Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Codéveloppé par Joon Van Hove, Pol Clarissou, Almut Schwacke, Charlene Putney et Torfi Ásgeirsson et édité par Noodlecake Studios
Sorti le 22 janvier 2021 sur iOS dans le cadre d’Apple Arcade puis le 4 février 2021 sur Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Espagnol |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Espagnol |
Développé par une équipe de cinq créateurs indépendants dispersés entre Reykjavik, Montréal, Berlin et Copenhague, NUTS se présente comme un jeu de surveillance dans une forêt isolée abritant un grand mystère. Ainsi décrit, le synopsis fait évidemment penser à Firewatch, « mais avec des écureuils ». Le secret et l’ambiance qui enveloppent la forêt de Melmoth suffisent-ils à maintenir le joueur en haleine ?

Dans la peau d’un enquêteur ethnographique pour l’université de Viago, le joueur étudie la forêt de Melmoth où des entrepreneurs envisagent la construction d’un parc d’attractions. Nos observations déterminent si le projet met en danger la faune locale et notamment les écureuils qui y vivent. À la découverte de leur habitat naturel, on visite une tanière garnie de bâtons de dynamite qui suscite de nombreuses interrogations.
Pour observer les écureuils, le joueur doit positionner des caméras le jour et en visualiser les enregistrements la nuit. De cette manière, on comprend par tâtonnement le déplacement des rongeurs qui suivent toujours le même itinéraire, et on finit par découvrir leurs lieux de vie. Il y a parfois quelques variantes, comme retrouver le point de départ de l’un d’entre eux, prendre des photos à certains moments précis ou les poursuivre en courant. Mais ce sont les seules actions que l’on réalise dans NUTS.
Le level design manque légèrement de variété puisqu’on ne visite qu’un seul environnement, et il faut composer avec énormément de backtracking, dans la mesure où l’on doit faire de nombreux allers-retours entre les caméras et la caravane où se trouvent les moniteurs. De plus, les indices visuels permettent trop souvent d’anticiper les objectifs.

Par exemple, dans l’un des six courts chapitres qui composent la progression, on doit déterminer l’habitat de l’un des écureuils. Dans les décors, on découvre par hasard une cabane dans les arbres qui se distingue du reste de la forêt. Il paraît alors évident qu’elle fait partie de l’expérience et si, par hasard, on tente de la filmer la nuit : bingo, on découvre notre écureuil sans en avoir remonté la trace.
NUTS se distingue particulièrement grâce à son esthétique : les graphismes en cel-shading offrent des contrastes saisissants ainsi qu’une grande lisibilité pour repérer de si petites créatures. Les palettes de couleurs sont différentes dans chaque zone et le jour et la nuit sont parfaitement bien rendus. La forêt de Melmoth prodigue également une aura mystérieuse, voire inquiétante, grâce à ses nappes musicales dont on ne sait pas exactement si elles évoquent l’inconnu ou le danger.
La narration de NUTS, qui se fait par conversations téléphoniques avec Nina, notre responsable de Viago, ou par l’intermédiaire d’enregistrements, distille également de nombreuses interrogations. Les secrets de Melmoth sont effectivement multiples mais les réponses ne sont pas satisfaisantes. En découvrant la fin de l’histoire après moins de 4 h, on a le sentiment d’être passé à côté de quelque chose. Pour ce test, on a même recommencé plusieurs parties, pour être bien certain de n’avoir rien manqué. Mais on n’a pas découvert de fin alternative.





