Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 5
Développé par Nippon Ichi Software et édité par NIS America
Sorti le 13 avril 2021 et disponible sur PlayStation 4 et Switch
| Inteface | Anglais |
| Audio | Japonais |
| Sous-titres | Anglais |
Principalement connu chez nous pour sa série Disgaea, Nippon Ichi Software réalise régulièrement des projets plus discrets mais tout aussi barrés que sa série phare. C’est le cas de Poison Control, qui mélange de nombreuses mécaniques issues du roman visuel, du TPS et même du Qix-like. Avec un mélange des genres aussi hétéroclite, comment les développeurs maintiennent-il le cap ?
Premier point remarquable de Poison Control : le style graphique est extrêmement flashy avec l’utilisation de couleurs acidulées, ce qui ne l’empêche jamais de rester parfaitement lisible. On regrette cela dit une certaine répétitivité dans le design des zones malgré des changements de palettes. Quant à l’histoire, plutôt simple, elle met en scène un protagoniste (femme ou homme au choix, sans que ça n’impacte le déroulement) qui se réveille au moment où une démone se jette dessus pour le dévorer. Les deux fusionnent alors et le démon se révèle être une Poisonette, un être capable de purger le miasme. Le duo se fixe alors comme objectif de purifier les enfers.
Les passages de narration se traduisent par de nombreux tunnels de texte pour les dialogues, sans mise en scène particulière. Poison Control ne possède pas de scène cinématique et l’histoire évolue comme dans un light novel, avec peu d’illustrations. Il faut donc beaucoup lire pour comprendre l’intrigue, par ailleurs traduite en anglais uniquement, même si elle reste facilement compréhensible. L’histoire est d’ailleurs linéaire et les choix proposés ne permettent que d’améliorer certaines capacités de Poisonette. Enfin, les joueurs souhaitant refaire une mission pour accumuler de l’expérience ou de l’argent (pour améliorer l’équipement), peuvent accélérer les dialogues à loisir.
Les donjons de Poison Control prennent la forme d’environnements linéaires également. Le protagoniste peut utiliser jusqu’à trois armes principales aux munitions illimitées. Mais pour complexifier cette formule classique de TPS, les niveaux sont remplis de mares de poison que Poisonette doit nettoyer. À tout moment, le joueur peut basculer du protagoniste à la démone : le personnage principal devient un tas d’os et on prend le contrôle de Poisonette. Il faut alors se déplacer autour des zones empoisonnées et revenir au point de départ, un peu à la manière de Qix, pour purifier la zone et révéler des illustrations à la place.
Agir ainsi permet de récolter de l’argent mais surtout de récupérer de la santé, ainsi que son stock de régénération. En effet, dans le cas où les points de vies atteindraient le fatidique zéro, on a droit jusqu’à trois chances de se remettre sur pied instantanément. Chances que l’on obtient en purifiant le poison donc, mais leur stock n’est pas automatiquement rechargé en début de mission. En cas de défaite, le joueur est renvoyé à la carte du monde et perd tous les progrès réalisés au cours de la mission.
Poison Control est un petit bonbon acidulé : son goût surprend au début mais on finit par en redemander et ne plus vouloir lâcher la manette pour connaître les intrigues de chaque niveau. On déplore tout de même une difficulté parfois artificielle, mais Poison Control n’est jamais insurmontable. Ses éléments s’emboîtent de sorte qu’il en devient addictif et on finit par regretter que la fin se montre si rapidement, preuve que l’on aurait aimé en voir davantage.
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