Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Palindrome Interactive, édité par Kalypso Media et distribué par Koch Media
Sorti le 28 août 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Japonais / Chinois / Coréen |
| Audio | Anglais / Allemand |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Japonais / Chinois / Coréen |

Pour son premier projet, Palindrome Interactive met les petits plats dans les grands. Pour se faire la main, le studio de 16 employés a conçu un jeu de stratégie gothique où s’imbriquent différentes mécaniques : gestion, cartes à jouer, combats tactiques… On pourrait craindre que les ambitions d’Immortal Realms: Vampire Wars dispersent les nombreuses bonnes idées de la jeune équipe ; celle-ci se montre en réalité prodigieuse de maîtrise.
Immortal Realms: Vampire Wars raconte les événements de la région de Warmont via trois campagnes distinctes : Dracul, Nosfernus et Moroia. Sous la tutelle du clan Dracul, le peuple humain jouit d’une liberté toute relative qu’il décide de mettre en jeu pour dominer les vampires. Cecilia Dracul est alors assassinée, marquant le début de l’escalade entre son conjoint Vlad et l’humanité.
Les mécaniques d’Immortal Realms: Vampire Wars sont intimidantes à première vue mais le tutoriel qui précise leurs rouages tout comme la prise en main permettent de vite comprendre les subtilités du jeu. Les parties se découpent en deux phases distinctes : les séquences de gestion et les affrontements. Lors des premières, il convient de déplacer ses armées de case en case pour s’en revendiquer maître. Villes et villages, forges ou forêts par exemple permettent respectivement d’obtenir du sang (l’unique ressource du jeu), d’acheter de l’équipement ou de recruter des créatures.

Les différents lieux peuvent être développés et améliorés et possèdent de nombreuses fonctions. Par exemple, les villes permettent à la fois de soigner ses unités, échanger des cartes à jouer ou faire le plein de sang en engloutissant le bétail humain. Les déplacements et les manœuvres se font à l’aide de points d’action et les rencontres occasionnent les fameuses batailles.
Certaines peuvent être résolues automatiquement mais, pour la plupart, il faut croiser le fer. Le joueur est alors téléporté sur une carte qui fait office de champ de bataille. On y déploie ses unités (tanks, archers, bêtes, Seigneurs…) et il faut faire très attention à la topologie du terrain car il est impossible de traverser d’autres unités, même alliées. Quelques cases octroient des effets (regain de points de vie, attaque accrue) et il est important de parfaitement se placer pour éviter un encerclement ou, au contraire, en provoquer un.
Immortal Realms: Vampire Wars permet également de jouer des cartes dans ses deux phases. Lors de l’exploration, elles s’échangent contre du sang et permettent de recruter, améliorer un bâtiment, soigner ses armées, etc. Lors des combats, elles s’échangent contre des points de mana et octroient des buffs ou des compétences spéciales comme l’absorption de vie, un classique chez les vampires.

Le jeu est d’une grande profondeur et il est possible de terminer une carte de différentes façons. On peut faire évoluer ses vampires en améliorant leurs cartes ou grâce à un arbre de compétences, tout comme il est possible de faire évoluer tel ou tel bâtiment selon sa façon de jouer. Les niveaux sont par ailleurs entièrement conçus à la main et extrêmement soignés : il n’y a pas de génération procédurale.
Notre seul regret est l’absence d’un mode multi que l’on comprend aisément : il pourrait être ennuyeux d’attendre entre chaque tour. Mais il y a déjà tant à faire en solo… Immortal Realms: Vampire Wars se compose en effet de 12 missions (quatre par campagnes) de plusieurs heures chacune.




