Test réalisé à partir d’une version fournie par Cosmocover sur PC (Core i5-2550k, 8 Go de RAM, GeForce GTX 970 4 Go)
Co-développé par Terri Vellmann, Doseone, Kitty Calis et Jan Willem Nijman et édité par Devolver Digital
Sorti le 22 octobre 2020 et disponible sur Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois / Polonais |
| Audio | |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois / Polonais |

Réputé pour son catalogue plus perché que Jean Galfione, Devolver Digital récidive avec Disc Room. Développé par Terri Vellmann et les géniteurs de Minit (Kitty Calis et Jan Willem Nijma), et avec la contribution du rappeur Doseone (Samurai Zero, Enter the Gungeon, Nuclear Throne) à la bande-son, Disc Room promet sueurs froides et défi relevé. Manette en main, se révèle-t-il assez incisif pour accrocher le joueur et l’inciter à se dépasser ou tourne-t-il rapidement en rond ?
Nous sommes en 2089. Un gigantesque artefact plat et circulaire est apparu en orbite de Jupiter. Une équipe de scientifiques internationale est dépêchée sur place afin d’étudier l’étrange objet. Il s’avère que le disque abrite un vaste labyrinthe, constitué de salles pourvues d’une multitude de types de scies circulaires tous plus mortels les uns que les autres. Privé de ses possibilités de retour, l’infortuné explorateur que le joueur incarne n’a donc pas d’autre choix que de se confronter à la mort et déjouer les pièges de cet abattoir géant.
Dès ses premières minutes, Disc Room expose des enjeux limpides. Il s’agit d’un jeu d’action-réflexion en vue de trois-quarts de haut, dans lequel le joueur est enfermé dans un espace clos regorgeant de scies circulaires. Pour tenter de s’extirper de ce labyrinthe mortel façon Cube de Vincenzo Natali, il doit survivre assez longtemps dans chacune des pièces pour remplir les conditions de déverrouillage des salles suivantes. Les fondations du concept sont simples mais, évidemment, les choses se corsent rapidement.

Si le premier contact avec Disc Room se veut plutôt rassurant du fait de sa difficulté modérée et de ses objectifs accessibles, le titre dévoile rapidement un caractère hautement sadique. Très vite, les disques meurtriers ne se contentent plus d’être de simples menaces passives : ils se dotent de capacités toujours plus vicieuses. Leur comportement varie très régulièrement, poussant le joueur à renouveler ses approches en permanence. De plus, les objectifs à remplir, au départ faciles et restreints à l’échelle d’une salle, finissent par devenir plus complexes, voire cryptiques, et atteindre des proportions plus conséquentes.
Qu’on se le dise : dans Disc Room, on meurt énormément. Le moindre contact avec un des disques transforme immédiatement le pauvre scientifique en émincé. Fort heureusement, pour l’aider dans son labeur, des capacités spéciales à dénicher dans le labyrinthe élargissent les possibilités du joueur. Invulnérabilité temporaire, clonage ou bulle de stase sont autant d’additions bienvenues quand on se frotte aux situations les plus tranchantes. De plus, les tentatives sont illimitées et la réapparition est quasi-instantanée, permettant d’enchaîner les essais sans frustration et d’adapter sa stratégie rapidement.
Proposant un défi relevé dans sa configuration de base, Disc Room se rend toutefois accessible à tous en laissant au joueur le soin de manipuler à l’envi tous les paramètres du gameplay. Vitesse des disques, difficulté des objectifs : tout est modifiable, aussi bien pour se faciliter la vie que pour épicer un peu les parties. Et pour ceux qui en reprendraient bien une tranche, le titre compense sa courte durée de vie en proposant de multiples défis annexes à la difficulté absurde comme on les aime.





