Test de Tormented Souls réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Survie | Horreur
- Développé par Dual Effect et Abstract Digital | Édité par PQube | Distribué par Just For Games
- PlayStation 5 | Xbox Series X | PC – 27 août 2021
PlayStation 4 | Xbox One – 25 février 2022
Switch – 14 avril 2022 - Sous-titré en français – PEGI 18
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Le survival horror a subi de profondes mutations, devenant plus confortable et accessible. Dual Effect et Abstract Digital proposent toutefois une expérience à l’ancienne : Tormented Souls. Loin de proposer un titre aussi laborieux que les archétypes des années 90, les studios chiliens parviennent à rendre hommage aux pionniers de l’horreur, sans concilier cependant les mécaniques traditionnelles et modernes du genre.
Test de Tormented Souls sur PC
Dans Tormented Souls, le joueur incarne Caroline Walker qui reçoit, par courrier, une photo de jumelles accompagnée d’un message mystérieux. Dès lors, l’héroïne a des visions de leur disparation à l’hôpital de Winterlake et décide de s’y rendre pour en connaître la raison. Mais dès qu’elle pénètre dans l’établissement en décrépitude, Caroline s’évanouit avant de reprendre connaissance sous respirateur et éborgnée.
Une réalisation moderne
Ce que les développeurs ont le mieux reproduit de l’âge d’or du survival horror est son esthétique gothique si caractéristique. Dans ses décors, on retrouve des éléments rappelant Resident Evil, Alone in the Dark ou Clock Tower. La froideur de certaines scènes fait penser à Silent Hill et, sans vouloir trop en dévoiler, de nombreuses situations font écho à toutes ces légendes de Capcom, Konami ou Infogrammes. On a hélas et aussi droit à des doublages maladroits, donnant l’impression d’être venus du passé.
Malgré cela, Tormented Souls s’avère moderne à pratiquer et, malgré ses angles de caméra fixes, Caroline est très souple à déplacer. Au joystick, elle se contrôle simplement et rapidement, mais les joueurs à la recherche d’une expérience authentique peuvent opter pour des contrôles « tank » (représentés tels quels intra-jeu) à la croix directionnelle. Les énigmes sont également bien conçues et demandent un minimum d’observation.
Un game design frustrant
Lorsque l’on vise un ennemi à la gâchette, on peut esquiver pour obtenir quelques frames d’invincibilité mais les combats restent désagréables. Les ennemis ne sont pas excessivement difficiles à vaincre puisque l’on trouve de nombreuses munitions dans les décors, au contraire des objets de soin qui sont quant à eux plutôt rares. Mais les angles de caméra ne permettent pas toujours de viser dans de bonnes conditions. Il n’est pas rare qu’un mob attaque Caroline à distance sans même qu’on ne puisse le voir et les dégâts se révèlent critiques. Le système de sauvegarde étant régi par des consommables, la frustration en cas de game over est palpable.
D’ailleurs, Tormented Souls ne propose pas de système de signet et il n’est pas rare d’être pris en otage pendant de longs moments jusqu’à trouver de quoi enregistrer sa partie. L’ergonomie a aussi tendance à rendre l’expérience plus pénible qu’elle ne devrait l’être. Tormented Souls fait appel à un inventaire pour s’équiper ou utiliser n’importe quel objet. L’une des mécaniques du jeu oblige Caroline à s’éclairer, car explorer dans l’obscurité conduit à la mort. Mais pour passer d’une arme au briquet et vice-versa, le joueur est obligé de passer par son inventaire sans qu’il ne soit possible de créer de raccourcis. Les cartes, par ailleurs difficiles à lire parce qu’elles n’indiquent pas l’emplacement du joueur, souffrent du même problème.
Un hommage aux jeux d’horreur des années 90
Tormented Souls est toutefois une aventure fidèle aux survival horror des années 90. Avec une interface plus souple, il aurait pu s’inscrire dans la lignée des grands classiques qu’il imite. Il est au moins un bel hommage, ce qui est déjà assez rare pour que l’on s’en réjouisse.
Merci d’avoir lu notre test de Tormented Souls sur PC.






