Article sur Rolan’s Curse réalisé dans le cadre du dossier Redécouvrir la Game Boy à partir d’une ROM.
- Aventure
- Développé par NMK | Édité par Sammy
- Sorti le 26 octobre 1990
- Game Boy
- Ne comporte pas de sous-titres en français
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Redécouvrir la Game Boy
Peut-être avez-vous entendu parler de la console Pocket de la société Analogue, voire même possédez-vous la portable qui, grâce au FPGA, « émule » la célèbre Game Boy de Nintendo. Ce bijou donne l’occasion de se replonger dans les classiques de la console, mais pourquoi ne pas en profiter pour faire la découverte des trésors cachés de la 8 bits de poche ? La rédaction d’Actua a réalisé une sélection de jeux pour redécouvrir, sous un autre angle, la console monochrome aux 118 millions d’unités vendues.
Lire aussi | Tous nos articles de la série Redécouvrir la Game Boy
Test de Rolan’s Curse
Sorti uniquement au Japon et aux États-Unis, Rolan’s Curse, Velious Roland no Majū sur l’Archipel, n’est pas exactement un inconnu. Les collectionneurs Game Boy le connaissent même très bien puisque sa suite et lui-même sont deux pièces extraordinairement rares de la console. Ce jeu d’aventure sans prétention, développé par la société NMK, liquidée en 1999, et édité par Sammy, n’a toutefois jamais été considéré comme un classique de la portable de Nintendo, aux côtés d’autres grands jeux d’aventure monochromes, malgré de nombreux atouts pour se faire un nom.
La population de Rolan, terrorisée par son roi maléfique Barius, l’a emprisonné dans un château-fort au cœur d’une forêt. De nombreuses années plus tard, au moment de le libérer, Barius dirige une armée de monstres sur ses citoyens pour se venger. Il revient au joueur, ou aux joueurs, de rétablir la paix sur les terres de Rolan.
Un jeu d’aventure extrêmement compact
Rolan’s Curse prend la forme d’un jeu d’aventure avec une vue de dessus qui se déroule dans un univers fantasy. La formule gagnante de la console trouve toutefois une limite. Le titre n’a rien d’une épopée puisque Rolan’s Curse est si compact qu’il se termine en une heure et demie environ. La progression est divisée en trois parties avec, pour chacune, différents niveaux et un boss. Au cours de chaque chapitre, le joueur doit trouver suffisamment d’améliorations pour faire face au monstre de fin de niveau.
Des objets qui augmentent les points de vie ainsi que l’attaque sont disséminés dans les coffres ou abandonnés par certains ennemis. On trouve également des objets secondaires (on peut n’en porter qu’un) qui offrent différentes possibilités. Le bouclier bloque une attaque, la pioche permet de prendre des raccourcis ou d’atteindre des coffres inaccessibles autrement et la potion à usage unique rend tous les points de vie. Au choix, le joueur peut ramasser une épée à la portée extrêmement courte ou un sceptre pour attaquer à distance. Ce dernier est infiniment plus efficace.
Un jeu Game Boy conçu pour la coop
Rolan’s Curse est étonnamment accessible malgré son âge. Quand on meurt, on revient au début du chapitre en cours et un système de mots de passe permet de quitter et de reprendre sa partie n’importe quand. Le jeu n’est pas spécialement difficile et encore moins au cours des boss. Les premier et troisième ont des motifs d’attaque et de déplacement très simples à appréhender, tandis que le deuxième peut être terrassé en se positionnant sur un safe spot.
L’une des particularités de Rolan’s Curse est d’avoir été pensé pour la coop. Deux héros peuvent en effet progresser ensemble pour lever la malédiction de Rolan. Toutefois, comme de nombreux jeux compatibles avec le câble link avant l’avènement de Pokémon, très peu de joueurs ont profité de cette option, ce qui explique peut-être pourquoi Rolan’s Curse n’a pas fait date. Mais qu’à cela ne tienne. La Pocket d’Analogue bénéficie de sa propre liaison, le Pocket Link, qui permet de connecter deux consoles entre elles. Trente-et-un ans après sa sortie d’origine, Rolan’s Curse se prête donc de nouveau à l’exploration en duo.







