Test réalisé à partir d’une version fournie par Decibel-PR sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Edelweiss et édité par Marvelous!
Sorti le 10 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, Switch et PC
| Interface | Anglais / Japonais / Coréen / Chinois |
| Audio | Anglais / Japonais |
| Sous-titres | Anglais / Japonais / Coréen / Chinois |
Après un développement interminable, la saison de Sakuna: Of Rice and Ruin est arrivée. Combinant hack and slash et gestion rizicole, le titre d’Edelweiss n’oppose toutefois pas ces genres éloignés. Grâce à des réglages quasi-maniques, les systèmes sont solidement interconnectés dans une aventure tant itérative qu’hypnotique.

Par un malheureux concours de circonstances, la déesse (pourrie-gâtée) de la récolte est exilée sur une île infestée de démons. Avec quatre humains égarés et pour retrouver son domaine céleste, Sakuna doit découvrir l’origine du mal qui ronge les lieux. Son pouvoir étant lié à la qualité du riz cultivé, la petite communauté doit s’armer de courage tant pour l’exploration que pour le travail aux champs.
Pour évoluer, Sakuna a besoin de bon riz. Pour en augmenter la quantité et la qualité, elle nécessite de meilleurs outils et installations. Pour fabriquer ces derniers, des ressources sont indispensables. Pour les obtenir, elle doit traverser des terres inexplorées. Pour ce faire, elle doit évoluer et ainsi de suite. Comme les saisons qui se suivent, la boucle de gameplay de Sakuna: Of Rice and Ruin est inéluctable.
Sur une carte du monde, de petits stages d’action et de plateforme sont pleins à craquer de ressources à récolter sous forme de nourriture ou de matériaux. Chaque nouvelle zone se déverrouille selon le niveau d’exploration : réaliser des objectifs permet de l’augmenter. Combattre un ennemi en moins de 90 secondes, extraire trois minerais d’or ou combattre avec une capacité spécifique en sont quelques exemples.

Les combats de Sakuna: Of Rice and Ruin sont prodigieusement dynamiques : à l’aide de deux armes (légère et lourde) et de compétences à attribuer, Sakuna peut enchaîner les ennemis dans un ballet d’attaques que l’on croirait issu de Muramasa: The Demon Blade. Son écharpe divine qui sert de grappin s’utilise en prime comme un lasso : en ligotant un ennemi, on peut lui passer dans le dos, le balloter et même l’affaiblir. Les combats sont parfaitement équilibrés et, si un mur de difficulté se présente, il ne faut généralement qu’une récolte pour augmenter significativement ses statistiques.
Chaque nouveau riz augmente effectivement la puissance de Sakuna. Le rythme de l’aventure est pour le moins insolite : on n’obtient pas d’expérience au combat mais une seule fois par an, en sachant qu’une année de Sakuna: Of Rice and Ruin n’est constituée que de douze jours. Le cycle du jour et de la nuit rythme également la progression avec des adversaires plus coriaces après le coucher du soleil.
Tous les soirs, le groupe se réunit autour d’un repas qui dépend des denrées obtenues par la déesse. Ceux-ci octroient des buffs et des effets spéciaux, comme la régénération de la barre de vie aussi longtemps que Sakuna est rassasiée. Les aliments (même ceux qui pourrissent) servent aussi d’engrais pour cultiver un riz de qualité supérieure.

Grâce à de nouvelles techniques et à de nombreux documents parsemés au fil de son périple, le joueur assimile l’art de la riziculture. Du labourage du champ au battage du riz, rien n’est laissé au hasard : l’investissement est largement récompensé par une progression statistique subite et notoire. Edelweiss donne le bon exemple avec une œuvre dont l’excellence s’est construite après un équilibrage minutieux de toutes ses mécaniques.




