Test de Super Meat Boy Forever réalisé sur PC à partir d’une version commerciale.
- Plateforme | Runner
- Développé et édité par Team Meat
- 23 décembre 2020
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC | Android | iOS
- Sous-titré en français
- PEGI 12
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À en juger par la stupéfaction générale qui accompagne sa sortie, Team Meat n’a semble-t-il pas suffisamment communiqué sur la nature de Super Meat Boy Forever. Il ne s’agit plus d’un jeu de plateforme traditionnel mais d’un runner, réalisé sans le concours d’Edmund McMillen. Ces informations étant désormais digérées et évacuées, on peut s’intéresser sereinement à cet épisode d’abord pensé comme un jeu mobile. Conserve-t-il au moins la précision légendaire de Super Meat Boy ?
Test de Super Meat Boy Forever sur PC
Meat Boy et Bandage Girl sont de nouveau aux prises avec le Dr. Fetus pour voler au secours de leur fille Nugget. Faisant référence aux classiques du jeu vidéo par l’intermédiaire de nombreuses scènes cinématiques et malgré un twist de mi-parcours, l’histoire est surtout prétexte à de nombreux niveaux aux biomes variés.
Un gameplay en théorie simplifié
Dans le respect de la méthodologie mobile first, Super Meat Boy Forever simplifie en théorie la formule avec deux boutons. L’un sert à se baisser, l’autre à sauter et frapper tandis que le personnage court tout seul sans jamais s’arrêter, sauf au contact d’un obstacle. Dans les faits et au pad, cela occasionne de nombreux ratés car on a naturellement tendance à vouloir utiliser des touches différentes.
Pour attaquer un ennemi, le joueur doit se baisser et glisser ou sauter et frapper. Impossible d’utiliser un bouton d’attaque bête et méchant. Le plus gênant est la fenêtre de temps entre l’animation du saut et la possibilité de frapper. Les dixièmes de seconde où on ne peut pas agir sont souvent fatales, surtout que les timings sont extrêmement serrés.
Des niveaux davantage horizontaux mais variés
On perd en précision mais on perd également la qualité du level design qui fait l’autorité de Super Meat Boy. Runner oblige, les niveaux paraissent plus horizontaux. Ils ne sont pas procéduraux, comme il avait été annoncé, mais composés de sections aléatoires toutes construites à la main, heureusement. Un niveau est en général construit de quelques zones communes entrecoupées de zones au hasard qui, mises bout à bout, font un niveau entier. Les sections sont toutes plaisantes car bien construites et des points de contrôle entre chaque permettent d’éviter la frustration. On meurt évidemment toujours aussi souvent.
Malgré tout, Super Meat Boy Forever se révèle être divertissant à jouer puisque l’on progresse de façon fluide, sans rencontrer de mur de difficulté infranchissable. Hormis les boss, peut-être, dont les motifs d’attaque sont captivants. Les nombreuses idées de level design qui s’intègrent petit à petit aux niveaux offrent de la variété à un postulat extrêmement simple. Le joueur doit affronter des lasers sur courant alternatif, trouver des clés pour ouvrir des passages, résister aux morceaux de verre avant que ses points de vie ne tombent à zéro… Chaque niveau ajoute un ennemi ou une mécanique qui modifie l’approche.
Un challenge à la hauteur de la réputation de la série
Pour les joueurs à la recherche d’un défi à leur hauteur, Super Meat Boy Forever se montre suffisamment agressif dans le bien-nommé « monde noir », qui augmente la difficulté de plusieurs crans. Des tétines secrètes sont à découvrir dans les niveaux et on peut déverrouiller de très nombreux personnages. Hormis l’habillage caractéristique de la Team Meat, on retrouve cependant davantage le feeling de Rayman: Jungle Run ou de Super Mario Run. Les joueurs qui espéraient un « Super Meat Boy 2 » peuvent hélas toujours courir.
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