Rétrospective de Yakuza: Dead Souls réalisée sur PlayStation 3 à partir d’une version commerciale.
- Action/aventure | Survie
- Développé par SEGA CS1 R&D | Édité par SEGA
- PlayStation 3 – 9 juin 2011 (Japon) | 16 mars 2012 (Europe)
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
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Sorti le 16 mars 2012 en Europe, Yakuza: Dead Souls est l’un des mal-aimés de Yakuza. En raison de ses faibles ventes, ce hors-série aurait définitivement pu sceller le sort de la saga chez nous, qui n’était à l’époque pas aussi populaire qu’aujourd’hui. Bientôt dix années après sa sortie, on se pose la question. Yakuza: Dead Souls mérite-t-il son triste sort ou est-il seulement sorti au mauvais moment ?
Rétrospective de Yakuza: Dead Souls
Avec ce hors-série, les développeurs ont tenté une approche à la fois différente et proche des autres épisodes. Sorti en pleine zombie mania, son postulat est on ne peut plus simple. Il s’agit d’un Yakuza dans lequel une armée de morts-vivants a envahi Kamurochō. On y incarne à tour de rôle Shun Akiyama, apparu dans Yakuza 4, Goro Majima, pour la première fois jouable, Ryuji Goda, le charismatique antagoniste de Yakuza 2 et l’emblématique Kazuma Kiryū.
Le moins que l’on puisse dire est que l’esprit de Yakuza est intact. L’histoire est aussi sérieuse que prenante, au contraire des intrigues secondaires qui sont généralement très légères.
Retrouve-t-on le gameplay de Yakuza ?
Le Kamurochō de Yakuza: Dead Souls est fidèle au gameplay d’exploration classique des autres jeux. On déambule dans le quartier à la recherche de quêtes secondaires ou pour faire progresser la narration. On parle à tout un tas de personnages non-jouables, on dîne au restaurant ou l’on drague des hôtesses qui peuvent ensuite nous accompagner en combat. La différence est que la zone envahie par les zombies s’étend au fur et à mesure de l’histoire. On est donc obligé de la traverser si l’on souhaite jouer au golf ou au baseball, par exemple. Car toutes ces activités annexes sont aussi de la partie, et on peut perdre son temps aussi facilement que dans les épisodes canoniques.
Côté action, Yakuza: Dead Souls étonne les habitués. On n’y combat pas à coups de poings, mais avec des armes à feu disponibles à foison. Nul besoin de s’arrêter, on passe la plus grande partie de son temps à courir et on laisse le verrouillage automatique viser pour nous. Certains zombies spéciaux demandent plus de précision cependant. On découvre différents types d’armes à munitions limitées, de sorte que l’on doive gérer son inventaire. Chacun des protagonistes se différencie enfin par une arme qui lui est propre. Les compétences, les objets et les niveaux sont cependant partagés entre tous.
Yakuza: Dead Souls mérite-t-il son triste sort ?
On lance Yakuza: Dead Souls par curiosité tout d’abord. Puis on se rend compte que derrière sa couche « zombie » se cache envers et contre tout un véritable Yakuza. Certes, on remarque que son moteur n’est pas prévu pour gérer de nombreuses vagues de zombies. Et il y a souvent des ralentissements lorsque tout explose à l’écran. Il reste néanmoins un Yakuza à part entière, bien plus sympathique à jouer que ne le laisse supposer son héritage.
Yakuza: Dead Souls a été enterré trop tôt par tous ceux qui l’ont pratiqué à l’époque, nous semble-t-il. Il mériterait aussi un remaster ou un remake pour le faire découvrir, étant donné qu’il n’est aujourd’hui disponible que sur PlayStation 3.
Merci d’avoir lu notre rétrospective de Yakuza: Dead Souls sur PlayStation 3.





