Test réalisé à partir d’une version commerciale sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)
Co-développé par Artplay, DICO et WayForward et édité par 505 Games
Sorti le 18 juin 2019 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
Quel que soit l’angle avec lequel on observe Bloodstained: Ritual of the Night, le nouveau Metroidvania d’IGA a des airs de Castlevania non-officiel. Les contrôles de Miriam ressemblent beaucoup à ceux d’Alucard, mais c’est surtout le système de fragments qui est le plus flagrant. Similaires aux âmes d’Aria et Dawn of Sorrow, le joueur doit les collectionner auprès de chacun des mobs, lui permettant d’obtenir de nouvelles capacités.
Leur grand nombre couplé à la multitude d’équipements change profondément la jouabilité puisque chaque fragment et chaque arme s’utilisent différemment. Miriam peut équiper de puissantes chaussures, des armes à feu, des lances, des sceptres, etc. en fonction de la façon de jouer que privilégie le joueur.

Cette variété permet de jouer à des runs très différents à chaque nouvelle partie parce que les drops de fragments et d’équipements sont aléatoires. Ritual of the Night n’échappe pas au déséquilibre dans la difficulté que l’on ressentait déjà dans les Castlevania récents, parce qu’on peut très vite obtenir des combinaisons redoutables.
L’exploration est absolument hypnotique et Bloodstained: Ritual of the Night donne toujours envie d’ouvrir une porte supplémentaire, pour découvrir la pièce qui se cache derrière. Il n’y a que peu de surprises de ce côté avec une progression classique : Miriam obtient de nouvelles capacités pour accéder à de nouvelles zones. Elle y trouve encore de nouvelles capacités et ainsi de suite.
La mini-carte se dévoile toujours au fur et à mesure et il n’y a pas de plus belle récompense que d’en défricher des portions entières. Cependant, on retrouve des environnements très proches de ceux des Castlevania puisque Bloodstained se déroule aussi dans un château gothique. On regrette également la position des points de sauvegarde et des téléporteurs, pas toujours idéalement placés.

L’une des forces de Bloodstained: Ritual of the Night est la générosité de son contenu avec de nombreux objets à collectionner et tout un tas de quêtes à remplir. Comme dans Castlevania : Order of Ecclesia, un mini-village donne accès à un magasin ainsi qu’à une forge. On y trouve des quêtes secondaires comme dans Portrait of Ruin.
Créer de nouveaux objets est d’ailleurs au cœur de Bloodstained, qu’il s’agisse d’équipements ou de plats consommables qui augmentent les statistiques. Certains aspects du village sont un peu sous-exploités, comme la possibilité de cultiver des céréales et des légumes, mais il y a déjà beaucoup de choses à faire dans le jeu pour en faire le tour, en attendant le second personnage jouable prévu en DLC.
L’une des grandes différences entre Castlevania et Bloodstained est qu’IGA n’a pas hésité à manier l’autodérision. Quelques créatures sont mémorables, comme le chat démoniaque ou la tête du bichon en colère, ainsi que les autres animaux domestiques et les portraits des backers du Kickstarter intégrés au jeu final.

De nombreuses surprises se cachent dans le château, comme des références à Jojo’s Bizarre Adventure ou la reprise de la chanson Crucified d’Army of Lovers, pour ne donner que quelques exemples. Bloodstained ne se prend pas trop au sérieux, ce qui ne l’empêche pas d’avoir beaucoup de personnalité.




