Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (Core i5-9300H, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1650 3 Go)
Développé et édité par Firefly Studios
Sorti le 9 mars 2021 et disponible sur PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Polonais / Russe / Chinois / Turc / Portugais / Thaï / Vietnamien |
| Audio | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Polonais / Russe / Chinois |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Polonais / Russe / Chinois / Turc / Portugais / Thaï / Vietnamien |
Acteur majeur de la stratégie en temps réel depuis le premier Stronghold sorti en 2001, Firefly Studios affine sa recette qui s’appuie sur la construction de châteaux-forts. Le studio londonien a depuis décliné sa saga-phare avec des réussites diverses. Aujourd’hui, c’est au tour des seigneurs de guerre d’Extrême-Orient de passer sous le feu des projecteurs avec Stronghold: Warlords. Le nouveau-venu de la saga se présente-t-il comme l’aboutissement du genre ?
Stronghold: Warlords permet d’accéder à cinq campagnes qui correspondent à autant de grands chefs de guerre asiatiques. Le jeu s’appuie évidemment sur des épisodes historiques déjà très exploités, comme la conquête mongole. D’autres choix s’avèrent plus surprenants, comme la campagne introductive mettant en scène le roi vietnamien Thục Phán. Les épopées sont donc variées, mais la trentaine de missions qui compose le mode solo ne bénéficie malheureusement pas d’une narration très poussée.
Leur diversité permet toutefois différentes approches pour apprendre en douceur la gestion des ressources. Les traditionnels fer, bois et pierre côtoient des matières premières plus étonnantes comme le salpêtre ou les vers à soie. La nourriture se décline en plusieurs types, et la distribution de rations constitue l’un des nombreux moyens d’influencer l’opinion publique. Cette notoriété est un élément central qui détermine la capacité à lever l’impôt et à disposer de paysans ou de soldats. Cette micro-économie est la principale qualité du jeu, où le moindre élément perturbateur oblige à prendre des décisions difficiles.
Cette richesse permet notamment de participer à une campagne étonnante où les combats s’effacent pour laisser plus de place au développement économique. Le résultat est plutôt agréable à jouer, bien que la fréquence élevée des aléas comme les sécheresses et incendies puisse agacer. Passée la campagne introductive, le défi est généralement élevé et pardonne peu les retards pris dans la récolte de ressources et la formation d’une armée.
Heureusement la difficulté est paramétrable au début des missions. Stronghold: Warlords permet également d’influencer les chefs de guerre neutres de la carte par le dialogue ou par la force, donnant accès à des bonus non négligeables. La mécanique est la bienvenue mais le joueur ne doit cependant pas s’attendre à une simulation très poussée de relations diplomatiques.
Stronghold: Warlords ne brille hélas pas sur le plan technique. Cela ne pose pas de problème de lisibilité particulier, mais l’austérité artistique et musicale du jeu nuit à l’immersion. Par ailleurs, des problèmes de jouabilité restent toujours présents malgré le patch de sortie. Notamment, les unités répondent très souvent mal aux ordres d’attaque et de déplacement. Du côté du multi, tout est fait pour que chacun trouve une partie rapidement, ou crée la sienne selon ses désirs. Le maximum de belligérants est fixé à huit, mais il est dommage que seuls quatre joueurs puissent participer.
Derrière Stronghold: Warlords se cache une grande richesse. La survie est impossible sans la maîtrise des nombreux systèmes de jeu et de décisions rapides. Quelques grains de sable grippent pourtant l’engrenage, en particulier sur le plan de la jouabilité et de la narration. Le dernier épisode de Stronghold reste cependant une proposition de STR solide et généreuse, dans un genre qui n’a plus la vivacité qu’il a connu par le passé.







