Test d’Exoprimal réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- TPS
- Développé et édité par Capcom
- 14 juillet 2023 – PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | PC
- Sous-titré en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu
Quand Capcom a dévoilé les premières images d’Exoprimal, beaucoup de joueurs s’attendaient à un nouvel épisode de Dino Crisis. Mais en réalité, cette licence inédite, qui met aussi en scène d’immenses reptiles, n’a finalement aucun lien avec le survival horror historique de la maison. Orienté multi, Exoprimal affronte de nombreux GAAS dans un secteur aussi lucratif que saturé. Quels sont ses arguments pour se distinguer de ses concurrents, dont certains sont installés depuis de nombreuses années ?
Test d’Exoprimal sur PC
Les jeux en ligne sont souvent pauvres d’un point de vue narratif. Mais ce TPS possède bien un scénario qui se découvre au fil de la progression. Celui-ci n’a rien d’extraordinaire, opposant une bande de bras cassés à une IA qui les oblige à revivre la même journée de combat en long, en large et en travers. À la fin du jeu, le joueur obtient toutes les réponses aux questions qu’il se pose… mais aura tôt fait d’oublier les événements d’Exoprimal.
Le problème de l’histoire est qu’une partie du contenu du jeu se trouve bloquée tant que l’on n’a pas suffisamment progressé. Celle-ci se dévoile au fil des parties, que l’on soit victorieux ou non. Mais les premières heures paraissent donc nettement plus redondantes que les suivantes.
Par ailleurs, malgré sa narration, Exoprimal reste avant tout une expérience multi qui se joue en ligne. Mais rien n’empêche de jouer « seul » grâce au matchmaking qui connecte des inconnus ensemble. Si des utilisateurs quittent la partie en cours de jeu, des bots les remplacent automatiquement. Il n’est en revanche pas possible de choisir d’emblée de jouer contre des IA. On ne dispose donc pas d’un véritable mode solo dès que l’on a dépassé le tutoriel. Toute l’histoire progresse bon gré mal gré au travers du mode « survie jurassique ».
Deux phases de jeu distinctes
Les parties se déroulent généralement en deux étapes. Dans la première, une escouade de cinq joueurs effectue des missions plus ou moins variées : contrôle de zone, défense d’objectif ou, plus souvent, massacre de dinosaures. Cette phase, dite « JcE » (joueur contre environnement), met en compétition deux équipes différentes. La plus en retard a parfois la possibilité de renforcer les dinosaures qu’affronte l’équipe adverse pour ralentir sa progression. Vient alors la deuxième étape.
On reste parfois en mode « JcE » mais on peut aussi basculer en « JcJ » (joueur contre joueur). Les deux équipes se retrouvent alors dans la même dimension pour accomplir un objectif unique : escorte de payload, contrôle de zone… Dans ces cas-là, il faut non seulement maîtriser la faune environnante mais aussi les concurrents qui pourraient nous mettre des bâtons dans les roues. Pour influencer le résultat, les équipes ont droit, à un moment ou à un autre, d’incarner un dinosaure pour ralentir l’adversaire. Sa puissance dépend de l’écart creusé au cours de la première étape.
Par ailleurs, les cinq joueurs incarnent des pilotes d’exosquelette dont il existe trois classes :
- les exosquelettes d’assaut infligent des dégâts aux dinosaures mais se révèlent fragiles
- les exosquelettes tank ont le rôle d’encaisser le feu adverse
- les exosquelettes de soutien soignent et maintiennent leurs alliés en vie
Chacun des exosquelettes possède plusieurs compétences actives, en plus d’un déplacement rapide pour se tirer d’une situation épineuse. Par ailleurs, il est tout à fait possible de changer de rôle au cours de la partie. Mais au milieu d’une vague et pendant le changement de classe, on risque d’être vulnérable quelques secondes, équipé d’une simple mitraillette.
Cross-play et réalisation
De nos jours, il est agréable de jouer avec les joueurs d’autres plateformes, surtout quand il s’agit d’une expérience multi. Malheureusement, le cross-play d’Exoprimal se révèle bâtard. On peut jouer avec des utilisateurs d’autres consoles grâce au matchmaking, certes. Mais il est impossible de former des groupes avec ses amis si ceux-ci jouent sur un autre système. Les utilisateurs Xbox et Windows se retrouvent d’un côté, ceux qui jouent sur PlayStation 4 et PlayStation 5 d’un autre. Les joueurs Steam sont esseulés par défaut. On espère que Capcom assouplira cette fonctionnalité, surtout après le travail effectué sur Street Fighter 6.
Exoprimal n’est pas spécialement impressionnant d’un point de vue purement technique, mais il tourne sans aucun bug problématique. On doit le souligner quand on constate la qualité d’autres portages PC en 2023. De plus, des centaines de dinosaures apparaissent à l’écran sans souci, maintenant le côté effréné des parties. C’est-à-dire que le titre est réalisé sous le RE Engine de la maison, désormais éprouvé et maîtrisé par les studios de Capcom.
Notre avis | 7
À l’heure actuelle, Exoprimal pourrait laisser certains joueurs sur la touche. Il propose son lot de missions, plus ou moins variées, mais il faut outrepasser le blocage d’une partie du contenu derrière le mode histoire. Il faut aussi accepter l’impossibilité de jouer avec ses amis sur d’autres plateformes, sauf coup de chance au matchmaking.
Reste aussi à savoir si Capcom assurera un suivi régulier du jeu. Plusieurs mises à jour sont d’ores et déjà prévues, dont un mode « JcE » plus difficile attendu le 28 juillet 2023. Quoi qu’il en soit, une fois entre les mains, il est difficile de reposer la manette et la tentation d’une « petite dernière » se fait sentir. Exoprimal n’est donc pas exempt de tout reproche, mais il possède aussi de grandes qualités. Il pourrait même offrir à certains ce qu’ils espéraient avec Overwatch 2.
On aime
- Le game feel
- La variété des situations passé un certain point
- L’ambiance globale
- Les musiques
On n’aime pas
- Une partie du contenu est bloquée derrière l’histoire
- L’impossibilité de rejoindre des amis sur d’autres plateformes
- L’absence d’un pur mode « JcE »
- L’impossibilité de se lancer directement en « JcJ »







