Test de VirtuaVerse réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Point and click
- Développé par Theta Division | Publié par Blood Music
- 12 mai 2020
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC
- Sous-titré en français
- PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu
Développé par le studio indépendant Theta Division, VirtuaVerse est un point and click à l’ancienne se déroulant dans un univers cyberpunk. Si le jeu s’inspire des classiques du genre, il se distingue au premier coup d’œil par sa direction artistique rétro-futuriste très prononcée. Mais de l’aventure ou de l’ambiance, qui permet au jeu de briller sous les néons ?

Test de VirtuaVerse sur PC
VirtuaVerse met le joueur dans la peau de Nathan, un expert en bidouillage de matériel informatique préférant vivre à la marge de ce monde cyberpunk dystopique. Un jour, il se réveille avec ses lunettes RVA (des lunettes de réalité augmentée) cassées. Sa petite amie Jay a également disparu, après avoir laissé un mystérieux message dans la salle de bain. Il se lance dans une aventure qui qui se révèle plus complexe et importante que prévue.
Un point and click traditionnel
L’univers sombre du jeu est particulièrement développé tout en mélangeant ses inspirations, Blade Runner en tête. Les nombreux personnages rencontrés en cours de route permettent de faire vivre ce monde. Une touche d’humour est tout de même présente dans le jeu, que ce soit dans le cynisme, le ton mordant de certaines répliques ou son style évoquant les point and click classiques : héros qui interpelle le joueur, remarques sur l’absurdité des énigmes et des situations…
La partie point and click est assez standard. Le joueur se déplace, observe et interagit à l’aide du clic gauche. Les objets ramassés sont stockés dans un inventaire où il est possible d’obtenir plus de détails sur ceux-ci et de les combiner. Pour progresser, il faut trouver le bon objet à utiliser au bon endroit, ou alors parler au bon personnage. Afin de varier les situations, le jeu propose une interface différente pour certains éléments, comme lorsque le joueur utilise un ordinateur ou lorsqu’il inspecte l’intérieur d’une machine, par exemple.

De nombreux indices sont présents dans les décors et les dialogues afin d’aider à résoudre les énigmes. Mais certains passages sont plus difficiles ou moins évidents. Le principal problème des énigmes de VirtuaVerse est le lien logique entre elles. À plusieurs reprises, il est compliqué de voir en quoi réaliser telle action en A va permettre d’avancer en B. Si l’on ajoute à cela de nombreux aller-retours et des objets parfois compliqués à remarquer dans les environnements, certaines séquences sont plus frustrantes que nécessaires.
Un pixel art détaillé
L’ensemble est servi par un rendu en pixel art très joli. Les arrière-plans, tout comme les éléments au premier plan, sont détaillés et animés : pluie, drones traversant le ciel, personnages non-jouables déambulant dans les rues… Plus tard dans dans le jeu, l’aventure s’éloigne de la ville cyberpunk. Cela diversifie les environnements. La bande-son contribue aussi grandement à l’expérience. Composée par MASTER BOOT RECORD (qui a aussi écrit l’histoire), elle est constituée de musiques électro et synthwave qui correspondent parfaitement à l’ambiance du jeu.
VirtuaVerse est finalement un point and click classique et parfois laborieux. Il est cependant porté par une direction artistique en vogue très réussie : ambiance, décors, musiques… Les joueurs accrochant aux univers cyberpunk apprécieront sans aucun doute le jeu, car toutes les cases du genre sont cochées. Les amateurs d’énigmes peuvent avoir plus de difficulté à complètement s’immerger dans VirtuaVerse.





