Test de Shiren the Wanderer: The Mystery Dungeon of Serpentcoil Island réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Donjon Mystère
- Développé et édité par Spike Chunsoft
- Nintendo Switch – 25 janvier 2024 (Japon) | 27 février 2024 (Europe)
PC – 11 décembre 2024 - Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 12
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Depuis le 27 février 2024, Shiren the Wanderer: The Mystery Dungeon of Serpentcoil Island est disponible sur Nintendo Switch au prix de 59,99 €. Pour ce sixième épisode, Spike Chunsoft adopte une approche plus moderne, presque communautaire, du Donjon Mystère, sans renier l’exigence caractéristique de son rogue-like.
Test de Shiren the Wanderer: The Mystery Dungeon of Serpentcoil Island sur Nintendo Switch
Peu après leur périple au village Tsukikage (Fushigi no Dungeon: Fūrai no Shiren GB: Tsukikage-mura no Kaibutsu), Shiren le voyageur et Koppa rêvent d’une île lointaine abritant de nombreux trésors. En réalité, cette vision leur est envoyée par une jeune femme mystérieuse, prisonnière du ventre de Jakaku, au sommet de l’île Serpentcoil. Pour en avoir le cœur net, les deux aventuriers se rendent sur place. Mais ils sont défaits par la créature monstrueuse et renvoyés au « premier étage », dans un village du bord de mer.
Le gameplay met l’accent sur la communauté
Shiren the Wanderer: The Mystery Dungeon of Serpentcoil Island reproduit les mécaniques des autres épisodes. La génération des donjons est purement aléatoire, mordre la poussière renvoie au point de départ et une gestion minutieuse de l’inventaire est essentielle pour progresser. L’expérience de l’utilisateur, au fil des parties, est le meilleur atout d’une ascension réussie.
Petite nouveauté : les archives sont disponibles à tout moment, consignant objets, runes, statuts, pièges et ennemis. Consulter ces précieuses informations peut se révéler salutaire pour déceler une faiblesse ou trouver un remède. Le gameplay est toujours d’une profondeur inouïe et la créativité dans l’usage des herbes, parchemins et pots que l’on possède est toujours encouragée. À vrai dire, les possibilités ne sont pas aussi nombreuses que dans le cinquième épisode, pour favoriser l’accessibilité. D’ailleurs, grâce à la barre de vie plus rapidement restaurée, fuir est une option désormais viable. Le système est donc légèrement moins punitif, même si le moindre faux pas se paye toujours comptant.
En cas de défaite, le joueur peut appeler à l’aide d’autres voyageurs, jusqu’à trois fois par ascension. Il suffit alors de poster une requête en ligne et d’attendre qu’un bon Samaritain nous ressuscite. Aider les autres est l’occasion d’accumuler des bonus en vue de son propre sauvetage, si personne n’y est parvenu. L’aspect communautaire est donc nettement plus développé qu’auparavant.
Une expérience modernisée
La réalisation est également plus moderne, avec des modélisations 3D rappelant les épisodes Nintendo 64 et Wii. L’aspect graphique revêt peut-être un caractère plus générique qu’en pixel art, mais la lisibilité reste optimale. Spike Chunsoft en profite pour introduire d’immenses monstres, tout droit sortis de portails magiques, à éviter à tout prix. On apprécie tout particulièrement les compositions de Keisuke Ito, déjà connu des joueurs de Pokémon Donjon Mystère : Explorateurs du Temps et Explorateurs de l’Ombre. Dans la veine de Kōichi Sugiyama et Hayato Matsuo, il délivre une bande-son relaxante qui s’inspire de la musique japonaise traditionnelle.
L’expérience est toutefois modernisée par l’écriture, étonnamment riche pour un Shiren the Wanderer, à condition de comprendre l’anglais. Au-delà de la trame principale, de nombreux arcs narratifs se développent au fil des parties. Si, par mégarde, l’utilisateur atteint l’objectif des trente paliers sans avoir exploré toutes les intrigues, il reste possible de les compléter après coup, à la manière du célèbre Hades. Certaines offrent des avantages bienvenus, comme des raccourcis (où les sauvetages sont impossibles), des alliés ou de nouveaux commerces. D’autres font écho aux jeux précédents. On pense à l’emblématique Asuka, dont Shiren le voyageur et son furet doué de parole n’ont aucun souvenir. Cette épéiste, bien connue des vétérans, a notamment eu droit à son propre hors-série à l’occasion de Fushigi no Dungeon: Fūrai no Shiren Gaiden: Onna Kenshi Asuka Kenzan! en 2002.
Notre avis | 8
Shiren the Wanderer: The Mystery Dungeon of Serpentcoil Island n’est pas aussi riche que son prédécesseur, Shiren the Wanderer: The Tower of Fortune and the Dice of Fate. Mais ce nouveau Donjon Mystère se révèle légèrement plus accessible et plus moderne également, grâce à ses options communautaires bienvenues. Les vétérans ne sont pas laissés-pour-compte avec des références aux jeux précédents, des intrigues agilement construites et l’ambiance caractéristique de la série.
On aime
- Un Donjon Mystère plutôt accessible
- La profondeur du gameplay
- Le système de sauvetages en ligne
- La qualité des intrigues
On n’aime pas
- L’absence de version française
- Les graphismes trop génériques
Merci d’avoir lu notre test de Shiren the Wanderer: The Mystery Dungeon of Serpentcoil Island sur Nintendo Switch.
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