le plus développé de la série
On n’aime pas
- La boucle de gameplay limitée
- La génération procédurale
- Le mode histoire anecdotique
Merci d’avoir lu notre test d’Endless Ocean Luminous sur Nintendo Switch.
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