Test d’Our World Is Ended réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Roman visuel
- Développé par Red Entertainment | Édité par PQube
- PlayStation 4 | Switch – 18 avril 2019
PC – 29 mai 2019 - Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu
Les grands thèmes de la science-fiction sont souvent abordés en roman visuel. Snatcher possède un univers proche de celui de Blade Runner, Steins;Gate s’articule autour du voyage dans le temps… Our World Is Ended. est le nouveau jeu issu de ce croisement, et il s’attaque à un autre sujet : la réalité virtuelle.
Test d’Our World Is Ended. sur Switch
L’histoire tourne autour de Judgement 7, petit groupe de développeurs de jeux vidéo. Malgré le mauvais accueil réservé à leurs précédents jeux, cette bande d’amis se lance dans la création d’un ambitieux programme de réalité virtuelle intitulé W.O.R.L.D. Les choses ne vont cependant pas se passer comme prévu puisque le groupe se retrouve coincé dans une réplique virtuelle de son quartier et doit faire face à des éléments tirés de leurs anciens jeux.
Le cœur du scénario réside dans les personnages
Le récit se met rapidement en place et alterne entre les péripéties du monde virtuel et les tranches de vie du monde réel, pendant la quinzaine de chapitres du jeu. L’ensemble est ainsi très rythmé, même si certaines scènes ont tendance à traîner en longueur. Les derniers chapitres donnent l’impression de ne pas savoir quand terminer l’histoire.
Cependant, le véritable cœur du scénario n’est pas l’aspect science-fiction mais les personnages. Bien qu’ils reprennent des archétypes traditionnels, les personnages principaux sont attachants. Leurs histoires personnelles offrent de vrais moments touchants, et l’aspect « bande d’amis » du groupe ressort bien. L’humour n’est cependant pas toujours très subtil, avec beaucoup de blagues mammaires.
Le tableau est également entaché par d’autres points : quelques ralentissements apparaissent parfois au moment d’afficher le texte suivant et des coquilles sont présentes à plusieurs reprises dans le script.
L’histoire est cependant bien servie par sa présentation. La direction artistique est colorée, très pop, donnant à l’ensemble une vraie personnalité. L’aventure se déroulant dans le quartier d’Asakusa de Tokyo, les décors reproduisent les lieux phares de la ville. La partie sonore remplit son rôle et accompagne bien l’action.
Un système de choix qui se démarque
Le système de choix d’Our World Is Ended. se démarque des standards du genre. S’il y a bien des choix classiques, le joueur rencontre également un autre type de décisions nommées Selection of Soul (SOS). Les choix possibles défilent alors à l’écran une seule fois et le joueur doit sélectionner sa réponse le plus rapidement possible, sachant que le jeu prend également en compte le fait de ne pas répondre.
Toutefois, les décisions n’ont aucun impact sur le déroulé général de l’histoire puisque le joueur est obligé d’obtenir la fin normale lors de sa première partie. Elles influencent uniquement les relations avec les autres personnages, ce qui permet d’obtenir des lignes de dialogues différentes, des événements spécifiques et un épilogue dédié à chaque personnage principal pour les parties suivantes. Le jeu affiche en permanence, dans le menu, les personnages avec qui le joueur a les meilleures relations. Cela permet de ne pas être perdu dans sa progression.
Our World Is Ended. offre ainsi une histoire plaisante à suivre reposant sur sa galerie de personnages hauts en couleur. C’est une porte d’entrée parfaite pour ceux s’intéressant à la rencontre entre la science-fiction et le roman visuel.







