Développé et édité par Capybara Games
Initialement sorti le 19 septembre 2019 et disponible sur Switch, PC et iOS (Apple Arcade)
| Interface | Français / Anglais / Japonais / Espagnol / Portugais / Allemand / Italien / Néerlandais / Russe / Coréen / Chinois |
| Audio | |
| Sous-titres |
Test de Grindstone sur Switch
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
Sorti le 19 septembre 2019 sur iOS dans le cadre d’Apple Arcade, le puzzle game Grindstone s’attaque au marché console à l’aide d’un portage sur Switch. Si ce style de jeu se consomme sans modération sur un support que l’on transporte en permanence dans sa poche, est-ce qu’il est toujours aussi pertinent sur une machine plus domestique ?
Capybara Games nous sert ici un jeu de tile-matching : une grille composée de différentes icônes s’offre au joueur qui doit relier les éléments identiques pour les faire disparaître. Dans Grindstone, on incarne un guerrier énervé et les éléments sont des monstres qu’il massacre pour se frayer un chemin au travers de plus de deux cents grilles. Le but est de grimper au sommet de la montagne qui donne son titre au jeu. Jorj est en effet un Stonegrinder, un mercenaire employé pour récupérer les précieuses gemmes que l’on ne trouve que sur la montagne Grindstone. Et Jorj a de formidables atouts pour réussir : ses gros muscles, son épée imposante et un sale caractère.
Le puzzle game se décompose en plusieurs environnements divisés en niveaux et se terminant par un boss. Chaque niveau est un tableau sur lequel sont disposés des créatures et notre barbare enragé doit en occire un certain nombre pour ouvrir la porte qui le mène au niveau suivant. En partant de sa position, le joueur trace un chemin sur la grille en reliant les monstres identiques adjacents. Pour cela, il peut utiliser l’écran tactile de la Switch ou indiquer les directions en utilisant le stick gauche ; ces contrôles restent suffisamment naturels pour être satisfaisants et le jeu en mode dock ne pose donc aucune difficulté.
Lorsque Jorj se déplace d’un seul coup d’au moins dix cases, il fait apparaître sur la grille une pierre multicolore qui lui permet de changer de type d’ennemis en cours de route : il peut ainsi commencer son déplacement sur des monstres jaunes, dessiner une ligne jusqu’à une pierre multicolore, et poursuivre en sabrant des monstres rouges, augmentant ainsi son nombre de victimes et son score de « combo ». Ce score lui permet d’abattre certains monstres, plus puissants, ou de récolter des ressources comme de la pierre ou du bois.
Les adversaires ne se contentent pas d’attendre la mort et certains peuvent blesser Jorj s’il termine son déplacement à portée de leurs coups. Celui-ci peut compter sur des flèches, des attaques de zone, des armures et des potions pour l’aider dans sa mission. Une auberge lui permet, entre deux aventures, de se soigner ou de fabriquer de nouveaux équipements. Il peut débloquer de nouvelles recettes en réussissant des épreuves et remplir un bestiaire en tuant des monstres. Des défis lui sont également soumis, comme réussir un combo de trente ou détruire des ennemis spécifiques. Des défis en ligne permettent également aux joueurs de comparer leurs scores de manière quotidienne.
Grindstone est un jeu qui se consomme facilement de manière ponctuelle, mais la richesse de ses mécaniques, sa direction artistique et sa touche RPG le propulsent au-delà du jeu casual. Sur grand écran comme en nomade, le titre convainc et suscite l’addiction avec une excellente rejouabilité et des défis accessibles et gratifiants.
Quelques mots sur la version PC de Grindstone
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC
Mise à jour du test le 21 mai 2021 par Julien Capron
Après Apple Arcade et la Switch, Capybara continue l’expansion de Grindstone en le proposant désormais sur PC. Et comme pour la console nomade de Nintendo, le studio a pris le temps de soigner son portage avec un Grindstone parfaitement adapté. Visuellement, on retrouve la même configuration que sur console avec des panneaux latéraux contenant les différentes informations : objectifs, points de vie, inventaire et le bouton qui sert à déclencher Jorj. On n’aurait pas été contre la possibilité de basculer l’écran, comme on peut le faire sur les shoot’em up, mais Grindstone est déjà magnifique sur grand écran avec ses environnements et ses bestioles colorées.
Du côté de la prise en main, on a désormais le choix entre la manette, de la même manière que sur Switch, ou l’indémodable duo clavier/souris. Les commandes sont intuitives et on peut soit cliquer sur les bestioles à détruire une par une, soit garder le clic gauche enfoncé et tracer le trajet du barbare. Un clic droit permet d’annuler la dernière case, la barre d’espace démarre la furie de Jorj, la molette permet de naviguer entre les différents tableaux… On salue le mapping bien pensé par Capybara.
Enfin, il est tout à fait possible d’utiliser Grindstone en mode fenêtre, donc en arrière-plan, et d’y jouer en tâche de fond pendant que l’on vaque à des occupations moins ludiques. Attention toutefois : comme pour les autres supports, le risque de se coucher aux aurores est immense à cause « d’une petite dernière » qui s’éternise.





